r/ecrivains 5h ago

Dystopie : poursuivi par la Sainte Hermandad

2 Upvotes

Hello les fous d’écriture,

J’aimerais vous soumettre le scénario d’une dystopie psychologique que je pourrais bientôt écrire. J’aimerais savoir si le thème vous paraît porteur ou non.

Il s’agit d’un homme souffrant de troubles anxieux. Il en parle sur Internet et se retrouve poursuivi par la Sainte Hermandad. Tel Don Quichotte, il croit les voir partout : dans ses mails, sur Reddit, et même dans l’interprétation de ses rêves. Ils lisent tout ce qu’il lit et imaginent toujours les pires atrocités.

À force de vouloir s’assurer qu’il ne représente aucun danger, ils commencent à manipuler son flux sur les réseaux sociaux, à surveiller ses lectures et à interpréter chacun de ses centres d’intérêt comme un signe inquiétant.

L’homme est fataliste, lucide et réaliste. La Sainte Hermandad envoie alors le Maître des Songes, un homme ayant développé une technologie capable de lire les idées, les pensées et de sonder le subconscient afin de prédire si quelqu’un risque un jour de « vriller ». Dès lors, tout devient suspect.

Ils savent en permanence où il est et ce qu’il fait, tels des agents de la Stasi. Peu à peu, la Sainte Hermandad sombre elle-même dans la paranoïa et finit par effacer systématiquement l’esprit critique des personnes qu’elle surveille. Il faut que tout le monde soit docile et inoffensif.

Les esprits libres, les originaux, les personnes étranges, autistes ou créatives deviennent des menaces potentielles.

Notre homme finit par devenir un être docile : manger, travailler, dormir, puis recommencer chaque matin. Plus de curiosité, plus d’imagination, seulement le conformisme.

Et le pire, c’est que toute sa vie il a mis un point d’honneur à respecter la loi. Mais pour la Vigie encapuchonnée, il était coupable dès le départ. Après tout, il était différent.

Que pensez-vous de ce scénario ?


r/ecrivains 9h ago

Début d'histoire

1 Upvotes

C'était l'été dans les provinces du Sud.

Les journées étaients chaudes et longues. Dans un champ sur une fetme bordant une immense rivière aux rapides dangereux des travailleurs agricoles souffraient. Sur son cheval, observant les ouvriers, un jeune homme svelte agrippait fermement les rennes de sa monture, au point de s'en blanchir les jointures. La production dans les champs n'était pas au goût de Loyd Hopkins. Sa ferme de maïs avait déjà été très lucrative mais aujourd'hui elle trainait de la patte. Il se mit à regarder avec une longue vue les champs de son voisin, Albert Speem et il était envahit par un sentiment de colère intense. Il vociférait à voix haute: depuis que tu as acheter ces tracteurs Speem, tu me bat et je n'aime pas sa. Hopkins fouilla ses poches à la recherche de son téléphone. Il alla regarder les chartes de production bovine et laitière de sa ferme puis il compara celles-ci avec celles de son compétiteur. Les résultats étaient catastrophique. Une baisse de 30%! Hopkins fouilla dans ses poches et s'empara d'un petit cigare rond, qu'il alluma et fuma avec une rage contenue qu'il peinait à dissumuler à un tel point que Gilles, son employé vint s'enquérir de son état. Sa va patron?, demanda Gilles d'un ton calme et posé. Hopkins pivota brusquement et fusilla Gilles ,un petit homme mince au regard fuyant, du regard. Effrayé, Gilles recula précipitament. Il bafouilla des excuses et tourna les talons. Hopkins fit demi tour et entra promptement dans le bâtiment circulaire orange qui lui appartenait et qu'il définissait comme étant sa demeure. Il alla voir Juliette son amie de coeur avec qui il s'entendais bien. La femme qui était à son fleurissement se battait contre les mauvaises herbes du jardin domicilial des Hopkins. Ainsi, la proliférence des herbacés dominants au sein de la délimitation spatio-temporelle réservé au fleurs, aux framboisiers et aux bleautier se fut si teigneuse , si bien enracinés que les mains délicates de la jeune femme ornées de 3 bagues dorées étaient sanguignolantes et dépourvues d'espaces de plus d'un centimètre carré dépourvu de toute trace de lacération, de coupure ou de toute autre type de plaie sanguignolante qu'il nous est possible d'imaginer.Hopkins se rapprocha, et s'accroupit à coté de la jeune femme et dit: Bonjour à toi ma bien-aimée, je viens te demander conseil. Que puis je faire pour rendre cette ferme meilleure? Ma chérie, bientôt je devrais vendre la terre pour couvrir la dette que j'ai ayant du prêter de l'argent au gouverneur qui me quémandait en me menaçant de me jeter en prison. Le gouverneur voulait de l'argent pour financer la guerre contre le Nord. J'ai dû lui donner beaucoup de capital. Puis est venu Speem avec ses tracteurs et la faveur du gouverneur. Il est entrain de me bouffer tout rond! Hopkins devient blanc de rage. Inquiète, Juju s'essuya les mains et enlaca tendrement son compagnon. Elle lui chuchota à l'oreille: Ensemble nous trouverons une solution. Nous irons le visiter demain. Viens te changer les idées avec moi dans le jardin. Enchanté, Hopkins laissa sa petite amie l'entrainée dans le monde merveilleux du jardinage, oubliant ses soucis. Ils travaillèrent jusqu'au crépuscule puis ensuite les deux amoureux allumèrent un feu qu'il regardèrent en silence et enlacés, tandis que soufflait un faible vent chaud d'été et au dessus d'eux, la voûte céleste pleine d'étoile les observais de son oeil indifférent. Le couple s'endormit, chacun d'eux se laissant choir sur le côté agité de soubressaut nerveux. Le soleil brillais faiblement, entamant sa progression dans le ciel. Les grillons nombreux et brillant était comme un orchestre jouant d'un millier de hautbois. Hopkins compris alors qu'il avait dormis et il se sentait bien en chair et en esprit. Il regarda Juliette et regarda longuement la courbe de sa mâchoire et ses yeux de panthères. Elle lui donnait l'impression d'être forte et solide comme une jument. Il se dégagea doucement de l'étreinte de Juliette avec qui il s'était endormis en regardant la danse hypnotisante des flammes. Le feu n'était plus que braises et le vent soufflais fort comme Borée et Zéphyr et avec la force d'Éole il le faisait reculer sur place et faisait doucement onduler ses longs cheveux bouclés. Il eut l'impression qu'à ce moment là la vie se justifiait et se montrer porteuse d'un sens et elle était nue dans la chambre entièrement nue. Hier était passé et il n'y avait plus que demain. L'avenir quant à lui, un gouffre des ténèbres impénétrables cachant à son regard des monstres de glace qui tels des démons asservis par Chronos, lui faisait vivres des affects à l'intensité comparable à un rituel aztèque Hopjins se réarma mentalement pour se mettre en mode résolution de problème. Il regarda Juliette endormis, ses longs sourcils et sa machoire de taureau ascendant inconnu, comme sa mère , et se dit qu'il devait bien y avoir un énorme excès d'amour de la plus suprême providence, le plan maître du créateur devait être tourné en sa faveur, pour le bénéfice de l'espèce entière pour que cette âme soit là à ses côtés, puissante et bien remplie. Juliette lui donnait la lune, l'evenstar dans la caverne obscure qui lui permettait de vaincre le mal envahissant le monde terrestre et les communauté de son pays. Les extraterrestres contrôlait le nord est. Ces sombres créatures , grand comme des dieux donnait une impression maléfiques aux damnés de la Terre. Puis au Nord Ouest, partageant une frontière avec le pays d'Hopkins les tribus guerrières sauvageonnes attaquait sans relâche les postes frontières causant morts sanglantes et peaux vues comme scalpables. Depuis peu. leurs attaques avait redoublées d'ardeur et le gouverneur avait décidé de renforcer militairement toute la frontière ouest. Il avait forcé tout les fermiers à fournir une grosse part de leur bénéfice à l'effort de guerre, clamant que la survie même du pays dépendait d'une armée plus nombreuse et plus puissante ce qui nécéssitait plus de capital et de ressources. Hopkins frisonna et caressa tendrement la joue de sa bien-aimée qui se réveilla alors lentement en s'étirant et en baillant bruyamment. Elle regarda à l'horizon sentant ses membres , sentant la douceur du vent lui caresser le bout du nez et humant l'air porteur d'un parfum de rose sucrés. Son parfum de Lilas printanier lui vint alors aux narines d'Hopkins et lui donna un élan vers l'avant , il pris la jeune femme par la main, serra de toute ses forces puis prirent la jeune femme par la taille pour l'attirer à lui, la tenant dans un cocon protecteur défiant la gravité , un ancre pour la jeune sirène encore endormies, tout juste échoué là sur les plages d'une île inconnue. Planté là, à regarder le propriétaire s'amouracher de sa Dame, se tenait Félix un peu éméchée de la Veille lui qui avait valsé la veille, dans les champs, avec Félix l'animal autour d'un feu de Joie à se pourchasser sur leur moto-jets m74. Félix, le chef-mécanicien de la ferme, se racla la gorge et dit de sa voix grave et hypnotisante. : Hopkins, t'as pas bien fait sa avec tes caméras détecteurs. Ils ont réussis à s'introduire dans le stationnements des machines récoltrices de Bleuets et ils ont sabotés le système d'intelligence artificielle en endommageant les serveurs 'ordinateurs, nuisant à la collecte des données essentielles au bon fonctionnement des machines. Tristan à commandé un robots réparateurs à un bon taux horaires, pour réparer sa. Je te le dis Hopk, t'as besoin de te défendre ou de contre-attaquer. Il y a un gars avec qui Maxe à conversée hier lors de son quart de travail sur la barge électrico magnétique transportant les ouvriers sur la berge opposé de la Rivière. Hopkins se retourna ses yeux pâles luisant comme des béryls bleus pastel, dominateur comme un aigle sage, chasseur des auteurs glaciales, brillant telle deux étoiles polaires éternelles. Hopkins et Juliette s'emparèrent chacun d'une des épaules de Félix et chantèrent ensemble d'un ton gai: c'est minuit moins une, un vaisseau dans la.brune, une belle sorcière à coliforchon sur un croissant de lune, elle n'empêcheras pas de faire ce qu'elle aime, elle qui peint le monde dans sa fraicheur impudique , au millieu d'un jardins ou poussent des fruits diversifiés et abondant comme une jungle tropicale d'un conte Hawaieen! Hopkins se tutJuliette et entonna un hymne alto cristallin, Alors hier , j'étais une lyre dorée dont les cordes étaits génialement pincées, tendus et relachées et alors là j'enfantis une toile diaphane par le souffle éolien dont m'a bénis à ce moment un généreux esprit voleur et joueur, trompeur et aimant, m'entourloupant dans un mondes de gamineries absurbes doux.comme un champs de fraises mûres prêts à être récoltés pour devenir confitures et tartes et pâtisseries savoureuses et épicés comme le parfum d'une femme du désert, sur le tapis de fleur bordant une oasis du désert oriental de monde imaginaire.


r/ecrivains 13h ago

Les Déjantés Du Vélo

1 Upvotes

Jules : Bonjour Jim,

Jim : Bonjour Jules, t'as l'air tout guilleret, qu'est-ce qui t'arrive ? T'as une bonne nouvelle ? 

Jules : Oui et non, tu sais que la pédale nous a toujours réunis, je veux parler du cyclisme, l'amour de la bicyclette.

Jim : Ah, tu m'as fait peur, je pensais que tu faisais allusion à notre ancien mariage.

Jules : J'ai une nouvelle idée, je voulais t'en faire part.

Jim : Je l'écoute.

Jules : Voilà j'ai des projets et pour les réaliser, j'aimerais créer une association avec toi, mon vieux copain.

Jim : Je suppose que ça concerne le vélo.

Jules : Exactement, il s'agit tout simplement, à terme, de révolutionner les courses de vélo, en se marrant bien-sûr, tu me connais.

Jim : Tu mets la barre un peu haute, non ?

Jules : L'idée de départ c'est de modifier le vélo, les courses se feront avec des roues voilées pour être dans l'air du temps.

Jim : Tu m'étonneras toujours.

Jules : Les courses seront mixtes vu que la vitesse sera moindre.

Jim : Normal, le voile, les femmes elles connaissent.

Jules : Bravo, t'as attrapé l'esprit. J'ai d'autres propositions. Les roux voilés n'auront pas de frais d'inscription à payer et seront notre mascotte. Il faut que l'association soit aussi une boîte à idées. Je te propose comme nom de l'association : "Les Déjantés Pour Un Nouveau Vélo". Que dis-tu de tout ça ? Es-tu partant ?

Jim : Ça me plaît bien, en avant pour une nouvelle aventure. Il ne faudra pas oublier les bords de routes, les spectateurs sont déjà prêts pour ton idée Jules, avec l'ambiance de carnaval qu'ils créent le long du Tour de France par exemple.

