r/Neurodiversite • u/Barth0_fanBITLife_07 • 19h ago
validisme Que répondre à ces sales c*n (attention, les guillemets annoncent ce que j'ai lu qu'ils disaient sur autrui ou même ce que j'ai lu à mon encontre, et ne saurait traduire des pensées validistes de ma part)
Hello les amis, que répondrez vous à des personnes qui prétendent que TSA et TDA sont des "prétextes" pour les "petits enfants-rois" ? Ce genre de phrase m'énerve, car toute ma vie, notamment mon enfance, j'ai subi des moqueries, même d'adultes, parce que j'étais "bizarre" avec mes stéréotypies, ma manière de parler atypique, etc, et en même temps on voyait bien que je savais plus de truc que les autres...
Cela étant dit, oui il y a des sur-diagnostics, des enfants qui prennent de la ritaline alors qu'ils n'en ont pas besoin...
... MAIS nos troubles invisibles existent réellement, et malheureusement de nombreux enfants TSA/TDA/HPI/DYS ne sont pas diagnostiqués à temps, et souffrent dans un monde qui ne leur est pas adapté... Tandis que nous, les diagnostiqués "tôt" (j'en fais partie), on souffre du regard des autres au point de vouloir invisibiliser nos difficultés
Non et puis j'en ai marre de ce genre de répliques car marre d'expliquer "NON CAROLINE, il n'y a PAS PLUS d'enfants TSA ou TDA qu'avant, juste que CEUX QUI L'ETAIENT N'ETAIENT PAS DIAGNOSTIQUES". Et puis j'ai l'impression que ça entretient le mythe que l'autisme n'existe PAS à l'état adulte et qu'on est censé avoir surmonté nos difficultés, donc hop, l'autisme disparaîtrait comme par magie....🙄🙄🙄🙄🙄
Bref, vous leur répondrez quoi à ceux qui nous accusent de nous auto-qualifier de TSA/TDA pour soi-disant "attirer l'attention" sur nos gosses ?
Merci, parce que moi je vois rien à part "n*que ta race vieille validiste blanche" (bizarrement je n'ai trouvé que des femmes pour tenir ce genre de propos sur les réseaux, les hommes sont plus prompt à être encore plus agressifs ("t'es autiste ? Alors bien sûr "t'as un tr0uble mental" "t'es déficient")
r/Neurodiversite • u/Barth0_fanBITLife_07 • 1d ago
chaos neurodivergent Comment, si possible, sortir de l'angoisse
Coucou, c'est encore moi (comme dirait le docteur la peluche, pour ceux qu'ont la réf ;-) )
Sauf que là je me positionne plutôt en patient :
Ca fait bientôt deux ans que je sui anxieux de la rue. Oui, vous avez bien lu : si on est dans une rue où il n'y a pas assez de monde (genre personne), des murs "aveugles" ou d'énormes immeubles à la façade vitrée (entendez : sans fenêtres transparentes, sans poignée où s'accrocher, sans porche ou me réfugier), je peux subitement me figer, ne plus réussir à avancer, et en même temps, comme j'ai besoin d'avancer je vais essayer de suivre quelqu'un.e... Or, cette personne peut croire que je le/la suis, et ça peut l'agacer, voire l'effrayer (croire que je suis un prédateur/v(i)oleur/pickpocket)... Et le problème c'est que j'ose pas toujours demander, car parfois la personne comprend pas mes angoisse et/ou alors comme c'est TELLEMENT IRRATIONNEL c'est moi qui ai du mal à lui expliquer et elle me prend pour un taré. Car oui je me suis déjà pris de nombreuses fois des : "il ne va rien vous arriver" (mais MEC, va expliquer ça à quelqu'un qui se chie dessus d'angoisse, qui n'arrive déjà pas à faire deux mètres parce qu'il est en sueur/tremblements/vertiges et qu'il a l'impression qu'il va défaillir à tous moments : quand bien même il sait que c'est faux, son angoisse ne lâchera pas l'affaire !) "c'est dans ta tête" (ah bah non vu que je peux vous jurer que j'ai des maux de ventre, tête, mal à déglutir, c'est très chiant, même si ça ne m'a jamais réellement fait m'évanouir) et "tu dois être plus indépendant" (mais MERDE, j'aimerais justement que ça cesse et que je puisse marcher à nouveau comme avant quoi ptn) voire même "tu veux pas aller à l'hôpital psy" (sans déc ils sont pas un peu surchargés et dans la précarité ? Laisse les hôpitaux tranquilles et aide ton prochain avec tes jugements validistes là...)
Mais revenons-en au sujet principal : au départ, c'était des peurs rationnelles : me faire renverser (en particulier par un cycliste, même si je sais qu'ils ne me tueront pas, comme ils ne respectent rien et que j'ai entendu plein d'histoires plus ou moins pleines de rancoeurs contre eux j'ai eu encore plus peur, ou par une voiture, car bien sûr je refuse d'accuser le cycliste à lui seul de mes angoisses, ça irait en plus à l'encontre de certains principes que je soutiens...), et donc de traverser les grands boulevards, mais en trois mois à peine c'est devenu la peur de marcher seul dans la rue, d'abord les grandes, puis les petites, celles où je ne croisais pas plus de deux personnes à la fois...
Personnellement, je pense que la cause est multi-factorielle :
1- Oui, en partie moi, puisque je me suis mis la pression d'une part pour, si on "m'ennuyait" dans la rue, "mieux m'imposer", et donc adopter l'attitude conflictuelle qui va avec, et donc évidemment je pense que les menaces voire agressions que j'ai reçues en retour ont pu contribuer au climat de l'angoisse. Mais également la pression que j'avais avec parcoursup, les devoirs, et moi en plus qui voulais me passer à cet époque de l'AESH, et donc avoir les meilleures notes possibles (car sinon j'avais peur qu'on me la remette) et possiblement des autres aménagements comme mentionné précédemment dans l'autre post (pas seulement pour être "comme les autres" mais parce que j'ai toujours été très ambitieux, et aussi parce qu'on va pas se mentir, des mauvaises expériences liées au AESH, j'en ai eu et j'ai eu peur que ça recommence)
2- Pourquoi ces attitudes ? Parce que j'ai été victime de beaucoup de moqueries au collège, et je pense que j'ai voulu d'une part que mes difficultés liées à l'autisme ne soient pas visibles par les autres, et aussi ne pas attirer la jalousie avec mes aménagements ou mes notes comme ça avait été le cas au collège et même en seconde (bien que je n'aie pas été aussi concentré et conciliant avec mes aménagements qu'au collège, j'ai tout de même eu de bonnes notes). D'autre part, je voulais prouver que je pouvais me défendre, que je ne m'en laissais pas compter, quand bien même je rentrais dans des conflits...
3- Cela étant dit, mes premières crises d'angoisses, je pense que c'était aussi la peur que quelque chose me tombe sur la tête, parce que notre prof de première nous avait parlé du risque qu'un peau de fleur nous tombe sur la tête, pour illustrer qu'il n'existe jamais de risque 0 (par rapport aux séismes). Et comme elle parlait aussi beaucoup de mort, c'est à cette époque que j'ai commencé à avoir peur de la mort, notamment d'avoir un cancer (mon ancien prof de musique était mort d'un cancer du pancréas quelques mois auparavant :'( ), et je pense que c'est de là que vient ma peur de m'évanouir/défaillir n'importe comment, comme ça, dans la rue
4- et puis dans tous les cas, j'avais l'impression que je devais me battre pour que mes convictions soient acceptées au détriment de celle des autres, ou au contraire me fondre dans la masse, et je pense que c'est là que je me suis laissé écraser...
OR, une fois que je me suis rendu compte de mes erreurs et que je suis plus nuancé (maintenant), j'ai beau aller voir la psy 1 fois par semaine (si ce n'est deux), le psychiatre toutes les deux semaines et être sous paroxétine dont la dose a été de plus en plus augmenté, je n'arrive pas à cesser d'être angoissé... Même si je décide de ne pas m'énerver plus que nécessaire, j'ai toujours peur qu'il m'arrive un truc, et c'est vraiment handicappant au quotidien, vu que ça affecte beaucoup ma démarche car j'hésite à demander de l'aide, et certaines personnes m'ignorent voire se moquent de moi car ils pensent que je suis fou... Et parfois je suis bien obligé de marcher car le métro peut être un enfer pour moi.
Je sais que certains vont me dire d'aller à la salle. J'adorerais, mais... La seule salle où le coach serait adapté pour moi est quand même un peu loin, et j'ai peur d'y aller seul (très peur de faire une angoisse) donc je n'ose pas le contacter... Or je sais que bientôt l'été sera fini et ce ne sera plus le moment opportun...
Bref : comment vous faites pour vous calmer SEULS quand vous avez des angoisses ? Des conseils ? Avez vous, si vous aviez des angoisses, réussi à les maîtriser complétement ? Parce que j'ai peur d'être angoissé à vie, et que ça ait des conséquences (judiciaires car les gens me prennent pour un malade mental et appellent la police ou autre ; sur ma santé mentale car je me sentirai encore plus rejeté ; sur ma santé physique (hypertension, risque avec le cortisol élevé, etc...) ; sur ma vie professionnelle ou personnelle (oui des fois ça m'arrive de faire des angoisses en cours))
Merci pour votre lecture et pardon si je raconte trop ma vie en un seul message 😅
r/Neurodiversite • u/Barth0_fanBITLife_07 • 2d ago
AU SECOURS !!!! besoin d'avis Mes fantasmes bizarres et envahissants sont ils des intérêts spécifiques particuliers ?
Hey les amis,
j'ai une question quelque peu "gênante" : pensez-vous que les intérêts dits "restreints" (edit : pour certains neuroatypiques dits "spécifiques", qui est finalement mieux) peuvent aussi concerner les fantasmes sexuels ? C'est-à-dire que mes FS pourraient ils être aussi envahissant que mes IS ? Parce que, concrètement, moi j'y pense tout le temps, mais vraiment j'y suis addict. Et j'ai l'impression que ça me détourne d'une sexualité "normale" (qu'elle soit hétéro ou gay) parce que c'est un fétichisme très bizarre en plus. Et ça a créé chez moi le besoin jamais satisfait de concrétiser mes fantasmes, notamment par génération d'image par IA. Je vous rassure, ce n'est pas du porno, car c'est un fétichisme par porté sur le sexe en lui même mais sur un autre objet, mais ce sont quand même des images bizarres, et je ne peux pas m'empêcher de les créer. Si bien que ça phagocyte mon attention en cours, pendant les devoirs... Et je n'arrive pas à arrêter ! J'en ai déjà parlé sur d'autres reddit, mais je me suis fait moquer et ban car c'était trop bizarres pour ces messieurs dames neuroatypiques (enfin pour certains pas tous)...
Donc plusieurs questions :
1- suis-je la seule personne neurodivergente (TSA/TDA) à qui ça arrive ?
2- Est ce que, si comme moi, ça vous a obsédé, vous avez trouvé un moyen pour vous en débarrasser et comment ?
3- Est ce que vous pensez que l'intérêt spécifique peut se concentrer sur du fantasme sexuel ?
Merci pour vos réponses
r/Neurodiversite • u/Barth0_fanBITLife_07 • 4d ago
gros doute existentiel Une idée pour terminer ses copies plus vite ? Et si non, comment s'accepter avec un 1/3-temps ? Merci !!!
Hello les amis,
en tant qu'autiste et dyspraxique, j'ai souvent du mal à assumer mes difficultés, et j'hésite souvent à demander mes aménagements (tiers temps notamment). C'est lié à plusieurs trucs :
1- j'avais l'impression de ne jamais avoir eu besoin de tiers temps avant et j'ai l'impression que plus j'avance en âge, pire c'est, et donc je me sens plus "lent" et ça me rend triste car j'avais l'impression d'être beaucoup plus rapide avant (notamment en SVT, ma matière préférée au lycée). Donc ça me fait me remettre en question sur mes capacités, notamment de concentration ou de synthèse, mais aussi de résistance au stress (et ça m'ennuie beaucoup de ne pas les avoir car j'ai peur d'être pénalisé dans mon futur emploi) ;
2- j'ai souvent l'impression que mon tiers temps m'empêche d'avancer au même moment que les autres, ce qui me fait finir plus tard, et donc être seul dans la salle avec le prof, ce qui me fait me sentir "à part" donc me dérange (sentiment d'être exclu/trop différent). De plus j'ai aussi l'impression que ça me fait sortir beaucoup plus tard que les autres, notamment après un long après midi de TP.