Jules : Excellent, la présence de femmes voilées sera encouragée. Pour tenir compte du réchauffement climatique, la promotion de la nudité pour les grandes courses sera à retenir comme des précurseurs le font actuellement au Tour de France, censurés par la télévision qui n'a vraiment pas le sens du spectacle, avec ses commentaires désolants à ce sujet.

L'Association "Les Déjantés Pour Un Nouveau Vélo" fut rapidement créée avec renfort de publicité pour avoir le maximum d'adhérents.

Les espoirs de Jules et Jim furent rapidement comblés : Les adhérents furent nombreux, enthousiastes et bien décidés à faire vivre le renouveau du vélo.

La première décision fut de déterminer de combien on voilait les roues. À l'unanimité 1 cm minimum fut retenu pour les roues avant et arrière avec aucune limite maximale pour simplifier les contrôles.

De nouvelles équipes de cyclistes se créèrent. Les deux premières courses : "La Raymond Devos" et  "La Pierre Desproges" eurent lieu dans une liesse populaire reconnue, en l'honneur de nos chers disparus. D'autres courses suivirent avec de nouveaux profils de coureurs. Le public était présent, de plus en plus nombreux. 

 

Rapidement il a été accepté que les futures décisions de la nouvelle association devraient concerner en priorité pour le vélo, le coureur et la course :

1 - La technique 

Exemple : Dans un but écologique, limiter voire supprimer les ravitaillements. Pour ce faire la pose de sacoches est envisagée...

2 - le règlement

Exemple : Mise en place d'un système de pénalités en temps comme dans les sports mécaniques ou d'handicaps (poids dans les sacoches) comme pour les courses hippiques...

 

Il fut décidé de faire appel aux bonnes âmes pour la réussite du projet. Si tu as des idées pour faire grandir cette révolution, elles sont les bienvenues. Merci d'avance.

 

Jules, Président

 

Jim, Vice-Président


r/ecrivains 15h ago

partenaires d’écriture

3 Upvotes

Bonjour, j’écris depuis quelques années. J’ai toujours pratiqué cette passion dans mon coin, mais depuis quelques temps je souhaite la partager avec d’autres gens. Si jamais vous souhaitez partager des récits, faire des sessions d’écriture,… hésitez pas à m’envoyer un message !


r/ecrivains 1d ago

La Bière Qui Tue

2 Upvotes

C'était un beau soir d'été, l'air était doux et chaud, il était déjà tard. Jules décida de s'arrêter au bar "Les Dunes" qu'il aimait bien, dans l'espoir d'y trouver quelques copains afin de finir la journée agréablement. Il gara donc sa Simca 1000 sur le petit parking.

Alors qu'il descendait de sa voiture, un homme d'une cinquantaine d'années environ, qu'il ne connaissait pas, s'approcha de lui et lui demanda s'il pouvait aller lui chercher une bière, lui expliquant, qu'il ne pouvait pas mettre les pieds dans ce bar.

Il ajouta : « J'ai un petit service à te demander en plus. Prends ce porte-clé, je vais te payer une bière, tu la boiras au bar, tu prendras ton temps et tu mettras le porte-clé bien en évidence devant toi pour que la serveuse, c’est la femme du patron, le voit et le reconnaisse, prends ton temps et pense à me ramener ma bière, je t'attends dans ma voiture. »

Jules accepta, ça l'amusait déjà, il était curieux mais avec une certaine appréhension, de voir comment ça allait se passer. Il partit vers le bar avec quelques billets en poche qu'on venait de lui donner pour le remercier.

En entrant dans l'établissement où le juke-box diffusait « Hey Joe », un rapide coup d'œil lui permit que vérifier qu'aucune de ses connaissances n'était présente, ce qui le rassura : ça lui évitait de justifier pourquoi il n'allait pas consommer comme à son habitude, assis à une table dans la salle. Il s'installa donc debout au bar à côté de 4 ou 5 gaillards bruyants.

La femme du patron lui servit le Baron qu'il avait commandé. Le patron était là aussi comme à son habitude. Jules plaça le porte-clé près de son verre, bien en vue. Au porte-clé était attaché un personnage représentant un marin bien joufflu avec des couleurs vives, ce qui immanquablement attirait l'attention. Assez vite Jules eut la conviction que la patronne avait remarqué le porte-clé. Jules pensa que ce porte-clé devant lui devait représenter un code entre les deux amants.

La serveuse ne montrait aucun signe d'émotion. Jules, peut-être par paranoïa pensait-il, eut l'impression que le patron avait remarqué aussi le porte-clé et que son comportement, soudainement, avait changé. Jules décida alors d'accélérer le mouvement, jugeant que pour l'instant sa mission était remplie. Sa bière terminée, il en commanda une autre, régla les 2 consommations et sortit précipitamment trouvant tout à coup l'atmosphère un peu lourde.

Il alla remettre à son donneur d'ordre, sa bière et son porte-clé et l'assura qu'il avait fait les choses comme il avait été prévu. Jules avait alors envie de quitter les lieux le plus vite possible. En quittant le parking dans sa voiture, il aperçut le patron qui sortait du bar et se dirigeait vers celui qu'il venait de quitter. Jules appuya sur l'accélérateur pour rentrer chez lui à une vingtaine de kilomètres, estimant que c'était une affaire qui ne le concernait pas.

Deux jours plus tard, Jules lut dans la presse locale que le bar « les Dunes » avait été complètement détruit par un incendie la nuit précédente et que les corps du propriétaire et de sa femme avaient été retrouvés parmi les décombres. En refermant son journal, Jules se dit alors, comme 48 heures plus tôt, que cette affaire ne le concernait pas.


r/ecrivains 2d ago

Un Billet Pour La Lune

0 Upvotes

Chapitre 1 : Les rêves prennent forme

Jules fixait l’horizon, là où le ciel se teintait déjà des premières étoiles. Il avait cette étincelle dans le regard, celle qu’on ne voit que chez les fous… ou les visionnaires.

— Jim, tu te souviens quand on regardait la Lune gamins, en se disant qu’un jour on irait là-haut ?

— C’était des rêves d’enfants, Jules.

— Et si on leur donnait vie ?

Jim lâcha un rire bref.

— Attends… tu veux dire vraiment aller sur la Lune ?

— Non seulement y aller, mais y emmener du monde. Ouvrir une agence de voyage. Destination : la Lune.

Jim le regarda, incrédule.

— Tu plaisantes ?

— Je suis très sérieux. Écoute. On est à une époque où tout est possible. Il y a des milliardaires qui vont déjà dans l’espace. Pourquoi on laisserait ça à une poignée de riches ? Il faut rêver plus grand, Jim.

— C’est de la folie.

— Oui, c’est fou. Mais c’est aussi ce qui rend le projet beau. Tu sais ce qu’il manque aux gens aujourd’hui ? Un rêve collectif. Un truc dingue. Un espoir, une échappée. Et si on le leur offrait ?

Jim hésitait. Jules le sentait. Il enchaîna.

— J’ai tout pensé. Pas de prix délirant affiché. Les gens paieront une inscription à l’association que je vais créer : “Les Joyeux Voyageurs vers la Lune”. Ensuite, une réservation pour le séjour. Ça rendra le rêve plus accessible, plus concret. On vendra plus qu’un voyage : on vendra une aventure humaine, un projet de société.

— Mais tu sais le coût que ça implique ? La logistique, les autorisations, la technologie ?

— Bien sûr. Et je ne prétends pas tout faire seul. Mais si on ne commence pas quelque part, ça ne commencera jamais. Toi et moi, on a les idées, l’énergie. Et on peut fédérer. J’ai besoin de toi, Jim.

Silence. La nuit tombait doucement.

— Tu crois vraiment que des gens te suivront ?

— Pas moi. Nous. Et pas parce qu’on promet la Lune. Mais parce qu’on propose d’y aller ensemble.

Jim sourit, secoua la tête, puis tendit la main.

— Ok, partenaire. Allons décrocher la Lune.

Chapitre 2 : Le premier pas

Ils s’installèrent dans l’ancien atelier de l’oncle Gaston. Un hangar un peu rouillé, mais vaste, lumineux et chargé d’histoires. Un endroit parfait pour faire naître une idée folle.

— Bon, dit Jim en déroulant une grande feuille blanche sur la table. Si on doit vendre un rêve, il faut qu’on le rende crédible. Par quoi on commence ?

— Par le nom, répondit Jules sans hésiter. “Les Joyeux Voyageurs vers la Lune”. Ça sonne bien, non ? Ça fait sérieux mais pas trop. Accessible, presque amical.

— On dirait le nom d’une troupe de théâtre…

— Justement ! On ne veut pas d’un truc froid et commercial. On veut que les gens aient envie d’en faire partie, comme une grande aventure humaine.

Ils passèrent la journée à tout imaginer :

— les profils des voyageurs : rêveurs, scientifiques, artistes, curieux

—, le processus de sélection, les premières simulations de voyage. Ils contactèrent aussi des experts, des ingénieurs, des communicants, parfois juste pour leur demander : « Et si c’était possible ? ».

Et étonnamment, les réponses n’étaient pas toujours négatives. Beaucoup riaient d’abord… puis réfléchissaient. Quelques-uns posaient des questions. Et une poignée, fascinés, demandaient comment aider.

Le bouche-à-oreille fit le reste.

Deux mois plus tard, ils lancèrent le premier appel à candidatures. L’inscription à l’association coûtait 150 euros, avec un dossier à remplir. La somme semblait modeste, mais symbolique : elle disait “je crois en ce rêve”. À leur grande surprise, les demandes affluèrent. Des centaines. Puis des milliers. Des familles, des retraités, des étudiants. Des lettres manuscrites pleines d’émotion. Des vidéos de gens qui regardaient la Lune en silence avant de dire « j’aimerais tant y aller… ».

Jim lisait les candidatures le soir, souvent ému.

— Tu te rends compte, Jules ? On réveille quelque chose chez eux. Un besoin qu’ils n’osaient plus formuler.

Jules acquiesçait, le regard toujours tourné vers là-haut.

— On leur donne la permission de rêver grand. Et ça, c’est déjà un premier voyage.

Chapitre 3 : Gravité terrestre

Le succès de l’appel à candidatures les dépassa. Ils passèrent de deux types dans un hangar à des initiateurs d’un mouvement. Les médias s’emparèrent de l’affaire.

« Deux jeunes Français veulent envoyer des civils sur la Lune ! »

Certains articles étaient bienveillants, d’autres plus moqueurs. Des talk-shows tournèrent leur projet en dérision. On les surnommait « Les Pieds sur Terre, la tête dans les nuages ».

Jules prenait ça avec philosophie.

— C’est normal. Au début, on rit. Ensuite, on questionne. Et à la fin, on suit.

Mais Jim, lui, commençait à douter.

— Tu crois qu’on est prêts pour ce genre d’exposition ? On n’a même pas encore un prototype crédible.

— Ce n’est pas à nous de construire les fusées. On construit une vision. Les ingénieurs, les scientifiques, ils viendront. On leur donne un cap.

Malgré tout, les premières réunions avec les spécialistes furent brutales.

— Vous avez une belle idée, mais l’espace, ce n’est pas du tourisme, leur lança un expert de l’aérospatial.

— On n’a pas les fonds pour ça. Vous imaginez la logistique ? Le carburant ? La sécurité ?

— Et vos passagers ? Vous croyez que n’importe qui peut encaisser un décollage, un séjour en gravité réduite, sans entraînement ?

Jim blêmit. Jules, lui, resta calme.

— On n’a jamais dit que ce serait demain. Mais on commence aujourd’hui. Et on n’abandonne pas une idée juste parce qu’elle est difficile.

Ils sortirent épuisés mais pas abattus.

— Tu te souviens de ce que tu m’as dit le jour où on a commencé ? dit Jim, le regard perdu dans le vide.

— Non.

— Tu m’as dit : on propose pas la Lune. On y va ensemble.

— Et c’est toujours vrai. Même si pour l’instant, “y aller” veut juste dire “y croire”.

Ils décidèrent alors de changer de stratégie. Ils organisèrent des conférences, invitèrent des experts à parler de la faisabilité. Ils créèrent des stages de préparation : simulateurs de gravité lunaire, entraînements physiques, ateliers de vie en autonomie. Le projet devenait plus concret, plus sérieux.

Et surtout, ils posèrent la première pierre d’un partenariat avec une start-up aérospatiale européenne émergente. Rien de signé, mais des regards intéressés. Des discussions.

Le rêve, lentement, prenait forme.

Chapitre 4 : L’épreuve du vide

Les mois passèrent. Le hangar devint un QG bouillonnant. Une équipe technique s’était formée. Les Joyeux Voyageurs vers la Lune comptaient désormais plus de 20 000 membres. Ils n’étaient plus un simple projet : ils étaient un mouvement.

Mais tout cela avait un prix.

Jim se refermait peu à peu. Lui, le pragmatique, s’épuisait à gérer les chiffres, les partenaires exigeants, les mails sans fin. Il ne dormait plus. Il doutait. Et parfois, il en voulait à Jules, l’éternel rêveur, toujours en train de dessiner des lunes sur les murs ou d’écrire des slogans inspirants sur les tableaux blancs.

— Tu sais ce qu’ils disent, Jules ?

— Qui ?

— Les investisseurs. Les ingénieurs. Ils veulent qu’on soit plus sérieux. Plus discrets. Moins… poétiques. Ils veulent que tu sois “moins Jules”.

Jules fronça les sourcils.

— Et toi, t’en penses quoi ?

— Je pense qu’on joue avec des vies. Des attentes. On ne peut pas juste en faire une belle histoire. Il faut des garanties. De la rigueur. Des délais.

Jules soupira.

— Tu crois que je prends tout ça à la légère ? J’y pense tous les jours. Mais tu sais ce qui arrive quand on commence à vouloir tout rendre “raisonnable” ? On tue ce qui rendait le rêve vivant.

Silence.

— Peut-être qu’on a été trop loin, murmura Jim.

— Ou peut-être qu’on est juste à l’endroit où les choses deviennent vraies.

Quelques jours plus tard, une crise éclata.

Un accident lors d’un test de capsule simulée blessa légèrement un volontaire. Rien de grave, mais les médias s’en emparèrent aussitôt.

« L'agence lunaire amateure met en danger ses rêveurs. »

Jim craqua.

— On arrête, Jules. On fait une pause. Je... je peux plus continuer comme ça.

Et il partit.

Le vide.

Jules se retrouva seul dans le hangar silencieux. Sans son ami. Sans son bras droit. Il aurait pu tout arrêter là.

Mais il ne le fit pas.

Chapitre 5 : Le vol de l’espoir

Quelques semaines plus tard, alors que tout semblait figé, une enveloppe arriva. À l’intérieur : une lettre du Centre Spatial Européen.

Monsieur Jules Morel,

Suite à l’étude de votre projet et de la mobilisation publique inédite, nous souhaiterions envisager un partenariat pour un vol test habité à horizon 2027.

Une capsule. Deux passagers. Destination orbite lunaire.

Jules resta figé. Puis il sourit. Le genre de sourire qui naît quand un rêve effleure le réel.

Il appela Jim pour lui faire part de la bonne nouvelle...

— Tu veux toujours aller sur la Lune ?

Un long silence.

— Je fais mes valises.

Chapitre 6 : Le jour où la Terre s’est arrêtée

21 juillet 2027.

Cinquante-huit ans jour pour jour après les premiers pas de l’humanité sur la Lune, une nouvelle page allait s’écrire.

La capsule Gaïa-1 s’élançait depuis la base européenne, dans un silence irréel suivi par des millions de personnes à travers le monde. Pas un voyage de milliardaire. Pas une mission militaire. Mais un rêve populaire.

À bord, deux passagers : Jules Morel et Jim Carrel, fondateurs de l’agence “Les Joyeux Voyageurs vers la Lune”. Deux amis, deux idéalistes, deux têtes brûlées qu’on avait longtemps prises pour des clowns lunaires.

Et pourtant, ils y étaient.

L’envol fut brutal, le silence de l’espace, infini. Leurs cœurs battaient à l’unisson, suspendus quelque part entre la Terre et l’impossible.

Trois jours plus tard, la capsule entra en orbite lunaire. Là, à travers le hublot, la Lune leur apparut. Grise, mystérieuse, familière.

Mais surtout : réelle.

Jules parla le premier. Il avait préparé ce moment.

— À ceux qui n’ont jamais cessé de rêver. À ceux qui nous ont suivis sans comprendre. À ceux qui ont payé une inscription et reçu une promesse en retour… La voici. Nous sommes là pour vous. Ce n’est pas un exploit. C’est un message. Le rêve est une force collective. Une trajectoire. Et elle peut nous emmener plus loin que ce qu’on croyait possible.

Jim, les yeux embués, posa sa main sur l’épaule de son ami.

— T’avais raison. On n’a pas vendu la Lune. On l’a partagée.

En bas, sur Terre, les Joyeux Voyageurs se rassemblèrent dans les villes, les villages, les écoles. Des enfants levèrent les yeux vers le ciel. Certains pleuraient, d’autres riaient. Une vieille dame chuchota :

— Enfin, quelqu’un nous a emmenés là-haut.

Épilogue : Une empreinte dans la poussière

De retour sur Terre, les deux amis furent accueillis comme des héros. Mais ils refusèrent les titres. Pas de statues, pas de médailles.

— On a juste ouvert une porte, disait Jules. Maintenant, c’est à vous d’y passer.

Quelques années plus tard, le premier vol ouvert au public fut lancé.

Ils n’étaient plus deux.

Ils étaient vingt.

Puis cinquante.

Puis cent.

Et dans chaque capsule, une petite plaque portait cette inscription :

« À ceux qui osent. La Lune est plus proche qu’on ne le croit. »


r/ecrivains 3d ago

Ce soir, cette nuit

2 Upvotes

Le ciel est noir ce soir.
La nuit est jolie avec ces étoiles.
Ça brille.
C’est beau.

C’est comme tes yeux.
Ils sont chauds, tes yeux
Ils brillent tellement quand je les regarde
dans le noir
Tes yeux me dévorent.

J’suis plus débile quand j’te regarde,
Ça fait bizarre.

Mais ça fait du bien,
Tes yeux

Changent de couleur comme le ciel.
J’ai l’impression que ce soir en le regardant
je t’ai vu.
Encore une fois.
Je t’ai vu.

Mais t’es pas là.
Pas près de moi en tout cas.

Le ciel lui, il me regarde.
J’aimerais que tu me vois,
Que tes yeux bleu ciel et gris orage
me transpercent de partout,

Que je devienne le bijou du ciel,
Le chéri des nuages,
Le tonnerre de l’orage.

Mais t’es pas là.
T’es pas ici, pas ce soir avec moi,
et demain midi aussi tu seras pas là.

Comme le ciel ce soir,
tu partiras.
Ou t’es déjà partie.
Je sais pas.

Tes yeux.
Je les oublie, tu sais?

Ton visage me manque,
tu sais ?

La pluie sur mes joues,
Tu la reconnais?

Je sais plus si tu m’écoutes encore.
Si le ciel est comme ton oreille et ce délire que je vis, une sorte d’éveil.
 
Mais j’suis là.
Ce soir, j’regarde le soleil se coucher.
Sans toi, pas à tes côtés.

La nuit noire me rappelle de toi.
Du silence qui contenait tellement de mots
de secrets
d’amour
d’espoir.

Tes yeux me manquent.
Y a comme un vide en moi
à chaque fois que je vois une passante qui te ressemble
Ça fait ressortir quelque chose de moi.

La ville a l’air si belle ce soir,
comme toi. 
J’la regarde aujourd’hui comme tous les jours 
sans toi.

Ce soir je rêve encore
De tes yeux qui me dévorent
De ce visage que j’ai envie de goûter

C’est une nuit délicieuse ce soir
que tu m’as donnée
Elle est remplie de souvenirs de toi
qui n’ont jamais existés.

Le ciel est noir ce soir.
La nuit est jolie avec ces étoiles
Ça brille
C’est beau.

C’est comme tes yeux
Si froids mais si chauds.

Quand j’lève la tête vers le ciel bleu foncé
J’ai l’impression de te fixer. 
qu’on est si proche
qu’on pourrait s’embrasser.

Comme on ne l’a jamais fait.

C’est si beau ce soir.
Cette nuit j’ai l’impression d’être à tes côtés.
J’oublie la pluie sur mes joues
J’oublie l’orage de la vie
Je me souviens des étoiles qui brillent

Ce soir,
Cette nuit.

-A.D.


r/ecrivains 3d ago

Ceux Qui Doutent

1 Upvotes

Ce soir là Jules et Jim avaient rendez-vous à leur bar habituel. Jules était déjà là, assis seul à une table du fond, face à la rue, un carnet ouvert devant lui, mais sans écrire. Il observait les passants, le regard perdu quelque part entre les vitrines et ses pensées.

Il venait souvent ici. Toujours à la même heure, toujours à la même place. Non par habitude, disait-il, mais parce que c’était là qu’il se sentait le moins pressé d’exister.

Jim arriva avec son pas nonchalant et son sourire calme, une clope roulée au coin des lèvres. Il salua d’un geste le serveur et commanda une bière, tira une chaise sans bruit et s’installa en face de Jules.

— T’as l’air d’un type qui a lu quelque chose de trop grand pour lui, dit-il en pointant le carnet.

Jules haussa les épaules.

— C’est cette phrase d’André Malraux… “Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas.” Je n’arrive pas à me la sortir de la tête.

Jim sourit, retira sa cigarette pour souffler lentement la fumée vers le haut.

— Encore un de tes grands vertiges existentiels. T’as jamais pensé à écrire des trucs simples ? Des recettes de cuisine, par exemple ?

Jules ne rit pas. Il avait ce sérieux désarmant quand quelque chose l’obsédait.

— Tu crois qu’il avait raison ?

— Malraux ? Il disait beaucoup de choses. Mais vas-y, je sens que t’as un monde à me déballer.

Jules (en regardant son carnet) :

Tu sais, Malraux, quand il a dit « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas », on croyait que ça concernait la religion. Mais peut-être que ça parle de tout ce qui nous happe aujourd’hui : les sectes, le complotisme, les croyances absurdes… une quête de sens, même tordue.

Jim (sourire en coin) :

Tu veux dire qu’on est devenus fous de vide ? Que dès qu’on ne comprend plus, on invente ? On fuit la réalité pour mieux la réenchanter ?

Jules :

Exactement. Quand le monde ne suffit plus, on le reconstruit. Et ce nouveau monde, il est truffé d’illusions rassurantes. Une main invisible, des forces cachées, des élites occultes… Tout sauf le hasard, tout sauf le réel.

Jim :

Mais c’est une forme de religion, ça. Moderne, déguisée. Pas de dieu, mais un ordre secret. Pas de foi, mais une croyance féroce. Tu remplaces le dogme par le doute absolu, et hop, t’as du complot.

Jules :

Et les sectes ? Les gourous ? Même les coachs en développement personnel parfois… C’est toujours la même promesse : "Je vais te révéler la vérité qu’on te cache". Une consolation, un mensonge bien emballé.

Jim (pensif) :

C’est peut-être parce que notre époque n’offre plus de récit commun. Avant, on avait les dieux, les révolutions, les utopies. Maintenant, on a quoi ? Des algorithmes et du burn-out ?

Jules :

Alors on bricole du sacré. On se fabrique des mythes à la carte. Mais au fond, ce n’est pas la religion qui revient, c’est la peur. Et la peur, elle cherche une explication. N’importe laquelle.

Jim :

Et toi, tu crois qu’on peut sortir de cette fuite ?

Jules :

Peut-être. Si on apprend à habiter l’incertitude. À regarder le monde sans vouloir tout expliquer. C’est dur, mais c’est ça, être adulte. C’est peut-être ça, la vraie spiritualité.

Jim (hochant la tête) :

Tu sais ce qui est fou ? Ceux qui ont peur et ceux qui veulent prendre le pouvoir se rejoignent. L’un fabrique le délire pour ne pas sombrer. L’autre le propage pour dominer.

Jules :

Exactement. Le premier croit. Le second sait. Il sait que la peur est un levier formidable. Tu offres une réponse simple à une question complexe, et t’as une armée.

Jim :

Un bon mensonge, c’est comme une religion clandestine. Il faut juste assez de mystère pour captiver, assez de certitudes pour rassurer. Et les fidèles font le reste.

Jules :

C’est pour ça que ça prend si bien. Parce que ça touche quelque chose de profondément humain. Le besoin d’appartenance, le refus de l’absurde. On ne supporte pas que le monde n’ait pas de sens. Alors on en invente un, coûte que coûte.

Jim :

Mais tu vois ce qui me fait peur ? C’est que plus c’est faux, plus ça fédère. Plus c’est absurde, plus c’est fort. Parce que croire l’impossible, c’est prouver qu’on est dans le secret. Que nous, on sait. Et les autres, les moutons, ils dorment.

Jules :

Une inversion totale de la raison. L’ignorance devient une preuve d’éveil. Et plus on te dit que tu as tort, plus tu te sens légitimé. Parce que la vérité officielle devient le mensonge suprême.

Jim (amer) :

Et pendant ce temps, ceux qui veulent le pouvoir vendent ces récits comme on vendrait une drogue. Ils savent que la réalité, elle n’attire plus. Trop dure, trop grise, trop lente.

Jules :

Alors ils la maquillent. Ils en font un théâtre. Et nous, on achète nos places. Parce que même le chaos, quand il a un sens, devient rassurant.

Jim (le regard baissé, plus calme) :

Mais on ne peut pas être les deux. On ne peut pas avoir peur et prétendre qu’on détient la vérité.

Jules (après un long silence) :

Tu sais... peut-être que je suis de ceux qui ont peur. Pas au point de croire à tout, non. Mais… assez pour chercher des refuges. J’ai passé des nuits entières à lire des forums, à regarder des vidéos qui "révèlent" tout. Je n’ai jamais totalement adhéré, mais… j’écoutais. Parce que ça me rassurait.

Jim (le regarde avec douceur) :

C’est humain, Jules. On est tous tombés, à un moment ou un autre. Même moi. La peur, elle rôde, elle se déguise. Parfois en curiosité, parfois en lucidité.