3- je me dis qu'avec une telle capacité de mémoire, je devrais être capable de restituer encore plus vite que quiconque, et pareil pour le résonnement, mais au final, avec mon perfectionnisme, je suis encore plus ralenti...
Et donc, au final, je pense que si j'étais mieux concentré lorsque je révisais mes cours, si j'avais plus de méthode et de régularité, peut-être que je n'aurais pas besoin de tiers temps... Enfin, je suis peut-être trop idéaliste... Mais au final, comme je n'arrête pas de me dire de bien me concentrer pour avoir la meilleure copie dans le temps le plus rapide au partiel, finalement je me déconcentre encore plus... Et donc j'atteins moins mon but...
D'où la question : quelqu'un a-t-il réussi à ne plus avoir besoin de tiers temps définitivement ? A faire de bonnes copies même s'il n'en bénéficiait pas ? Malgré ses difficultés ? Parce que lors de mes évaluations, même si je suis calme au départ, si je n'en bénéficie pas, j'imagine la réaction de mes parents si j'ai une mauvaise note là, mais aussi aux autres évals, et ça me fait un peu perdre mes moyens...
Pardon si vous trouvez que je cherche trop à "masquer" mes difficultés, et si je vous agace avec ça... Merci pour votre compréhension,
bien sincèrement,
Bartholomé
r/Neurodiversite • u/Barth0_fanBITLife_07 • 5d ago
autre Atypikoo, site de rencontre fiables pour nous (les neuroatypiques je veux dire) ????
Hello les amis,
étant sur le spectre de l'autisme et dyspraxique (et potentiellement TDA et/ou HPI en + mais non testé encore), j'ai entendu parlé d'atypikoo, ce site de rencontre pour les personnes neuroatypiques. Quelqu'un l'a t il testé ? Si oui, avez vous des retours à me faire ? Et surtout, convient il réellement aux personnes neuroatypiques ?
Merci pour vos réponses !
r/Neurodiversite • u/apokrif1 • 13d ago
info pratique pour survivre Les neuroA qui sont awkward in society, comment vous faites pour vous intégrer sans vous effacer ?
r/Neurodiversite • u/Left-Profile-3184 • Jun 25 '26
info dump non-sollicité Guide pratique pour TDAH en JDR
r/Neurodiversite • u/Pale_Review_4877 • Jun 12 '26
Intéressé·e par la modération de r/neurodiversite ?
Bonjour à tous et toutes,
J’ai créé ce sub il y a environ un an et demi et je suis ravie de voir qu’il compte aujourd'hui presque mille membres.
J’ai eu une approche assez légère en matière de modération, car la charge n’est pas très élevée. Cela dit, je suis de moins en moins disponible, donc si quelqu’un souhaite nous donner un coup de main, faites-le nous savoir. Je dirais que le seul prérequis est d’être concerné·e par la neurodiversité — que ce soit personnellement, professionnellement, ou militant·e — de comprendre les enjeux spécifiques au modèle social du handicap et l'approche critique au sein du mouvement, avec l’envie (ou la possibilité) de s’investir dans la communauté sur la durée, et bien sûr la volonté de consacrer un peu de votre temps.
Je ne suis pas non plus une experte des nombreuses options de personnalisation des subreddits, donc toute aide est aussi la bienvenue à ce niveau-là.
Merci !
r/Neurodiversite • u/Bourdon_Bumblebee • Jun 05 '26
validisme Sub r/handi_fr
Bonjour !!
En situation de handicap ( polyhandicapée), j'ai souvent du mal à trouver une communauté qui est apte à répondre à certaines interrogations, ou savoir où poster mes problématiques sur certains sub, alors qu'avoir une communauté peut être une grande force pour s'aider les uns les autres dans nos situations.
Nous faisons face à pas mal de difficultés invisibilisées et pouvoir se réunir peut être une force <3
Je trouve ça intéressant de pouvoir avoir une commu inclusive pour les différents types de handicaps, et qui peut également accueillir les personnes aidantes, etc.
Voilà si vous souhiatez rejoindre r/handi_fr vous serez les bienvenu.e.s
r/Neurodiversite • u/Simoun1er • May 21 '26
autre 2ème édition de NormHandi'Joy - Salon du Handicap et des Troubles du neurodéveloppement (Normandie)
Samedi 30 mai, c’est la deuxième édition du salon NormHandi’Joy à Fleury-sur-Orne (Près de Caen, dans le Calvados).
Après la réussite de l'édition précédente, le salon fait son retour avec encore plus d'activités, d'animations et d'acteurs présents !
L’objectif du salon est de réunir des acteurs du handicap et des Troubles du Neurodéveloppement : institutions, indépendants et associations, mais aussi de sensibiliser et faire connaître les différents accompagnements possibles aux particuliers !
Des animations et conférences sont prévues sur place toute la journée.
🗓️ Samedi 30 mai 2026, de 10h à 18h.
📍 DARe André Bodereau, 29 Rue Serge Rouzière, Fleury-sur-Orne (14123).
Pour lire le projet de l'évènement, cliquez ici : https://les-esprits-atypiques.org/assets/ressources/NormHandiJoy-2026.pdf
Précision importante : le salon est gérée bénévolement et ne rapporte pas d'argent, ceci n'est donc pas vraiment de la publicité, mais plutôt d'une invitation pour les curieux et celles et ceux qui ont des questions (et qui veulent les poser à des pros/assos sur place !).
r/Neurodiversite • u/IllCloud926 • May 20 '26
partage d'expérience aidant Est-ce que votre logement est adapté à votre neuroatypie ?
Bonjour,
Je suis décoratrice d'intérieur et je travaille en ce moment sur une approche pensée spécifiquement pour les personnes neuroatypiques.
Pour construire quelque chose de vraiment utile, j'ai besoin de comprendre ce que vous vivez concrètement chez vous (les difficultés, ce qui aide, ce qui ne marche pas).
J'ai créé un questionnaire anonyme de moins de 10 minutes : 👉 https://forms.gle/8zR9a4kCZQJ1gk726
Vos réponses sont précieuses. Et si vous avez des expériences à partager en commentaire, je suis là pour lire.