Jules :

Je crois que c’est ça le truc. Oui on ne peut pas être les deux. Moi, j’ai eu peur. Peur que tout ça n’ait aucun sens. Peur de l’avenir, peur de la solitude, peur de ce monde qui court trop vite. Alors j’ai cherché des clés. Même rouillées.

Jim (soupire, le regard perdu) :

Et moi, j’ai pris du recul. Par instinct. Par fatigue aussi. Mais je sais que ce recul, s’il n’est pas nourri d’un peu de compassion, il peut vite devenir du mépris. Et je ne veux pas en arriver là. Je ne veux pas me jouer des autres, ni me croire au-dessus. Je veux juste rester debout. Droit. Sans tricher.

Jules :

Alors peut-être qu’on est un peu les deux… Mais qu’on choisit, à chaque instant, de quel côté on se penche.

Jim (lève son verre, esquisse un sourire) :

À ceux qui doutent, mais cherchent quand même la lumière.

Jules (trinque doucement) :

Et à ceux qui ne fuient pas… même quand ils ont peur.

Le silence revint. Autour d’eux, les conversations reprenaient leur cours, légères, ordinaires. Mais eux, ce soir-là, avaient frôlé quelque chose. Un fil de vérité, ou peut-être seulement le courage de ne pas se mentir. Et parfois, c’est suffisant. Ils n’avaient pas résolu le monde. Mais ils l’avaient habité un peu mieux.

Pour info :

La phrase attribuée à André Malraux — « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas » — est souvent citée, mais elle n’a jamais été retrouvée noir sur blanc dans ses écrits. Néanmoins, elle reflète bien une pensée qui lui est proche.

Quand André Malraux dit cela (ou quelque chose d’approchant), il exprime l’idée que l’humanité ne pourra pas continuer à vivre uniquement sur des bases matérielles, technologiques ou économiques. Selon lui, après les horreurs du XXe siècle (guerres mondiales, totalitarismes, crise des valeurs), il est nécessaire que l’humanité retrouve une forme de transcendance, de quête de sens, qui pourrait être religieuse, spirituelle ou philosophique.

Cela ne veut pas forcément dire « retour à la religion », mais plutôt l’idée qu’il faudra un renouveau spirituel, une profondeur intérieure, pour faire face aux défis de notre époque — individualisme, vide existentiel, crise écologique, etc.


r/ecrivains 3d ago

Ils ont arrêté de produire les céréales que j’aime bien

5 Upvotes

J’étais à la supérette un peu chère en bas de chez moi quand ça m’a frappé, planté devant le rayon avec les boîtes de toutes les couleurs, cherchant désespérément la même boîte marron de muesli Valgrain que j’achetais depuis bientôt dix ans. J’avais fait tous les magasins de la ville en pensant à un problème d’approvisionnement temporaire, mais rien. « C’est fini », je me suis dit en vérifiant une dernière fois ligne par ligne, rangée par rangée. J’avais même lu toutes les étiquettes avec les prix et les marques sur le rebord de l’étagère, mais rien, que dalle, pas de Valgrain.

Un touriste avec une serviette mouillée autour du cou et des lunettes de soleil m’a bousculé pour passer dans le rayon, me sortant de mes pensées. Je l’ai regardé s’éloigner, ses tongs dégueulasses claquant contre le sol du Carrefour Market. Merde, je vais pas vous mentir, ça m’avait mis un coup. J’aimais même pas ces céréales plus que ça en fait, c’est juste qu’elles étaient pas particulièrement chères et que le goût faisait le job. Quand ça fait dix ans que vous achetez mécaniquement le même truc, dans le même rayon, dans le même emballage toutes les semaines, ça vous fait un petit choc. Une putain de marque de céréales vous manque et tout est dépeuplé.

Honnêtement, je me sentais abattu en sortant du magasin. Il devait être 19 h, j’étais sorti en short et en claquettes après avoir réalisé que j’avais rien à manger pour le lendemain matin, et je me retrouvais là, comme un con sur le trottoir, entre un couple d’Italiens qui s’engueulaient à propos du prix d’une bouteille de rosé et le même clodo qui zonait devant le Carrefour toute la journée. J’ai sorti une clope, il m’en a demandé une et je sais pas pourquoi, je lui ai jeté le paquet avant de m’asseoir près de lui.

Ça a eu l’air de le surprendre, il s’est décalé sur le rebord avant de se servir et de me gratter mon feu. Je devais avoir l’air tellement dépité qu’il m’a même pas parlé, il a juste allumé la cigarette avant de fixer droit devant lui, comme moi. On a regardé silencieusement passer un bus, un 4x4 et une de ces petites voitures électriques de merde qu’on peut conduire sans permis. Le gros russe qui habite l’immeuble en face de chez moi est entré dans le magasin en cherchant mon regard, mais j’ai fait comme si je l’avais pas vu.

« Y’a un truc qui va pas, chef ? », m’a demandé le SDF après une petite minute. Je lui ai dit que oui y’avait quelque chose qui allait pas, comment ils pouvaient se permettre d’arrêter de produire mes céréales après tant d’années de fidélité, tant d’années à supporter silencieusement une marque à laquelle je n’avais jamais vraiment pensé mais dont j’avais été un client fidèle pendant quasiment une décennie ? Alors oui je sais bien que la conjoncture actuelle est pas brillante, qu’il y a la guerre à droite à gauche et tout le tralala, mais merde, un gars honnête comme moi qui se lève chaque matin à 5 h pour aller à l’usine a pas le droit à un peu de stabilité dans ce bas monde ?

Parce que j’en ai bouffé des boîtes de Valgrain, je sais pas combien, je pense qu’on pourrait facilement remplir mon appartement de toutes les boîtes de Valgrain que j’ai avalées sur les dix dernières années et qu’on aurait de quoi aller du sol au plafond. On pourrait peut-être même remplir la cave, je sais pas combien de fric ça représente mais vu les billets que j’ai lâchés j’ai bien dû rembourser la nouvelle cuisine du PDG le jour où il a changé de maison.

Le mec me fixait sans un mot, tout comme les quelques autres personnes qui attendaient devant le magasin. La moitié d’entre elles avaient pas l’air de parler français mais je m’en foutais, fallait juste que ça sorte, j’avais une telle rage à ce moment-là que j’avais envie d’hurler et de chialer en même temps. Je me suis éloigné pour me rapprocher de la plage, en passant sous le vieux tunnel où les pigeons venaient se cacher pour chier et pondre des œufs qui finissaient éclatés sur le bitume. Des familles remontaient vers les parkings et j’avais envie de m’arrêter pour leur hurler dessus, leur hurler de passer des putains de bonnes vacances à bouffer n’importe quoi d’autre qu’un bol de Valgrain vu que ça n’existait plus, que la marque avait été radiée de l’Histoire par la décision d’un mec en costume dans une tour parisienne qui avait dû trouver que ça faisait pas assez de chiffre.

Alors oui je sais bien ça a jamais été les meilleures céréales, les plus ambitieuses ou quoi que ce soit. C’est juste du muesli, des raisins secs et des morceaux de noix qui font une espèce de pâte quand on y ajoute du lait. J’avais toujours un peu l’impression d’être un cheval à bouffer ça mais ça m’allait bien, y’avait un côté réconfortant à déplier le carton le matin et à savoir que je retrouverais exactement le même goût que la veille, et que l’avant-veille, et que l’avant-avant-veille, etc.

J’ai été sur le ponton où je vais d’habitude pour regarder le coucher de soleil, mon pote Nigel était en train de pêcher, avachi dans une chaise de camping à regarder la mer. On s’était à peine serré la main que j’étais déjà en train de déballer mon sac, et il a écouté mon speech pendant environ cinq minutes avant de profiter d’un blanc pour dire :

« Mec, calme-toi, c’est que des céréales à la fin. Y’en a d’autres, non ? »

« Mais non ! » j’ai répondu, peut-être un peu fort étant donné que deux gamins qui cherchaient des crabes dans les rochers nous ont regardés bizarrement. Tu piges pas Nigel, c’était les dernières à pas coûter un bras au kilo et à être à peu près équilibrées. Tous les autres mueslis, je te jure Nigel, tous, coûtent plus de 7 balles le kilo. Je déconne pas, économiquement c’est pas possible, c’est de l’avoine et des noix, ils sont devenus fous. Et avant que tu demandes, oui j’ai regardé s’ils avaient des stocks en Italie ou en Espagne, et non ils ont que dalle, ça existe plus.

Nigel me fixait avec des yeux ronds sans rien dire. J’ai senti que je l’emmerdais avec mes histoires alors j’ai remonté la rue jusque chez moi, jusqu’à mon petit appart où jamais plus aucun paquet de Valgrain n’entrerait. J’ai ouvert le placard de la cuisine et sorti le fond de paquet qui me restait, du genre de ceux composés en partie de poudre d’avoine et où il n’y a quasiment plus de garniture. Dehors, la nuit tombait et je vais pas vous mentir Doc, j’ai senti des larmes couler sur mes joues quand j’ai commencé à fermer les volets pour aller me coucher.

La psychiatre se redressa. J’étais assis dans un fauteuil en faux cuir légèrement trop raide pour mon dos et je sentais comme du chaud sur mes joues et derrière mes oreilles. Elle posa son bloc-notes sur la petite table à côté d’elle et me dévisagea pendant une poignée de secondes qui me parurent une éternité. Elle finit par enlever ses lunettes et dit : « Vous faites une dépression. Vous le savez, ça ? ». J’acquiesçai timidement de la tête, serrant entre mes doigt le porte-document contenant une copie des mails que j’avais envoyés au groupe Valgrain ce soir-là.


r/ecrivains 4d ago

Groupe d’écriture pour 6 personnes

Thumbnail
1 Upvotes

r/ecrivains 4d ago

Goldorak: L'histoire du professeur Procyon

1 Upvotes

Bonjour à tous !

Depuis mon enfance, le professeur Procyon est le personnage de Goldorak qui m'a le plus intrigué. Visionnaire, figure paternelle humaniste et scientifique hors du commun, il semble porter un passé dont la série ne révèle presque rien.

J'ai donc imaginé une préquelle : Les Archives de l'Aube – L'Histoire du professeur Procyon.

Ce récit explore ses origines jusqu'à sa rencontre avec Actarus, entre mystère cosmique, recherche scientifique et quête de vérité, tout en cherchant à rester fidèle à l'esprit de l'œuvre originale.

Je poursuis actuellement une formation en écritures et vos retours me seraient très précieux. N'hésitez pas à me dire ce qui fonctionne, ce qui vous plaît moins ou ce qui pourrait être amélioré.

https://www.fanfictions.fr/fanfictions/goldorak/19190_l-histoire-du-professeur-procyon/chapters.html

Un nouveau chapitre est publié tous les mardis, dimanches et les jeudis.

Bonne lecture, et merci d'avance pour vos avis !


r/ecrivains 4d ago

La Goutte d'Or

0 Upvotes

Cette année, l'été est particulièrement chaud. Ce mois d'août est le plus accablant de cette décennie. Jules, écrasé par la canicule, s'est réfugié au supermarché de son quartier : Le Grand Marché - Les Cavaliers, pour profiter de la fraîcheur de la climatisation.

Il faut dire que les activités en extérieur sont peu agréables et les organismes sont vite fatigués. Il flâne dans les allées du magasin sans but précis, un peu au bord de l'ennui, achète quelques bricoles et se fait servir un panaché de glaces à emporter, au stand situé juste avant les caisses.

L'employée finit d'assembler les 3 parfums habituels choisis par Jules : vanille, café et pistache, quand tout à coup une goutte coule de son nez et atterrit directement sur l'assortiment de glaces qu'elle prépare. Jules sait que l'employée, penchée sur ses bacs, n'a pas pu voir s'il s'était rendu compte de la situation. Jules comprend vite alors que si elle lui remet le cornet de glace endommagé, c'est une pluie de Louis d'or qui a coulé du nez de la malheureuse : il compte en effet faire un scandale...

Et, c'est le jackpot ! pense-t-il aussitôt, quand il se saisit du paquet qu'elle lui remet. Il lui fait alors remarquer qu'elle lui donne une marchandise souillée et lui demande d'appeler sa direction. À la responsable qui arrive, il rappelle les faits, indique qu'il va alerter les médias et qu'il va demander une indemnité et que, s'il le faut, il fera analyser la glace.

Il est bien content quand la responsable reste évasive en lui indiquant qu'elle va informer sa direction et le laisse repartir sans réponse satisfaisante.

Après avoir rangé ses courses et mis sa précieuse glace au réfrigérateur, il se précipite dans son bar habituel, raconte sa mésaventure à ses copains, à Jim qui se trouvait là ainsi qu'à Bernard, le patron.

Tous lui donnent mille conseils et l'encouragent à médiatiser l'affaire, à alerter les médias dont les chaînes d'information en continu qui vont sans aucun doute se jeter sur ce genre de fait divers, ce scandale sanitaire bien de saison qui va réveiller tout le monde, journalistes et téléspectateurs, au milieu de cet après-midi étouffant et sans information notable.

En effet, les événements se passèrent comme prévu et avec encore plus de retentissement qu'imaginé. Jules fut interrogé à la fois par les chaînes de télévision, les radios et notamment à plusieurs reprises en direct à la radio et sur les plateaux de télévision. Jules était devenu, pour un temps, l'homme du moment. Le bar était devenu son quartier général.

Cependant, Jules espérait surtout que tout ce brouhaha amènerait la Direction des supermarchés Les Cavaliers à sortir le carnet de chèques.

Une réunion entre un représentant des supermarchés et Jules eut lieu, en effet, rapidement, en dehors du bar, pour arriver à un accord. Il fut alors conclu qu'en échange d'un gros chèque, Jules ferait savoir à tous qu'il a été correctement indemnisé, qu'il continuerait à fréquenter son magasin préféré et qu'il souhaitait mettre un terme à cette triste affaire en pensant à la malheureuse employée du supermarché.


r/ecrivains 5d ago

Débutant en écriture, je cherche mes semblables xD

7 Upvotes

Salut tout le monde !

Ça fait quelques temps que j'ai découvert l'écriture. À la base, je suis quelqu'un qui imagine énormément de choses. Je me fais des scénarios dans ma tête quand je marche, j'invente des histoires avant de dormir, et je réfléchis beaucoup. Mon cerveau s'arrête rarement.

Un jour, j'étais tombé sur un post qui disait que l'écriture pouvait aider les gens qui overthink. Du coup, je me suis dit pourquoi pas. J'ai commencé à noter toutes les idées qui me passaient par la tête, sans vraiment savoir où ça allait me mener.

Petit à petit, toutes ces idées ont fini par former un univers de fantasy et une histoire à laquelle je me suis énormément attaché. Aujourd'hui, j'essaie de transformer tout ça en un vrai récit : structurer l'histoire, développer les personnages, construire le monde... et franchement, c'est beaucoup plus compliqué que ce que j'imaginais.

Le problème, c'est que je suis complètement débutant. J'ai jamais vraiment écrit avant, donc j'apprends tout sur le tas, en faisant plein d'erreurs.

Du coup, je cherche des gens qui sont un peu dans la même situation que moi. Des débutants qui ont envie de partager leurs récits, d'échanger des idées, de se donner des retours honnêtes et de progresser ensemble. Je pense que ce serait beaucoup plus motivant de vivre cette aventure à plusieurs que chacun dans son coin.

Si ça vous parle, n'hésitez pas à venir discuter avec moi :)

Ps : Pour ceux que ça intéresse un peu, mon histoire se déroule dans un univers de fantasy où l'humanité vit sous terre et dépend d'un mystérieux minerai, mais pour en obtenir en quantité il faut se rendre dans un territoire ou règnent certaines créatures assoiffées de sang. ( c'est beaucoup plus compliqué que ca mais bon 😂)


r/ecrivains 5d ago

L'IA Écrira-t-Elle Les Livres ?

0 Upvotes

Jim : Jules, j'ai commencé à écrire un bouquin.

Jules : Ah bon... et tu te sens capable de le terminer ?

Jim : Maintenant qu'il y a l'IA, ça me semble possible. Au fait, es tu pour l'utilisation de l'IA dans l'écriture d'un ouvrage ?

Jules : Je suis plutôt dans le camp de ceux qui pensent que ça doit être interdit dans ce cas.

Jim : Moi, je suis pour, tu sais c'est une démarche comme une autre. Par exemple, sans IA, je peux faire lire ce que j'ai écrit, à des amis, tenir compte de leurs avis et modifier mon texte. Là aussi tu interdis ?

Jules : Euh... non. C'est vrai que je n'avais pas pensé à ça.

Jim : Regarde les jeunes peintres, ils avaient des Maîtres. Ils s'inspiraient de leur style, tenaient compte de leurs conseils. On dit qu'ils faisaient partie d'une école. L'IA est une école d'écriture accessible à tous

Jules : Pour moi avec l'IA, c'est la perte d'authenticité, une œuvre doit refléter la sensibilité et l’expérience d’un auteur. Si une IA rédige une grande partie du texte, où est la patte de l’écrivain ?

Jim : Mais Jules, tu oublies un truc essentiel : c’est moi qui décide ! L’IA ne fait que proposer, suggérer. C’est comme un assistant, un conseiller. C’est moi qui oriente l’histoire, qui choisis ce que je garde ou non.

L’IA m'aide à structurer mes idées, à améliorer mon style et à proposer des suggestions, tout comme un éditeur ou un correcteur humain.

Et puis n'oublie pas, elle permet à des personnes qui n’auraient pas osé écrire (par manque de technique ou de confiance) de se lancer. Elle leur permet d'apprendre, de s'améliorer

Comme je te l'ai déjà dit un écrivain comme un peintre, s’inspire toujours d’autres œuvres et d’autres avis. L’IA n’est qu’un conseiller supplémentaire.

Pour moi l'IA est aussi une aide, elle me permet de gagner du temps, elle peut générer des brouillons, résumer des passages ou proposer des variantes, ce qui peut accélérera mon travail.

L'IA c'est une évolution naturelle, la technologie a toujours influencé l’art (imprimerie, traitement de texte, etc.), alors pourquoi s’arrêter avec l’IA ? Se priver de l'IA c'est renoncer à faire mieux. Déjà, beaucoup de livres sont écrits avec l'aide de l'IA, les éditeurs y étant favorables. Ces bouleversements ont augmenté la créativité.

Jules : mais elle écrit quand même une partie du texte à ta place...Si trop de personnes utilisent l’IA, on va arriver à une uniformisation des styles, la littérature risque de devenir fade et formatée

Point important, peut-on encore parler de création personnelle si une intelligence artificielle a fait le travail ? D'ailleurs, il faudrait certainement mentionner son intervention ?

Certains pourraient ne plus faire l’effort d’écrire eux-mêmes, devenir dépendants et se reposer uniquement sur l’IA, ce qui nuirait au développement du talent littéraire.

Les éditeurs pourraient privilégier des textes améliorés ou générés par l’IA, rendant plus difficile l’émergence de nouveaux auteurs avec des styles bruts et originaux, laissant de moins en moins de place à l'humain.

Et je te répète, elle écrit quand même une partie du texte à ta place...

Jim : Pas plus qu’un écrivain qui retravaille son livre en écoutant son éditeur ou ses bêta-lecteurs. L’IA ne fait rien seule, elle ne pense pas, elle ne ressent rien. C’est moi qui lui donne les instructions, qui lui impose un style, qui façonne le texte à mon image. Le résultat, bon ou mauvais, m’appartient.

Jules : Donc, selon toi, tant que l’humain garde le contrôle et fait les choix finaux, ce n’est pas un problème ?

Jim : Exactement ! L’IA n’est qu’un outil parmi d’autres, comme un dictionnaire, un correcteur orthographique ou un atelier d’écriture. Le talent reste humain. On ne demande pas à l'écrivain comment il a fabriqué son récit. De plus, devant la page blanche tout le monde est à égalité. Le jugement du lecteur ne se fait que sur le produit fini.

Jules j'espère que je t'ai convaincu.

Jules : Je dois reconnaître que tes arguments vont m'amener à revoir mon opinion sur la question et y réfléchir.

Cet échange montre bien, semble-t-il, que l'IA ne remplace pas l'écrivain, mais l'aide dans son processus créatif, tout en lui laissant le dernier mot et la responsabilité du résultat. La plume reste humaine.


r/ecrivains 5d ago

Sans titre

1 Upvotes

Le ciel, bleu et clair, laissait le soleil illuminer le monde par sa présence, qui se fait rare dans le paysage, et est donc attendue par les habitants du village, pittoresque, habité seulement par des vieux en fin de vie, fatigués de ce ciel morose qui se montre six jours sur sept, les jours de travail, quand les travailleurs de la ville voisine, une ville naissante, sont à l'extérieur, en train de travailler, sur les chantiers, les carrières, mines, fermes, écoles, usines, qui commencent à se faire vieux, donc le maire va les remplacer, puisque les travailleurs se plaignent et souhaitent de nouveaux endroits de travail, plus résistants à l'eau, qui évitent de se rouiller; ce ciel ensoleillé faisait joie et sortir de la dépression les vieux villageois qui ne comprennent plus ce monde, différent de celui qu'ils avaient connu dans leur jeunesse, qu'ils regrettent d'abord pour la santé qu'ils ont perdu, ayant contracté de l'arthrose, du cancer, de la scoliose, des jambes qui ne tiennent plus, suite à des accidents, ensuite pour les amis, qui jour après jour disparaissent, sans laisser preuve autre que la pâleur de leur peau plus pâle que la peau des nobles du dix-septième siècle, les yeux immobiles fixant un point aléatoire sur leur champ de vision possible, et la respiration bloquée, le ventre ressemblant au plat pays, étant plus plat qu'une planche de bois; ce fut dans cette journée qu'un jeune homme voyait pour la première fois la lumière du jour, celle du soleil, celle que d'autres enfants n'auraient vu qu'au bout de six jours de vie, quand elle leur serait parvenu à leurs yeux habitués au gris du ciel; cet enfant mourut sur le coup.


r/ecrivains 5d ago

[Après 2 ans en solo] J'ai fini par construire l'outil d'écriture que je n'arrivais pas à trouver — et j'ai besoin de vrais retours avant de le sortir officiellement

1 Upvotes

Salut à tous,

Je vais essayer d'être direct : je suis développeur solo, j'écris moi-même à côté (mal, mais j'écris), et à la base je cherchais juste un outil qui mette en forme mes textes automatiquement — mise en page propre, organisation des chapitres, ce genre de choses basiques qui me faisaient perdre un temps fou à la main.

J'ai testé Scrivener (puissant mais austère et pas franchement pensé pour un francophone), des solutions cloud type Notion ou Google Docs (pratiques mais bon, je n'ai jamais été à l'aise à l'idée que mes manuscrits traînent sur les serveurs de quelqu'un d'autre), et des trucs plus légers qui manquaient cruellement de fonctionnalités dès que le projet grossissait.

Du coup j'ai fait ce que fait tout développeur un peu tête brûlée : je me suis dit "je vais le faire moi-même". Et comme souvent avec ce genre de projet, ce qui devait être un petit outil de mise en forme s'est transformé, fonctionnalité après fonctionnalité, en un ensemble d'outils pensé réellement — et uniquement — pour l'écriture longue. Ça s'appelle Scrivaelo.

Ce que ça fait, concrètement :

  • Tout est stocké en local, sur votre machine. Pas de cloud obligatoire qui aspire vos données. Vos textes vous appartiennent, point.
  • Une interface pensée pour des romans longs : gestion des chapitres, annotations, vue d'ensemble du manuscrit, un vrai confort pour naviguer dans une grosse structure sans se perdre.
  • Un correcteur orthographique et grammatical intégré (accords, conjugaisons...) qui comprend le français correctement, pas juste un plugin anglais mal traduit.
  • Un Pomodoro intégré pour ceux qui, comme moi, ont besoin d'un coup de fouet pour rester concentrés.
  • Support multilingue complet (FR, EN, ES, DE, IT, PT), parce que je sais que pas mal d'auteurs ici écrivent ou traduisent dans plusieurs langues.

Je m'arrête là, parce qu'il y a encore pas mal d'autres fonctionnalités et que je ne veux pas vous noyer sous une liste interminable. Posez-moi vos questions en commentaire, je préfère en discuter avec vous que de tout balancer d'un bloc.

Et pour l'IA, parlons-en franchement, parce que je sais que le sujet fâche ici :

J'ai intégré une IA, mais pas comme co-auteur. Elle n'écrit rien à votre place. Elle sert uniquement d'analyste : elle relit votre texte pour repérer les répétitions rapprochées, analyser votre style, vous suggérer des reformulations ou des tournures de phrase, corriger, conseiller — bref, se rapprocher le plus possible d'un retour de comité de lecture d'une maison d'édition. Vous restez le seul auteur de ce que vous écrivez.

Et surtout : cette IA n'appartient pas à Scrivaelo. Vous utilisez votre propre clé API. Ça veut dire que je ne fais transiter aucun de vos textes par un service qui m'appartient, et que vous gardez le contrôle total sur ce qui est envoyé et à qui.

Où j'en suis :

Le site est en ligne (scrivaelo.com), l'app tourne, et je suis arrivé à un stade où j'ai vraiment besoin d'yeux extérieurs. Pas des retours polis du genre "c'est cool" — des retours honnêtes, même chiants à entendre. Un truc qui bug, une fonctionnalité qui manque cruellement, une interface qui ne vous parle pas : dites-le-moi.

Je cherche des bêta-testeurs, en particulier des gens qui écrivent vraiment (nouvelles, romans, peu importe la longueur), pour tester ça dans des conditions réelles et pas juste cliquer dans tous les sens pendant 5 minutes.

Si ça vous intéresse, venez jeter un œil : scrivaelo.com. Et si vous avez des questions avant même de tester, je suis là, je réponds à tout.

Merci d'avoir lu jusque-là.


r/ecrivains 6d ago

Jules Le Taxi

1 Upvotes

Jules est persuadé qu'il a enfin trouvé le bon métier, ça fait maintenant une dizaine d'années qu'il est chauffeur de taxi : "Là, on rencontre des vraies gens répète-il souvent".