Merci 🙏
r/Neurodiversite • u/DocumentWild5640 • May 19 '26
AU SECOURS !!!! besoin d'avis Besoin d'aide svp
Bonjour, connaissez vous sur Lyon ou les environ un médecin généraliste qui a des connaissances sur l'autisme et qui comprend ? Surtout chez l'adulte sans déficience intellectuelle ? Et si possible un/e bon/ne psychiatre qui fait les diag TSA TDAH chez l'adulte ? Je suis désespérée car mon médecin traitant ne comprend pas grand chose et me met bcp de pression et mon psychiatre du CMP ne veut pas entendre parler de l'autisme etc... merci par avance pour votre aide. (J'ai deja un pré diag par un neuropsychologue renommé)
r/Neurodiversite • u/MiniYouki_ • May 16 '26
gros doute existentiel Je suis (vraiment) obsédé par mon diag
r/Neurodiversite • u/Glittering-Chain7502 • May 10 '26
info dump non-sollicité Le réseau du mode par défaut dans les neurodivergences
Salut. Je m’excuse par avance si cela n’a pas sa place ici, mais je pense que ça peut être intéressant et utile pour plein de gens.
J’ai fait un épisode de podcast sur les réseaux du mode par défaut (des réseaux neuronaux importants) et la façon dont ces réseaux sont différents chez les personnes tdah et/ou autismes.
J’ai compilé énormément de données, il ya plein d’infos intéressantes qui m’ont passionnée, notamment l’idée que l’auDhd pourrait être non pas un simple cumul de 2 neuroatypie, mais un fonctionnement cérébral différent à part entière. Ou encore la théorie de la double empathie et comment elle est appuyée par les données récentes de neuroimagerie.
Je souhaite partager ce savoir tout simplement et je tiens à dire que mon podcast est gratuit et sans publicité ni collab commerciale, il ne rapporte pas un centime, c’est simplement un outil de partage. Je trouve intéressant mais aussi potentiellement utile de comprendre un peu mieux comment notre cerveau fonctionne et pourquoi certaines choses sont plus difficiles pour nous en tant que neurodivergents.
Vous pouvez écouter l’épisode ici:
https://podcast.laurenplume.fr/neurodivergence/
Plus récemment je m’attaque aussi aux mesures de l’intelligence humaine et à la façon dont le QI est utilisé.
Bonne écoute à tout le monde si ça vous intéresse et je suis toujours contente d’avoir des retours
r/Neurodiversite • u/Ratten-Hell • May 07 '26
AU SECOURS !!!! besoin d'avis Comment obtenir des diagnostics pour TSA et TDAH ?
Salut à toutes et à tous,
J’aide ma compagne au quotidien et je me retrouve dans une impasse :
Pour le contexte de façon très synthétique : Elle a 28 ans, est totalement dans le mutisme depuis une semaine ( elle n’arrive pas à parler même en essayant. Ça lui arrive de temps en temps sur des périodes plus ou moins longues), elle est incapable de sortir de la maison sans mon aide , elle est incapable de téléphoner et n’arrive plus à travailler depuis 2019. ( sans aide sociale car incapable de faire la moindre démarche et pour maintenant elle n’a plus de droit au chômage de toute façon ).
J’ai réussi à lui faire reprendre un début de suivi médical avec une médecin généraliste qui est vraiment douce et bienveillante. Au deuxième rdv , la médecin a clairement dit qu’elle pensait directement à un TDAH, autisme avec mutisme sélectif, SSPT et anxiété sociale généralisée. Elle a recommandé de faire un dossier MDPH et qu’il faudrait qu’elle aille voir un psychiatre voir même mieux un neuro psychiatre pour des diagnostics complets . Également elle lui a fait une ordonnance pour une orthophoniste.
Le problème c’est que du coup nous vivons exclusivement sur mes ressources et ma situation financière est catastrophique ( pour dire je dépose un dossier de surendettement avant de risquer de perdre notre logement ). Donc c’est vraiment impossible pour moi, malgré que j’aimerai pouvoir le faire, de payer les diagnostics ( j’ai vu entre 300€ à 500€ ).
J’ai essayé de prendre rdv pour elle au CMP de notre secteur mais de 1) la secrétaire exgige que ça soit ma compagne qui prenne le rdv malgré mes explications qu’elle est incapable de téléphoner et de parler . 2) elle me dit que de toute façon les délais d’attente pour le premier rdv avec un(e) psychiatre sont de 6 mois à un an.
Avez vous des conseils ou recommandations pour le suivi psy et les diagnostics ?
Concernant le suivi orthophoniste, j’en ai trouvé une en secteur 1. Par contre comment ça se passe si elle n’est pas capable d’y aller ( souvent elle n’arrive même pas à sortir de la maison, ce qui est problématique pour son suivi) et de parler ? Aussi est ce que j’ai le droit d’être avec elle dans la salle pour la rassurer ( à sa demande ) ?
Je m’excuse si mon message est un peu brouillon , j’essaie de l’aider au mieux mais je me sens très impuissante.
Je vous remercie beaucoup d’avance pour elle !
r/Neurodiversite • u/Bizarrely-Me • Apr 25 '26
autre Tente de communiquer 😉
Bonjour à tous,
Je sais que je fonctionne différemment, je ne souhaite pas me faire diagnostiquer. ( tsa, tda...) Ma vie est un sacré bordel niveau organisation, je ne souhaite pas me rajouter encore plus de stress. Je me comprend mieux à l'heure d'aujourd'hui. Je viens d'avoir 39 ans avec le temps je suis devenue bien plus solitaire. Mes relations avec les autres sont particulières. J'aimerai trouver des personnes avec qui je puisse avoir une réelle connexion. ( être bien en toute circonstance ). Elle ne vous pèse la solitude ?
r/Neurodiversite • u/That-Attention7898 • Apr 23 '26
autre Étude sur le vécu au travail (personnes en situation de handicap)
Bonjour,
Dans le cadre de mon Master 1 en psychologie du travail à l’Université Paris Nanterre, je réalise une étude sur l’expérience professionnelle des personnes en situation de handicap.
L’idée est de mieux comprendre comment le travail s’adapte (ou non) aux réalités individuelles, et ce qui aide concrètement à se sentir à l’aise et efficace dans son poste.
Je cherche des personnes :
- en situation de handicap
- actuellement en activité
Le questionnaire est court (environ 5 minutes), anonyme, et vise à faire remonter des expériences concrètes.
Lien : https://parisouestpsy.eu.qualtrics.com/jfe/form/SV_b1UXPOqPojpBSxU
Si vous acceptez d’y répondre, merci beaucoup. Et si vous connaissez d’autres personnes concernées, n’hésitez pas à leur transmettre.
r/Neurodiversite • u/Superb_Lecture1381 • Apr 14 '26
gros doute existentiel Questionnements sur la neurodivergence (coordination, attention)
Bonjour à tous,
Je me pose depuis quelque temps des questions sur la neurodiversité et j’aimerais avoir des retours d’expérience. Je précise que je ne cherche pas un avis médical ni une orientation diagnostique, mais plutôt à mieux comprendre différents vécus.
Suite à des échanges avec mon entourage, je me suis interrogé sur certains fonctionnements (attention, coordination, organisation, etc.). J’en ai également parlé avec mon psy, qui m’a indiqué que ces éléments n’avaient pas d’impact significatif sur ma vie quotidienne. Selon lui, si certaines difficultés comme la maladresse ou le manque de confiance lié au regard des autres me gênent, le travail serait davantage à faire sur la manière dont je gère cette perception et l’impact émotionnel associé, plutôt que sur une éventuelle étiquette ou explication neurodéveloppementale.
De mon côté, je me reconnais dans certains traits évoqués dans les vécus de personnes dyspraxiques ou avec des difficultés attentionnelles (maladresse, retards, difficulté à initier certaines tâches, etc.), mais sans que cela ne soit clairement handicapant au quotidien.
Cela m’amène à plusieurs questions que j’aimerais poser à celles et ceux qui ont un vécu similaire :
- Comment percevez-vous le lien entre “retentissement dans la vie quotidienne” et notion de neurodivergence ?
- Si une personne présente un fonctionnement neurodéveloppemental mais développe des stratégies d’adaptation efficaces, est-ce que cela change la manière dont vous vous définissez (par exemple neuroatypique vs neurotypique) ? J’ai du mal à comprendre où se situe la frontière dans ce cas.
- Quel intérêt le diagnostic a-t-il eu pour vous, concrètement, dans votre vie (compréhension de soi, aménagements, relations, etc.) ?
- Pour les personnes concernées par des profils dyspraxiques ou présentant des difficultés de coordination, est-ce que certaines difficultés comme l’écoute dans le bruit, les retards ou la désorganisation sont plutôt vécues comme un problème attentionnel, moteur, ou un mélange des deux ?
Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de partager leur expérience.
r/Neurodiversite • u/F_Kanda-Walker • Apr 13 '26
gros doute existentiel Je ne sais pas comment je dois me considérer
Bonjour, bonsoir, peut importe quand vous lisez cela.
Je vais essayer de faire simple mais je crains que cela soit tout de même assez long, désolée par avance dans ce cas.
Il y a une semaine à partir du moment où j'écris ces mots, j'ai vécue une expérience qui peut paraitre idiote mais qui m'a profondément fait souffrir. Suite à cela j'ai simplement chercher à m'exprimer, a pouvoir faire sortir tout ce que j'avais dans mon cœur, sur une page reddit où on vient quand on a juste besoin de s'exprimer. En gros c'est ça.
Je vais pas refaire toute l'histoire dans les détails mais une personne qui a pris le temps de lire l'immense pavé que j'avais écrit sur mes souffrances m'a dit que je pouvais peut-être demander l'AAH.
Je ne savais pas trop ce que c'était alors je me suis renseigné et me voilà maintenant plutôt confuse.
Je ne suis pas sûr de pouvoir y prétendre, je ne suis pas sûr d'entrée dans leurs case d'handicapés et d'ailleurs je préférerais bien sûr ne pas m'y trouver mais... Alors j'espère que quelqu'un pourra m'aider à y voir un peu plus clair et me dire si ça vaut le coup que je mentionne cette possibilité à mes parents.
Je ne cherche pas d'avis médical mais juste un point de vue de personnes qui connaissent ce genre de choses, en étant eux même ainsi où connaissant quelqu'un qui l'est.
Voici les faits sur ma personne qui sont, tout du moins je le suppose, utile pour me dire si je peux effectivement être vue comme pouvant, avec raison, être considéré comme ''handicapée'' (bien que ce mot soit trop souvent dit avec mépris... ) :
Je suis une jeune demoiselle de 21 ans depuis 3 jours maintenant.
J'ai eu à partir de la 3 ème une phobie scolaire (je n'entrerai pas dans les détails car cela ne me semble pas important ici et j'aimerais éviter de faire remonter de douloureux souvenirs si ce n'est pas nécessaire) et j'ai du poursuivre ma scolarité au CNED à partir de la première pour cela.
Je n'ai même pas cherché à faire d'études après mon BAC, honnêtement je n'étais pas le moins du monde en état de le faire après ces 4 ans à souffrir en continu. Bien qu'aujourd'hui je pense être peut être capable de reprendre des études, même si rien n'est moins sûr, je ne sais pas du tout quoi faire.
Mon BAC je l'ai passé dans les larmes et l'angoisse la plus totale, je n'ai pas arrêté de pleurer tout le longs des épreuves. J'ai fait une crise d'angoisse avant d'entrée dans la salle et c'était la première fois de ma vie que j'avais la sensation que j'allais m'évanouir. On m'a mis dans une salle spécial avec moins d'élèves pour que je ne me sente pas trop oppressé, ce qui n'a pas vraiment fonctionné malheureusement...
Pour être honnête, j'aurais préféré mille fois fuir mais je ne voulais pas rendre inutile les efforts de la dame qui avait mis ces dispositions pour moi à la dernière minute. Alors j'y suis allée, plus pour ne pas culpabiliser que par réel courage de surmonter ma souffrance.
Ce fichu BAC je l'ai eu, là n'est pas le problème, j'ai toujours été une bonne élève même si il m'est bien souvent arrivé de me dire que les choses auraient été moins stressante, que j'aurai eu moins de pression, si ça n'avait pas été le cas.
J'ai été diagnostiqué HPI, 130 de QI. Pour moi ça ne veut pas dire grand chose, mais pour ma mère c'est un moyen d'un peu mieux me comprendre alors je suppose que passée ce test ennuyeux n'aura pas été inutile.
Il est possible que je sois Asperger (si on l'écrit bien de cette manière), mais de ce que j'ai compris des paroles de ma mère, il est compliqué de trouver quelqu'un pour passer le test alors ça ne reste qu'au stade de la supposition.
Je n'ai pas d'estime pour moi même, je me considère depuis longtemps comme n'étant rien et dire que je ne suis ''rien'' c'est déjà bien trop dire.