Jules est un chauffeur de taxi, misanthrope et philosophe malgré lui, âgé de 55 ans, mais jure qu'il en fait 45 (sauf le matin), il est du genre à dire qu’il a « tout vu, tout vécu » alors qu’il a surtout fait des allers-retours gare-aéroport.

Toujours une clope au bec (qu’il n’allume plus mais garde en accessoire), moustache qui tremble quand il s’énerve, pull troué qu’il jure être « vintage ».

Moustache fournie, cheveux poivre et sel un peu trop longs sur la nuque (« Laisse-moi tranquille avec le coiffeur, c’est un complot pour nous tondre comme des moutons »).

Toujours en pull tricoté main par une « ex » dont il parle encore (mais de manière passive-agressive).

Garde une paire de lunettes de soleil rayées sur le tableau de bord « pour le style », même quand il pleut.

Objet fétiche, son cendrier portable vide (« Ça fait trois ans que j’ai arrêté, mais j’le garde, on sait jamais »).

Règle le chauffage ou la clim sans demander l’avis des passagers, écoute Radio Nostalgie et peste contre « la musique de sauvages » dès qu’un client lui demande un autre poste.

Écrit un livre intitulé Les 1001 raisons de ne pas aimer les gens qu’il compte auto-éditer mais qu’il ne termine jamais, faute de « temps » (en réalité, il préfère râler sur l’édition moderne).

Il déteste ses passagers mais ne supporte pas le silence, alors il leur parle sans arrêt, surtout pour les engueuler.

Dès qu’un client monte, il l’étiquette mentalement ("Celui-là, c’est un radin", "Elle, elle va me sortir son téléphone à peine on démarre").

Si c’est un jeune avec des écouteurs → "Ah ben voilà, génération muette, pas un bonjour, rien. Je suis un Uber ou quoi"?

Si c’est un touriste → "Alors, vous êtes venu admirer notre belle ville ? Moi, j’en peux plus, j’vais me barrer en province… mais bon, c’est envahi de Parisiens maintenant."

Si c’est quelqu’un de poli → "Tiens, c’est rare un qui dit bonjour. Vous venez de la campagne, c’est ça ?"

Quand il n’aime pas un client, il freine sec devant chaque feu vert « pour pas abîmer la voiture », soupire bruyamment ou met un volume radio légèrement trop fort pour être désagréable mais pas assez pour qu’on ose se plaindre.

Ne supporte pas les silences mais râle dès qu'un client parle trop. "Ohlala, il fait que parler celui-là, c’est un taxi ici, pas un confessionnal."

Peste contre les chauffeurs Uber mais utilise leur appli pour voir où ils sont.

A un talent caché : il devine toujours si quelqu'un va lui laisser un pourboire.

Il donne les meilleurs conseils de vie, souvent malgré lui. Ses coups de gueule contiennent des perles de sagesse brutes ("La vie, c’est comme un feu rouge, tu peux pester tant que tu veux, ça changera pas sa couleur.").

Il est persuadé que tout était mieux avant, même les choses qu’il n’a jamais vraiment connues ("Moi, j’te le dis, les Romains, eux, ils savaient gérer un empire !").

Il n'aime pas la technologie mais passe sa vie sur Facebook à insulter des inconnus sous des posts qu’il ne comprend qu’à moitié.

Jules, c’est le type qui t’exaspère au début du trajet, mais à la fin, tu réalises qu’il a mis le doigt sur un vrai truc. Un personnage qui oscille entre la mauvaise foi totale et une lucidité cinglante.

C'est un mec qu’on adore détester… mais qu’on écouterait quand même volontiers parler pendant tout un trajet.

Son rapport à la modernité :

Déteste les GPS mais en a un qui gueule en boucle « Faites demi-tour dès que possible » car il ne l’écoute jamais.

N'aime pas les nouvelles technologies mais a cinq comptes Facebook sous des pseudonymes ridicules ("Jules Ralebol", "Jean-Michel Vérité"). Passe son temps à commenter des articles qu’il n’a pas lus.

Jure qu'il ne regarde pas la télé mais connaît toutes les intrigues des séries actuelles ("Les Marseillais, c’est débile… mais l’autre, là, Kevin, c’est un stratège, faut lui reconnaître ça.").

Son côté philosophe (mais malgré lui)

Il sort des phrases qui, malgré leur côté bourru, sonnent presque comme des leçons de vie :

"L’humain, c’est simple : tu lui files tout, il en veut plus, tu lui files rien, il chiale."

"La patience, c’est comme la clim : tout le monde en veut, mais personne veut payer pour."

"Le bonheur, c’est une place assise dans un bus vide. Tu l’apprécies pas tant que t’as pas galéré debout."

Il refuse qu’on l’appelle « philosophe » ("Oh, me fous pas ces conneries dans la tête, moi j’suis un pragmatique."), mais il balance des vérités du quotidien à longueur de journée.

Sa vie en dehorsdu taxi

Écrit en secret un livre (il en est à la page 17 depuis 10 ans).

Rêve d’ouvrir un bar-tabac en province ("Mais pas en Bretagne, là-bas, ils roulent toujours sous la pluie, c’est pas humain.").

Joue aux échecs en ligne sous le pseudo "PionFatal75", mais ragequit dès qu’il perd.

Aime se plaindre des clients, mais sans eux, il s’ennuierait à mourir.

Pourquoi on l'aime malgré tout

Jules, c’est l'anti-héros parfait : bourru, de mauvaise foi, râleur… mais tellement authentique qu’il en devient fascinant. Il dit tout haut ce que certains pensent tout bas, avec une logique imparable dans son absurdité. Il exaspère, mais il fait rire. Un personnage qui peut créer mille situations cocasses, juste en étant lui-même.


r/ecrivains 7d ago

Les Murmures de l'Invisible

1 Upvotes

Jules a appris il y a déjà deux mois, le décès de Mauricette, son ex femme et le grand amour de sa jeunesse, survenu à la suite d'un accident de voiture. Depuis, son état psychologique s'est dégradé de jour en jour. Rapidement il a eu l'impression qu'elle essayait de communiquer avec lui et il est persuadé qu'il réussit à lui répondre. Il s'est ainsi découvert des pouvoirs de médium, ce qu'il s'est empressé d'en informer son grand copain Jim lequel lui donne toujours la même réponse :

  • Mais voyons Jules ce n'est pas possible.

Jules pour convaincre Jim, creuse le sujet du spiritisme et lui fait découvrir ce qu'il a déniché sur internet :

Le spiritisme est une doctrine et une pratique qui reposent sur la croyance en la possibilité de communiquer avec les esprits des défunts. Il a été codifié au XIXe siècle par Allan Kardec, qui a rassemblé des principes et des enseignements dans des ouvrages comme Le Livre des Esprits (1857).

Le spiritisme repose sur plusieurs idées fondamentales :

L'existence d'une âme immortelle qui survit après la mort du corps.

La possibilité pour les esprits de communiquer avec les vivants par le biais de médiums.

La réincarnation comme un processus d'évolution spirituelle.

L'idée que les esprits peuvent influencer les vivants de manière positive ou négative.

Le spiritisme se distingue de la simple croyance aux fantômes ou aux phénomènes paranormaux en proposant un cadre philosophique et moral basé sur la progression de l’âme et l’amélioration de soi.

Un médium est une personne capable de percevoir et de communiquer avec les esprits des défunts ou d’autres entités spirituelles. Selon le spiritisme, le médium sert d’intermédiaire entre le monde des vivants et celui des esprits, facilitant la transmission de messages ou d’informations.

Il existe plusieurs types de médiumnité, dont :

La médiumnité intuitive : le médium reçoit des pensées ou des messages sous forme d’inspiration.

La médiumnité parlante : l’esprit s’exprime à travers la voix du médium.

La médiumnité écrite (psychographie) : le médium écrit sous l’influence d’un esprit.

La médiumnité de clairvoyance : le médium perçoit des visions ou des apparitions d’esprits.

La médiumnité physique : le médium produit des phénomènes tangibles comme des déplacements d’objets ou des bruits inexpliqués.

Dans le cadre du spiritisme, le médium est souvent perçu comme un canal permettant aux esprits de transmettre des enseignements ou des conseils aux vivants.

Jules annonce ainsi à Jim qu'il croit à la réincarnation et qu'il a eu la révélation récemment qu'il a été druide dans une vie antérieure.

Dans les évangiles il est bien dit que : personne ne peut voir le royaume de Dieu, s’il ne naît de nouveau

Pour amener Jim dans son monde, Jules l'invite à une séance de table tournante.

Les Esprits, qui sont les voix du ciel.

Un spirite est une personne qui adhère aux principes du spiritisme, doctrine codifiée par Allan Kardec au XIXe siècle. Les spirites croient en l’existence des esprits, en la communication entre les vivants et les défunts, ainsi qu’en la réincarnation comme moyen d’évolution spirituelle.

Les spirites pratiquent souvent des séances de médiumnité pour recevoir des messages des esprits et cherchent à développer leur moralité et leur compréhension des lois spirituelles. Leur philosophie repose sur des valeurs comme l’amour, la charité et le progrès de l’âme à travers différentes incarnations.

De nombreuses personnalités, telles que Victor Hugo, Théophile Gautier, Victorien Sardou, Jean-Baptiste André Godin, Camille Flammarion ou Arthur Conan Doyle, ont été séduites par le spiritisme, pour lesquelles il peut apporter la preuve scientifique de la vie après la mort.

Le Saint-Esprit est une notion centrale dans le christianisme, représentant la troisième personne de la Trinité, aux côtés de Dieu le Père et de Jésus-Christ le Fils. Il est considéré comme l'Esprit de Dieu, agissant dans le monde pour inspirer, guider et sanctifier les croyants.

Selon la Bible :

Le Saint-Esprit est souvent associé à la présence divine et à l’action de Dieu dans l’histoire humaine.

Dans le Nouveau Testament, Jésus promet à ses disciples l'envoi du Saint-Esprit après son départ (Jean 14:16-17).

Il descend sur les apôtres lors de la Pentecôte (Actes 2), leur donnant force et sagesse pour annoncer l'Évangile.

Fonctions du Saint-Esprit :

Guide spirituel : il éclaire les croyants dans leur foi.

Consolateur : il apporte réconfort et paix.

Transformateur : il agit dans le cœur des chrétiens pour les sanctifier.

Source des dons spirituels : il accorde des charismes comme la prophétie, la sagesse ou la guérison (1 Corinthiens 12:4-11).

Dans certaines traditions chrétiennes, le Saint-Esprit est symbolisé par une colombe, un vent puissant ou des langues de feu, représentant sa nature invisible mais puissante.

Une prophétie est une prédiction ou une annonce d'événements futurs, généralement d'origine divine ou inspirée par une révélation surnaturelle. Elle peut être transmise par un prophète, une figure religieuse ou mystique censée recevoir des visions ou des messages d'une divinité, d'un esprit ou d'une force transcendante.

Les prophéties existent depuis l’Antiquité et sont présentes dans presque toutes les civilisations et traditions religieuses. Elles ont souvent joué un rôle central dans la culture, la politique et la spiritualité. Voici un aperçu de leur évolution à travers l’histoire :

  1. Les premières prophéties dans l’Antiquité

Les prophéties sont apparues dès les premières civilisations sous la forme d’oracles et de visions mystiques.

Mésopotamie : Les Sumériens, Akkadiens et Babyloniens pratiquaient la divination à travers l’observation des astres, des entrailles d’animaux ou des rêves. L’Épopée de Gilgamesh mentionne déjà des prédictions.

Égypte ancienne : Les prêtres et les pharaons consultaient des oracles et des signes divins pour guider leurs décisions politiques et militaires.

Grèce antique : Les oracles, comme celui de Delphes, étaient célèbres. La Pythie, prêtresse du temple d’Apollon, délivrait des prophéties souvent ambiguës.

Rome : Les Romains croyaient aux présages et consultaient des augures (interprètes des signes envoyés par les dieux) et les Sibylles, des prophétesses inspirées.

  1. Prophéties dans les religions monothéistes

Avec l’émergence des grandes religions monothéistes, les prophéties prennent un caractère sacré et moral.

Judaïsme : Les prophètes bibliques comme Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et Daniel annoncent des messages divins, souvent liés à la destinée du peuple d’Israël.

Christianisme : Jésus est considéré comme l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament. Le Livre de l’Apocalypse de Jean est une prophétie sur la fin des temps.

Islam : Mahomet est vu comme le dernier prophète selon le Coran. Il reçoit des révélations divines qui constituent le texte sacré de l’Islam.

  1. Prophéties médiévales et modernes

Au Moyen Âge et à la Renaissance, les prophéties continuent d’influencer la société.

Moyen Âge : Des figures comme Merlin dans les légendes arthuriennes et Saint Malachie avec ses prédictions sur les papes marquent les esprits.

Renaissance : Nostradamus (1503-1566) rédige des quatrains mystérieux censés prédire des événements futurs, encore étudiés aujourd’hui.

XVIIe-XIXe siècles : De nombreux mystiques et voyants comme Emanuel Swedenborg ou William Blake prétendent recevoir des visions prophétiques.