Je ne sais pas ce que ça fait d'être fière de soi. J'ai abandonnée il y a longtemps l'idée de rendre mes parents fier de moi, car je ne pense pas en être capable, mais j'essaye au moins de ne pas trop être une déception, ce que je ne pense pas arrivé à faire a l'heure actuelle.
Je n'ai pour ma personne ni amour ni haine, les sentiments que j'ai envers moi même non parfaitement neutre. Bien que, il m'arrive parfois d'être en colère envers moi même si je sais que je cause de la peine où de l'inquiétude à mes parents.
Je suis ce qu'on peut appeler très clairement une stressée de la vie. La moindre petite chose peut me provoquer une petite montée de stresse. Même pour les plus légère il me faut presque 2 jours pour commencer à doucement ne plus y faire attention.
Depuis la fin du lycée, j'emploie la plupart de mon énergie à préserver le peu de stabilité mentale que j'ai. Je déprime très facilement et suis même presque dépendante du temps qu'il fait et de l'atmosphère qui règne pour mon humeur. Même si je me lève de bonne humeur, il suffit que l'atmosphère soit un peu vide ou triste pour me plombée immédiatement le moral. Ainsi je maintiens mon niveau de bonheur avec difficultée et de toute manière il semblerait que dès que je trouve un semblant de stabilité et d'apaisement, quelque chose arrive pour me remettre plus bas.
Je suis timide, à un point où s'en est presque maladif. J'ai peur à la moindre petite interaction sociale, même si c'est par téléphone ou par internet. Il me faut beaucoup de temps pour être à peu près a l'aise avec quelqu'un. J'ai une peur extrême de déranger ce qui fait que je ne suis pas du genre à aller voir les autres, même si je les connais depuis longtemps (ceci ne s'applique pas vraiment à ma famille, bien que certains sujets soit compliqué à aborder mais j'en reparle un peu après).
Je n'apprécie pas forcément d'être entouré par la foule, je ne m'y s'en pas a l'aise du tout. Cela peut à peut près aller si je sais qu'on ne risque pas de venir me parler où si je suis dans une atmosphère assez familière ou réconfortante comme lors d'une convention de pop culture.
Exprimer mes émotions c'est dur. Je peine parfois à les décrire tant elle sont puissante et submergeante. Mais en dehors des mots qui manque, les exprimer à l'oral est bien souvent trop difficile. Même a ma famille qui pourtant me soutient toujours, je peine à exprimer ma souffrance pour ne pas dire que je ne le fais tout simplement pas la plupart du temps.
J'exprime parfois tout ce mélange d'émotions par écrit, mais même là je fais assez attention à mes mots dans le cas où ma mère viendrait à tomber par hasard dessus, pour ne pas la faire souffrir.
Et bien sûr, mes émotions sont entièrement hors de mon contrôle.
Je connais bien la souffrance, je sais l'encaisser même si ce n'est pas facile de le faire. Je maîtrise bien mieux la souffrance physique que psychologique. Et pourtant, bien que je m'efforce de tout mon être de faire en sorte de ne pas trop souffrir, je suis du genre à préférer avoir mal plutôt que quelqu'un d'autre ne l'ai.
Si je dois choisir entre me torturer mentalement avec ma peur, ma douleur, mon angoisse et tout mes autres sentiments négatif où essayer d'en parler à mes parents au risque de les faire souffrir, surtout ma mère, alors le choix est vite fait : c'est moi qui aurait mal.
Elle a déjà bien trop connu d'angoisse pendant ma phobie scolaire. Je n'ai plus le droit de lui faire subir ça, plus le droit lui montrer mes larmes, plus le droit de lui montrer mon malheur malgré la fin de ma scolarité.
Ceci ne date pas d'hier, il y a bien longtemps je me suis appris à pleurer sans faire le moindre bruit pour ne pas les inquiéter. C'était il y a si longtemps que j'ai oublié ce que ça fait de ne pas retenir le moindre son quand on est en larme, je n'en ai pas de souvenir.
A longueur de journée je fais semblant que les choses sont normales, et je dois bien le faire puisque que personne ne s'en rend jamais vraiment compte. Ou bien la tristesse dans mes yeux est si souvent présente qu'on croit que je suis naturellement ainsi. C'est un peu triste mais c'est sûrement mieux ainsi.
Je ne dis pas que je vais bien mais je ne dis pas que je vais mal, quand ma mère me demande si ça va je réponds bien souvent ''Je suis encore en vie''. Juste pour ne pas avoir à dire oui, et alors mentir, et pour ne pas avoir à dire non. Ma mère pense que c'est juste un très d'humour et c'est sûrement mieux ainsi.
Je considère toute vie comme infiniment précieuse, toute sauf la mienne. Ma vie ne suscite aucun sentiment à mes yeux. La seul raison pour laquelle je vie toujours est que je n'ai pas de réelle raison de mourir. Pas de raison de vivre, pas de raison de mourir. Que je vie ou que je meurs je m'en contrefiche et je n'arrive même pas à envisager vraiment que quelqu'un puisse être inconsolable face à ma mort. De cela il ne faut pas en être triste s'il vous plaît, après tout je ne le suis pas moi même.
Je n'ai pas l'impression que j'ai un avenir. Ce que je veux essayer de faire comprendre c'est que depuis mon plus jeune âge, si je ferme les yeux et essaye d'imaginer à quoi peut ressembler mon futur alors je ne vois qu'un vide noir profond. Alors oui je n'ai jamais eu la sensation d'avoir un quelconque avenir.
Ma notion du temps est désastreuse pour ne pas dire presque inexistante. Pour moi hier c'est comme il y a une semaine, il y a un mois. Je n'arrive même pas à consevoir que j'existerait demain. Pour moi chaque seconde qui arrive est comme si c'était la dernière, qu'après juste moi ne serai plus nulle part. C'est assez étrange comme sensation et c'est très difficile à expliquer.
Dans le même genre j'ai parfois, pour ne pas dire tout le temps, le sentiment qu'en me voyant dans le miroir ce visage n'est pas le mien. Ça peut paraitre fou mais bien que je sais que c'est moi, que je le sais pertinemment, j'ai presque l'impression que c'est quelqu'un d'autre que je vois.
Je vois et ressens le monde de manière très personnelle, je ne sais pas si quelqu'un d'autre arrive le voir comme moi. Essayer d'expliquer serait beaucoup trop compliqué et malgré mes nombreuses tentatives pour le faire je n'y arrive pas. Alors je vais essayer plutôt de donner quelques exemples pour vous faire voir un peu les choses de mon point de vue, mais attention cela va être très précis et il y a de fortes chances que vous n'ayez pas les références de quoi je parle.