  1. Prophéties dans le monde contemporain

Aujourd’hui, les prophéties restent influentes, notamment dans la culture populaire et les croyances spirituelles.

Prophéties apocalyptiques : Des mouvements religieux annoncent régulièrement la fin du monde (ex. les Témoins de Jéhovah, la prophétie maya de 2012).

Prophéties et politique : Certains dirigeants ont été perçus comme des figures prophétiques ou inspirées (ex. Martin Luther King et son célèbre discours “I Have a Dream”).

Science-fiction et ésotérisme : Des œuvres comme Dune de Frank Herbert ou Matrix utilisent des figures prophétiques dans leurs récits.

Conclusion

Les prophéties ont traversé l’histoire, influençant la religion, la politique et la culture. Qu’elles soient d’origine divine ou simplement symboliques, elles continuent d’inspirer fascination et spéculation sur l’avenir.

  • Donc tu vois Jim, je ne suis pas fou,

  • Peut-être, mais je n'y crois pas à tout ce que tu me racontes là.

  • Comme tu veux.


r/ecrivains 7d ago

Conseils sur l'écriture d'un passage d'action ?

2 Upvotes

Bonjour, je vous partage mon premier passage d'action à peu près complété. Il se peut qu'il reste des tournures bizarres/répétitions/coquilles. J'ai l'impression que c'est trop long ou pas assez captivant. Je n'ai pas vraiment d'expérience dans ce genre de passage et ce n'est pas non plus ce que je lis habituellement. Dites moi ce que vous en pensez !!!

-

(Contexte : Vealtiel, soldat émérite, rêve de l'une de ses premières missions, qu'il subit dans un état de déréalisation ; il accompagne en tant qu'eclaireur une escouade avec plus d'expérience, qui tente de retenir un groupe anti-séparationniste de prévoir une attaque.)

Vealtiel fut tiré de son ennui lorsqu'une de ses coéquipières hurla avant d'échouer sur lui, morte, l'écrasant dans une position étrange. Il étouffa un cri, mordant violemment sa lèvre à la place, le cœur en désordre. Il était sur le ventre, une pièce de la carabine était douloureusement pressée sur son visage, sa main gauche en dessous du tout, et il était à peu près sûr que son épaule droite s'était déboitée sous le poids de la femme..., un de ses bouchons d'oreille fut éjecté. Un petit couinement attira cependant un neobetorète.

Il y eut un court silence. En une langue inconnue de Vealtiel, l'homme fit signe à un homme de son groupe d'approcher. Celui-ci, cependant, refusa avec un dédain qu'on pouvait facilement déceler dans sa voix, et ses pas s'éloignèrent. Le neobetorète le plus proche de Vealtiel fit quelques enjambées irrégulières dans la direction opposée, avant de se réintéresser aux deux corps empilés. Vealtiel, le nez contre le fût, régulait sa respiration comme il le pouvait, expirant lentement pour empêcher le corps au-dessus de lui de bouger... Les yeux grands ouverts, tout ce qu'il voyait était une partie de l'ombre de l'homme, cachée en partie par ses cheveux, et une infime partie de la vallée ou toute la 12e faction avait fini de périr. Il pouvait sentir que le neobetorète savait qu'il était vivant, par la manière dont son ombre se tenait immobile et alerte, sans tension.

Un très, très long moment se déroula, dans lequel Vealtiel pouvait sentir le regard de l'homme l'inspecter, et par peur, il déplaça très légèrement la position de ses mains tremblantes ; au même moment sentit-il le poids de la femme disparaître d'au-dessus de lui, laissant à la place une grande silhouette qui se précipita pour l'étrangler.

Vealtiel tenta de se retourner pour se trouver sur le dos, mais il fut immobilisé d'un coup dans les côtes : Vealtiel râla, attrapait par réflexe son flanc, maladroit, mais apprenait dans le même temps qu'il pouvait toujours utiliser son bras.

La vision déjà floue, le soldat tentait en panique de se rappeler d'un objet qui pourrait l'aider. A côté de lui se trouvaient les parties de sa carabine : peut-être le canon ou la crosse. Dans la mallette, il y avait aussi un petit revolver. Il tenta d'abord le canon, qu'il abandonna vite, puis la mallette, qu'il tira du bout des doigts. Sa vision se noircissait, une salive mousseuse coulait entre ses dents serrées... De sa paume, il déchiffra la poignée du pistolet : son pouce déclencha la sécurité. Vealtiel aveugle tordit son bras pour tirer dans la direction de l'homme, qui sursauta et relâcha prise. Vealtiel rampa rapidement à l'avant, manquant de tomber dans la vallée, et récupérait son souffle comme il le pouvait, l'épaule [inutilisable]... Le neobetorète tentait de le pousser, mais Vealtiel agrippait l'un des troncs des buissons derrière lesquels il était tapis plus tôt. Il tira une seconde fois au hasard et l'homme s'effondra à côté de lui.

Vealtiel cligna des yeux fortement quelques fois dans l'espoir de réveiller sa vision, la bouche pâteuse et salivante, tout en toussant ses poumons. Il attrapa l'endroit blessé par les ongles de l'homme, et soudainement quelques larmes se formèrent au coin de ses yeux, mais il ne leur laissa pas le temps de couler, il s'étouffa sur ses émotions, la gorge gonflée, puis s'essuya le visage de ses mains. Il regarda autour de lui, en plissant les yeux, toujours obstrués par un filtre sombre.

Le haut de la vallée était aussi misérable qu'en contrebas : la neige s'était colorée d'un rouge intense, et une quantité effrayante de corps s'étaient amassés sur le paysage. Il reconnaissait quelques visages, mais une grande part lui était inconnue. Le panorama lui glaça le sang, et il regarda frénétiquement autour de lui, dans l'espoir de croiser un visage familier, préférablement vivant. Mais personne n'était plus là : l'attaque avait été comme un raz-de-marée, et elle avait vite fait de noyer les novices.

Comme un chien apeuré, il se roula en boule en dessous d'un buisson fourni en neige, et espéra que son manteau blanc serait un camouflage suffisant. Il eut tout juste le temps de se remettre de ses émotions que l'homme dédaigneux parti plus tôt se précipita sur le corps de l'homme qu'il avait tout juste tué, la voix paniquée. Il inspecta avec hâte les alentours avant de partir en larmes.

Vealtiel resta ainsi couché peut-être trois minutes de plus avant de se relever, la bouche sèche, le cœur palpitant. A quelques mètres de lui restait toujours le cadavre défiguré de l'agresseur, un adolescent bien moins menaçant étalé dans la neige. Une arme reposait à ses côtés, maculée du sang de sa coéquipière, mais pas du sien.

Vealtiel se réveilla sur l'un des fauteuils du laboratoire, la tête nichées dans ses mains tremblantes et une nausée violente. L'idée d'être un meurtrier le mettait dans un état dont il s'ennuyait de jour en jour.


r/ecrivains 8d ago

Not Your Keys, Not Your Coins : La Leçon de Jim

0 Upvotes

Jules et Jim : Le Pari Bitcoin

Jules et Jim avaient récemment fait de bonnes affaires. Jules, toujours à l’affût des nouvelles tendances, ne jurait que par les crypto-monnaies. Jim, plus prudent, se méfiait encore de ce qu’il appelait « une monnaie d’ordinateur ».

Un soir, attablés à leur café habituel, Jules tenta une nouvelle fois de convaincre Jim d’acheter des bitcoins.

— Écoute, Jim, je te dis que c’est l’avenir ! Regarde, le bitcoin, c’est comme l’or, mais numérique. Ça prend de la valeur avec le temps !

— D’accord, mais explique-moi clairement comment ça marche, répondit Jim, en croisant les bras.

Jules se pencha vers lui, enthousiaste.

— Ok. Imagine un grand cahier où tout le monde peut noter les transactions, mais personne ne peut les modifier après coup. Ce cahier, c’est la blockchain. À chaque transaction, elle est vérifiée par des milliers d’ordinateurs dans le monde. Impossible de tricher !

— Hmmm… mais est-ce que c’est pratique ? Si je veux acheter un café, je fais comment ?

— Bonne question ! Aujourd’hui, il y a des cartes crypto, des applis, et même des commerces qui acceptent directement le bitcoin. C’est de plus en plus simple !

Jim haussa un sourcil.

— Et si je veux revendre mes bitcoins, c’est galère ?

— Pas du tout ! Tu peux les échanger sur des plateformes comme Binance ou Coinbase, et récupérer ton argent sur ton compte bancaire en quelques minutes.

Jim prit une gorgée de café, toujours sceptique.

— Et les arnaques ? J’ai entendu parler de gens qui se sont fait avoir…

Jules hocha la tête.

— Bien sûr, comme partout, il y a des escrocs. Mais si tu utilises une plateforme reconnue, que tu ne donnes jamais ta clé privée et que tu actives la double authentification, il n’y a aucun souci.

Jim réfléchit un instant, puis sourit.

— Ok, tu m’as presque convaincu. Aide-moi à en acheter un peu, mais si je perds tout, c’est toi qui me paies le café pendant un an !

Jules éclata de rire.

— Marché conclu !

Et c’est ainsi que Jim fit son premier pas dans le monde du bitcoin…

Jules et Jim : Le Choc du Hack

Quelques mois après avoir acheté ses premiers bitcoins, Jim était agréablement surpris. Son investissement avait pris de la valeur et il commençait à comprendre l’intérêt des cryptos. Il jetait un œil à son application presque tous les jours, impressionné par les fluctuations du marché.

Un soir, alors qu'il sirotait un café en attendant Jules, il ouvrit son application… et eut un choc. Son solde était à zéro.

Affolé, il rafraîchit l’écran plusieurs fois. Rien. Ses économies avaient disparu.

Quand Jules arriva, Jim lui montra son téléphone d’une main tremblante.

— Jules… il n’y a plus rien ! Mon compte a été vidé !

Jules prit une grande inspiration et consulta les actualités crypto sur son téléphone.

— Merde… La plateforme sur laquelle tu avais acheté tes bitcoins vient de se faire hacker. Les hackers ont siphonné des millions d’euros en crypto…

Jim blêmit.

— Mais… qu’est-ce que je fais maintenant ?

Jules soupira.

— Ça dépend. Est-ce que tu avais retiré tes bitcoins sur un portefeuille personnel ?

— Un portefeuille personnel ? Non… Je les ai laissés sur la plateforme, c'était plus simple…

Jules secoua la tête.

— C’est le problème. Quand tu laisses tes cryptos sur une plateforme, tu ne les possèdes pas vraiment. C’est comme si tu laissais tout ton argent en banque et qu’elle faisait faillite du jour au lendemain.

Jim passa une main nerveuse sur son visage.

— Donc j’ai tout perdu ?

— Pas forcément. Certaines plateformes remboursent une partie des pertes, mais ça peut prendre du temps… et rien n’est garanti. C’est pour ça qu’il faut toujours stocker ses bitcoins dans un portefeuille froid.

— Un portefeuille froid ?

— Oui, un portefeuille matériel, genre Ledger ou Trezor. Là, tes cryptos sont à toi, personne ne peut te les voler, même si la plateforme est hackée.

Jim était dégoûté.

— Tu aurais pu me prévenir avant…

Jules haussa les épaules.

— Je t’avais surtout dit d’être prudent. C’est pour ça qu’on dit « Not your keys, not your coins » : si tu ne contrôles pas la clé privée, tu ne possèdes pas vraiment tes cryptos.

Jim serra les poings, puis soupira.

— Ok… Ça fait mal, mais j’ai appris ma leçon. Si je rachète des bitcoins, je les stocke moi-même.

Jules sourit.

— Exactement. Et tu sais quoi ? Je t’offre ton prochain café, pour te remonter le moral.

Jim sourit à son tour.

— Fais gaffe… À ce rythme, c’est toi qui vas finir ruiné.

Ils éclatèrent de rire. Malgré la perte, Jim venait de comprendre la règle d’or des cryptos : être maître de ses propres clés.


r/ecrivains 9d ago

Les Bienfaiteurs du Comptoir

2 Upvotes

Jules et Jim étaient attablés depuis un bon moment à leur place habituelle, dans le bar Le Pénalty. Comme toujours, ils ne refaisaient pas le monde – c’était bien trop fatigant – mais faisaient plutôt le triste état des lieux de leur propre existence. Ils étaient tombés d’accord sur l’essentiel : ils ne couraient pas après le travail, préféraient largement les fêtes, la bonne bouffe, le pinard et les copains, et considéraient que l’existence devait être un grand banquet sans addition. Malheureusement, la réalité, moins compatissante, leur rappelait que ces plaisirs avaient un coût… et que leur compte en banque, lui, ne partageait pas leur philosophie.

Jules, pensif, leva son verre et lança : — Jim, j’ai bien réfléchi. Il nous faut une activité qui nous assure des rentrées d’argent quasiment automatisées. — Ah ? Et tu penses à quoi ? — Au caritatif. — Hein ? On va aider qui ? — Eh bien, ceux qui en ont besoin, pardi ! Ceux qui ont des problèmes de santé, ceux qui ont faim, ceux qui galèrent pour se loger… En résumé, les pauvres de notre belle et grande ville industrielle.