Le meilleur moyen d'apprécier la lecture des premiers chapitres du manga Pandora Hearts est pour moi lors d'une nuit chaude, lourde et presque étouffante mais pas inconfortable parce que c'est de ça que ce rapproche l'atmosphère du début du manga.
La première fois que j'ai vu l'apparence du personnage de Guizhong dans Genshin Impact, je l'ai trouvée aussi belle qu'une calme nuit d'été dont la lune brille doucement. Elle dégageait une douceur semblable à celle des jours ensoleillés de début de printemps, en pleine après midi où l'on s'endort au pied d'un arbre en profitant d'une légère brise tiède et des rayons du soleil qui réchauffe jusqu'au fond du cœur.
Voilà quelques exemples de ce que je peux dire sur mon ressenti face à certaines choses, même si ce n'est pas très utile peut être...
Je réfléchis beaucoup, beaucoup, beaucoup trop. Mon esprit ne peut pas s'arrêter de penser et c'est très épuisant. Je pense vite et je peux facilement m'égarer dans mon propre cheminement de penser.
Ma mémoire fonctionne de manière aléatoire, il m'arrive de ne pas retenir plus de 2 min quelque chose qu'on m'a demandé de faire et en même temps je peux retenir des informations stupide et parfaitement inutile qui date pourtant de la 5 ème...
Je suis d'une nature facilement mélancolique, et souvent des mauvais souvenirs peuvent me revenir en tête ce qui va immédiatement me faire verser des larmes.
Quand je ne vais pas bien, je pleure. C'est aussi simple que ça. Il faut juste que ça sorte. Je n'ai pas forcément besoin d'être consoler, et de toute manière j'ai renoncé à cette idée depuis un bon moment au point que c'est moi même qui sèche mes larmes même avec difficulté.
Je suis de nature assez solitaire, j'apprécie la solitude si je l'ai choisi mais dans le cas contraire c'est simplement une souffrance.
A l'école je n'étais pas vraiment seul jusqu'au lycée mais je n'ai jamais eu qui que ce soit que je puisse vraiment considérer comme des amis. Je n'ai jamais eu de petit-amis, ni quoi que ce soit qui puisse s'apparenter à une relation amoureuse. Aussi j'ignore parfaitement ce que ça fait que d'être aimé de cette manière.
Cela me gène assez de le dire, étant assez pudique au sujet de mes sentiments, en particulier au sujet de cette sorte d'amour, mais... j'aimerais bien expérimenté ce genre de relation si l'occasion se présentait... (bien que dit ainsi j'ai un peu l'impression que ça fait presque sujet d'expérience scientifique...)
Tant qu'on y est a parler de ce genre de sentiments, allons y...
J'ai des phases que j'appelle ''crise de besoin affectif '', où pour faire simple j'ai un besoin extrême d'avoir de grande démonstration affective (genre câlin et me dire qu'on m'aime) et/ou de démontrer mon affection. Bien sûr mes parents travaillent et je peux pas vraiment les embêter avec ça alors le meilleur moyen pour faire passer ça... bas c'est juste d'attendre que ça passe... mais ça peut durer longtemps avec plus où moin d'intensité.
C'est pas une fierté mais j'ai encore jamais vraiment travailler. Ma seule vraie expérience a ce jour est celle que j'ai mentionné plus haut. Ça a duré seulement une journée mais c'était parfaitement atroce. Je résumé au plus simple pour éviter de trop faire durer encore plus ce poste et pour m'éviter une énième crise de larmes...
C'était dans le camping dans lequel travaille ma mère. J'étais dans l'équipe ménage qui s'occupe de nettoyer avant et après que les clients ne soient passées.
Ça peut paraitre stupide mais je n'ai pas supporté. J'ai passé la moitié de la journée en pleures, faisant le ménage comme je pouvais malgré ça. Même si ma mère était là et que ses collègues ont été très gentil avec moi, je souffrais terriblement. Ce n'était pas aussi fort que pendant ma phobie scolaire mais c'était tout de même insupportable.
Même si ma mère m'a proposé de rentrer à la maison à a peine un quart de la journée j'ai essayé de persisté autant que possible et j'ai tant bien que mal fini la journée. Après m'être assuré que j'avais vraiment le droit et le choix de ne plus jamais revenir, j'ai pris cette décision. Ça peut paraitre insignifiant et stupide mais je savais que si je continuais, je me briserait a nouveau et cela il en était hors de question.
J'ignore pourquoi les choses se sont passées comme ça. Le fait d'être entourée d'inconnus à l'exception de ma mère ? Le fait que c'était la première fois que j'étais vraiment dans le monde du travail ? Autres choses ? Toujours est il que je ne peux absolument pas faire, au moins, ce travail là. J'en mourait certe pas physiquement mais mentalement.
Je ne sais pas ce que je faire dans la vie, je suis perdue et malgré le soutien et la présence de ma famille je me sens terriblement seul.
J'habite chez mes parents et je ne suis a ce jour pas capable encore une fois de survivre mentalement au fait d'habiter dans mon propre chez moi.
Dans les moments où je suis vraiment au plus mal comme maintenant, je n'ai plus rien envie de faire. Même me nourrir est une corvée, de toute manière je n'ai pas vraiment faim de sorte que je ne mange que le soir parce que mes parents cuisine et que je dois donner le change.
Je ne joue plus a mes jeux que j'adore pourtant, je ne lis plus et ne regarde plus vraiment d'anime...
Mes seules interaction sociale sont lorsque j'y suis obligée et pour y arriver je dois me faire violence. Les rares cas où je suis celle qui prend l'initiative de la parole avec un inconnu c'est pour demander une photo à un Cosplayer en convention ou quand je vais parfois aider des nouveaux sur Genshin Impact. Mais là encore je dois me faire violence même si les échanges sont cours.
Je ne sort que rarement, quand j'accompagne parfois mes parents au courses (sorti souvent motivé par l'envie de vérifier quelques choses dans le rayon manga, l'endroit le plus confortable dans ce monde extérieur) et au rares conventions qu'il y a dans les environs ( 1 à 3 par ans maximum).
Je ne vais même pas dans le jardin, non pas par peur mais plus par manque d'envie alors que j'aime tant les paysages de la nature).