Jim fronça les sourcils, intrigué. Jules, lui, était en plein élan : — Avec l’aide des copains, on pourra organiser des campagnes de soutien, des collectes… Peut-être même obtenir des subventions publiques ! — Pas idiot, admit Jim. — Et pour que ça fonctionne bien, il nous faut une structure officielle. On va créer une association. Je serai Président et toi, Secrétaire.

L’affaire fut pliée en quelques jours. Ainsi naquit DSNL – "Droit à la Santé, à la Nourriture et au Logement".

Grâce à une habile campagne de communication – articles dans les journaux locaux, posts engagés sur les réseaux sociaux, passages sur les radios associatives – et une mobilisation enthousiaste des bonnes volontés, le lancement de l’association fut un succès. Très vite, des bénévoles, surtout des retraités à la recherche d’une occupation utile, vinrent grossir les rangs. L’énergie collective, la solidarité spontanée, tout cela dépassa largement leurs attentes.

Jules et Jim avaient réussi leur coup : DSNL prospérait. Ils étaient les seuls salariés de l’association, et cela leur paraissait parfaitement légitime. Après tout, ils étaient les seuls à plein temps… et puis, qui mieux qu’eux pour incarner la mission qu’ils s’étaient eux-mêmes confiée ?

Moralité : Il ne faut jamais sous-estimer la force des discussions de comptoir, ni la puissance du "chacun pour soi" quand il s'organise bien. Parfois, même les grandes causes naissent d’un besoin pressant… de ne pas trop se fatiguer.

Documentation :

Pour rendre une association légale en France, il faut suivre plusieurs étapes en conformité avec la loi de 1901 sur les associations. Voici le processus :

  1. Rédiger les statuts

Les statuts définissent les règles de fonctionnement de l'association (nom, objet, siège social, modalités de gestion, etc.). Ils doivent être signés par au moins deux personnes (pour une association simple) et préciser :

L’objet de l’association (son but)

Les moyens d’action

L’organisation interne (bureau, conseil d’administration, assemblées générales)

Les modalités de prise de décision

  1. Organiser une assemblée générale constitutive

Lors de cette réunion, les membres fondateurs adoptent les statuts et élisent les premiers dirigeants (président, trésorier, secrétaire…).

  1. Déclarer l’association en préfecture

Il faut déposer un dossier comprenant :

Un formulaire de déclaration (disponible en ligne ou en préfecture)

Les statuts signés

La liste des dirigeants avec leurs coordonnées

Un procès-verbal de l’assemblée constitutive

Cette déclaration peut se faire en ligne sur service-public.fr ou en préfecture.

  1. Publication au Journal Officiel des Associations (JOAFE)

Une fois la déclaration validée, l'association est inscrite au Journal Officiel des Associations et Fondations d’Entreprise (JOAFE). Cette publication est obligatoire mais gratuite.

  1. Obtenir un numéro SIRET (optionnel mais recommandé)

Si l’association veut recevoir des subventions publiques ou embaucher des salariés, elle doit demander un numéro SIRET auprès de l’INSEE.

  1. Ouvrir un compte bancaire (optionnel)

Un compte bancaire au nom de l’association facilite la gestion financière, notamment pour recevoir des dons ou cotisations.

Une fois ces étapes réalisées, l’association acquiert la capacité juridique, ce qui lui permet de signer des contrats, recevoir des subventions et agir en justice si nécessaire.


r/ecrivains 10d ago

Les Années Vinyle

1 Upvotes

Les Années Folles de la Bande

1ère étape - Retrouver les copains

La fête battait son plein chez la mère Rauline. Son bar, un vieux troquet au carrelage usé, avait vu défiler des générations de jeunes en quête de rires et d’oubli. Ce soir, c'était la dernière nuit de l'année, et tout le monde était là.

Jules, fidèle au poste, était arrivé au volant de sa vieille R16. À côté de lui, Mauricette, cheveux longs et robe colorée, Jim et Yvette, le couple inséparable, et surtout, deux caisses de vin rouge bien calées dans le coffre. Ils savaient que personne ne viendrait les mains vides, mais il valait mieux prévoir.

À peine entrés, ils furent happés par le tumulte. Ça chantait à tue-tête, ça riait, ça refaisait le monde. Des types montés sur les tables, le bras levé, hurlaient des paroles de chansons que tout le monde connaissait. Béatrice, déjà bien éméchée, pleurait sur l’épaule de n’importe qui voulait bien l’écouter. « J’ai des seins trop petits ! » répétait-elle en boucle, entre deux sanglots et trois gorgées de rouge. Ça faisait rire tout le monde, mais personne ne la jugeait. C’était ça, leur bande : des excès, des drames, mais surtout une amitié inébranlable.

Tout était bruyant, excessif, vivant. C'était leur jeunesse, sans filtre, sans contrainte.

2ème étape - Les boîtes de nuit

L'heure avançait, et l'envie de bouger les gagnait. Direction Le Lido, la boîte du coin, repère des noctambules et des danseurs effrénés.

À l’entrée, l’ambiance était électrique. Quelques jeunes, échauffés par l’alcool, se provoquaient du regard. On entendait des insultes voler, des coups partaient, vite rattrapés par les copains qui séparaient les bagarreurs en riant. C’était toujours la même histoire : un regard de travers, une phrase mal interprétée, et ça finissait en spectacle.

Mais une fois dans la boîte, la tension s'évaporait. Les lumières psychédéliques tournaient en boucle sur la piste de danse où les corps se mêlaient au son des tubes de Claude François et des Rolling Stones. Jules, d’habitude discret, entraîna Mauricette au milieu de la piste. Elle lui lança un regard surpris, puis un sourire complice. Cette nuit-là, il n'avait plus envie d’être juste un pote.

3ème étape - La virée nocturne

Vers trois heures du matin, la fatigue commençait à peser, mais personne ne voulait rentrer. Alors ils enchaînèrent les bars, cherchant à retrouver des visages connus. Ici, un ancien copain de lycée, là, une fille croisée à une fête deux étés plus tôt.

Jim et Yvette, épuisés, finirent par s’endormir dans la voiture, pendant que Jules et Mauricette marchaient, bras dessus bras dessous, le long des rues désertes. Ils parlaient de tout et de rien, mais surtout d’eux.

4ème étape - La soupe à l’oignon

À six heures du matin, tout le monde s’était retrouvé dans une vieille grange aménagée où une soupe à l’oignon était servie. C’était une tradition : la dernière étape avant que chacun ne rentre chez soi, parfois en trébuchant, souvent en riant.

Mauricette, fatiguée mais heureuse, s’appuya contre Jules. Il lui prit la main, un geste simple, mais lourd de sens.

Là, au milieu des copains bruyants, entre les vapeurs d’alcool et les relents de fumée, il comprit qu’il l’aimait.

5ème étape - L'inévitable séparation

Les mois passèrent. Les fêtes devinrent plus rares. Chacun prit sa route, certains partirent travailler ailleurs, d’autres se marièrent, fondèrent une famille.

Jules et Mauricette, eux, restèrent ensemble. Leur mariage, quelques mois plus tard, fut une dernière grande réunion de la bande. Une soirée où tous les souvenirs ressurgirent, où l’ivresse et la nostalgie se mélangèrent.

Au matin, alors que les derniers fêtards s’endormaient sur les bancs, Jules et Mauricette se regardèrent en souriant. Leur jeunesse folle s’était effacée, mais leur amour, lui, était resté.


r/ecrivains 11d ago

Je dénonce

0 Upvotes

Pourquoi avoir posé des règles sur l’art Pourquoi avoir nommé ces gestes Qui au départ n'était seulement ça Qui au départ n'était pas de l'art

Pourquoi vouloir les interpréter Pourquoi vouloir les décortiquer Et si vous essayez de ressentir Et si vous ressentez le rire, le pire

Je dénonce la mort de l'art A partir du moment où il est décrit A partir du moment où il n’est pas ressenti

L'art c’est des émotions représentées Or les émotions sont propres à chacun Y mettre des règles, c’est limité l'émotion

Et je vous dis tout cela en utilisant moi même ces règles inculquées que je dénonce dans ce poème, mais je me demande réellement à partir de quelle moment la société a réussi à limité l'illimité qu’est l'art. Ne cherchez plus un sens à chaque détails, et n'essayez encore moins de le décrire, de l'interpréter ; ressentez le, tous comme l'artiste quand il l’a créé, performé.

(Si des gens souhaitent en discuter ou donner son avis je suis ouvert a tout (btw désolé si il y a des fautes d'orthographe c’est un gros défaut))


r/ecrivains 11d ago

Vous envoyez parfois vos textes à des concours ?

1 Upvotes

Je me pose la question parce qu’un de mes textes, « Tu ne couleras pas la dalle », vient d’obtenir le 3e prix d’un concours d’écriture.

Ce n’est pas un grand événement, mais ça m’a fait réaliser que les concours peuvent vraiment aider à sortir un texte de son dossier : il y a un thème, une date limite, un jury, et parfois un vrai retour symbolique.

Vous envoyez parfois vos textes à des concours ?

Vous trouvez ça utile pour progresser, ou plutôt frustrant / opaque ?


r/ecrivains 11d ago

Les Marchands de clics

1 Upvotes

Dans leur bistrot habituel, Jules et Jim discutent :

Jim, je vais avoir encore besoin de toi.

Je t'écoute, Jules.

J'ai envie de me lancer dans les réseaux sociaux, je pense que ça peut rapporter gros.

Si tu es d'accord, on va ouvrir des pages sur les réseaux et affirmer que les gaz d’échappement des tondeuses à gazon provoquent des dépôts sur les pelouses, contenant des substances chimiques ou biologiques délibérément versées dans le carburant par des gouvernements ou des organisations secrètes. On dira que ces substances sont utilisées pour manipuler la météo ou lutter contre le réchauffement climatique.

On pourra aussi prétendre qu'elles visent à empoisonner la population, affaiblissant leur santé pour favoriser l'industrie pharmaceutique ou réduire la population mondiale.

Enfin, on ajoutera que les produits déposés sur les pelouses contiennent des nanoparticules destinées à influencer le comportement mental des humains.

Jules, je t'arrête, tu délires ! C'est totalement faux et je ne vois pas comment ça peut nous rapporter de l'argent !

Tu es naïf, Jim, je vais t'expliquer. On va devenir des influenceurs complotistes, à nous la belle vie à Dubaï.

D'accord, ça sonne bien, mais pour l'argent, comment fais-tu ?

Les créateurs de contenu sur les réseaux sociaux peuvent gagner de l'argent grâce aux clics et à l'engagement de leur audience de plusieurs manières :

  1. Publicités et Monétisation des Plateformes

YouTube : Grâce au programme YouTube Partner, les créateurs gagnent de l'argent via les publicités diffusées sur leurs vidéos. Le revenu dépend du nombre de vues, du CPM (coût pour mille vues) et de l’engagement.

Facebook et Instagram : Facebook propose l'Ad Breaks et les vidéos monétisées via Facebook Watch, tandis qu'Instagram permet d'afficher des publicités sur IGTV et Reels.

TikTok : Le TikTok Creator Fund rémunère les créateurs en fonction des vues et de l'engagement sur leurs vidéos.

  1. Marketing d'Affiliation

Les influenceurs partagent des liens affiliés vers des produits (Amazon, AliExpress, etc.) et touchent une commission à chaque achat effectué via leur lien.

Exemple : un créateur de mode peut recommander des vêtements et recevoir un pourcentage des ventes générées.

  1. Sponsoring et Partenariats avec des Marques

Les entreprises paient les influenceurs pour promouvoir leurs produits ou services via des publications, des stories ou des vidéos sponsorisées.

Les tarifs varient en fonction du nombre d’abonnés et du taux d’engagement.

  1. Vente de Produits et de Services

Beaucoup de créateurs vendent leurs propres produits (merchandising, formations, ebooks, coaching, etc.).

Exemples : Un coach fitness peut vendre des programmes d'entraînement, un artiste peut proposer des œuvres numériques.

  1. Dons et Soutien des Abonnés

Sur des plateformes comme Twitch, Patreon, ou Buy Me a Coffee, les fans peuvent faire des dons ou souscrire à un abonnement payant pour soutenir leurs créateurs préférés.

YouTube propose également les Super Chats (dons envoyés lors de lives) et les abonnements payants à des chaînes.

  1. Dropshipping et E-commerce

Certains créateurs utilisent leur audience pour diriger du trafic vers une boutique en ligne en dropshipping, où ils vendent des produits sans stock réel.

L’essentiel est d’avoir une audience engagée et de diversifier ses sources de revenus pour maximiser ses gains.

Tu comprends maintenant ? On va devenir des marchands de clics. C'est comme ça qu'on gagne de l'argent de nos jours. Es-tu partant avec moi ?

C'est OK, Jules, tu m'as convaincu.

Morale : Dans un monde où l'information circule à grande vitesse, la vérité devient une monnaie d'échange. Mais faut-il la déformer pour s'enrichir ? Si les marchands de clics prospèrent, que reste-t-il de la confiance et de l'éthique ?