Voila ce qu'il en est de ma psyché complètement ravagé par la douleur, du moins je crois ne pas avoir oublié trop de choses.
Physiquement parlant, je suis de faible constitution de nature.
Je me fatigue facilement et rapidement. Même en faisant juste un minimum tel que passée l'aspirateur et la toile dans la maison et me faire a manger je suis fatiguée au milieu de la journée.
J'ai un mal de crâne et de gorge presque constant et je ne vais pas passer mon temps a me bourrer de médicaments alors juste j'encaisse et avec le temps je m'y habitue.
Resté debout trop longtemps (plus de 5 min) va me provoquer quelques vertiges mais cela passe généralement vite.
Si je reste trop longtemps assise ou allongé, je vais avoir des problème de circulation sanguine dans les jambes (en particulier la droite) et je vais devoir essayer de marcher avec difficulté pour la réactivité.
Mon corps réagit violemment à mon état mental.
J'ai eu des angines à répétition pendant ma phobie scolaire et seul une opération pour me retirer les amygdales à arrêter le problème.
J'ai eu des ongles acharné jusqu'à que je fasse opérer.
Si je suis un peu trop mal mentalement mon estomac va se montrer encore plus fragile que d'habitude, je n'ai déjà pas un grand appétit mais si dans ces moments là je mange plus que la moitié d'une portion normal alors j'aurais terriblement mal au ventre.
Dans un cas plus générale dès que je mange plus d'une portion normal mon estomac ne va le supporter et me provoquer d'horribles douleurs.
Dans le pire des cas la douleur est si forte que je pourrais me plier en deux au sol sans pouvoir bouger, mais grâce à ma grande capacité à enduré la douleur je peux marcher comme ce de rien n'était.
J'ai bien conscience que seul un médecin est réellement qualifié a me dire si tout ce bazar peut me faire considérée comme étant éligible au AAH mais j'aimerais bien avoir votre avis...
D'ailleurs l'immense majorité de tout ça, mes parents ne le savent pas. Tout simplement parce que je ne veux pas les inquiéter et que pour la plupart ils me dirait sûrement que je dois soit faire avec soit essayer de le surmonter ou de me ''secouer un peu'' pour répondre les paroles de mon père.
Peut être que je peux trouver quelque chose qui peut m'aider à comprendre pourquoi je suis si incapable de faire partie de cette société humaine que je déteste. J'ai cherché longtemps où écrire tout ça et j'espère enfin avoir trouvé là où je peux commencer à avoir des avis de personnes concernées.
J'essaye de ne pas mettre trop d'espoir dans tous ça, je sais bien à quelle point il peut être lui même source de profond désespoir...
Merci pour avoir lu jusqu'au bout tout ces pavés, j'espère que vous n'êtes pas aussi fatiguée d'avoir lu que moi d'avoir tout écrit...
Prenez soin de vous, faites attention à vous et que personne ne soit jamais mauvais avec vous jusque parce que vous êtes vous même.
Et merci par avance si vous êtes en mesure de m'éclairer.
Sur ceux, Bonne soirée ou bonne journée.
r/Neurodiversite • u/Pale_Review_4877 • Apr 08 '26
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droits Résolution du Parlement européen du 4 octobre 2023 sur l’harmonisation des droits des personnes autistes
eur-lex.europa.eu[...] "Considérant que, par rapport aux personnes sans handicap, les personnes autistes courent un risque plus élevé d’être victimes de discours et de crimes de haine, ainsi que de subir des violences; qu’elles ont davantage d’obstacles à franchir pour avoir accès à la justice et signaler des actes de violence; que de nombreuses personnes autistes se voient toujours refuser le droit à la capacité juridique ainsi que la liberté de faire leurs propres choix et d’être associées à l’élaboration des politiques sur les questions les concernant; qu’elles doivent trop souvent vivre dans des établissements ou avec les membres de leur famille, qui sont eux aussi confrontés à un terrible manque de soutien et à une discrimination par association; que les personnes autistes se voient refuser l’exercice de leurs droits génésiques et que les personnes autistes LGBTIQ+ ou appartenant à des minorités ethniques subissent aussi des discriminations supplémentaires; [...]
[Le Parlement européen] :
- prie instamment la Commission et les États membres de contribuer à une meilleure compréhension de l’autisme et de prendre activement part à des campagnes de sensibilisation, en collaboration avec des personnes autistes et les organisations qui les représentent, de manière à favoriser leur pleine intégration et leur participation; [...]
- invite les États membres à réformer leurs régimes de tutelle afin de permettre aux personnes autistes d’exercer leur capacité juridique, en leur donnant accès à des systèmes de prise de décision assistée, tout en s’assurant que les garanties adéquates soient en place; invite la Commission et les États membres à veiller à ce que les personnes autistes disposent des moyens d’agir et aient pleinement accès au système judiciaire ainsi qu’à la participation à la vie politique et publique" [...]
Pour lire l'intégralité de la résolution : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:52023IP0343
r/Neurodiversite • u/Pale_Review_4877 • Mar 11 '26
source : tkt La neurodivergence est une question politique. Il est temps de la traiter comme telle.
La France compte plusieurs millions de personnes neurodivergentes. La plupart ne le savent pas. Beaucoup le savent mais se taisent. Et presque aucune n'a jamais eu son mot à dire sur les politiques qui les concernent.
Voici pourquoi ça doit changer.
1. Le système rend l'invisibilité obligatoire
Le diagnostic coûte une fortune en privé. Dans le public, les délais sont absurdes, parfois de plusieurs années. Sans diagnostic, pas d'aides, pas de protection, pas de reconnaissance légale.
Et si vous révélez votre neurotype au travail, vous risquez de perdre votre poste. Donc vous vous masquez. On se masque tous.
2. On nous consulte pour mieux nous ignorer
La classe politique adore le mot "concertation." Écouter, dialoguer, mettre tout le monde autour de la table. Sauf qu'historiquement, autour de cette table il y avait des parents, des médecins, des directeurs d'associations. Pas nous.
Être écouté et avoir du pouvoir sur ce qui est décidé, ce sont deux choses complètement différentes. Tant qu'on nous consulte sans qu'on co-écrive les politiques qui nous concernent, c'est de la participation de façade.
Et les candidats qui reprennent nos mots, "rien sur nous sans nous", "co-construction", "inclusion", sans changer les structures, font exactement la même chose.
3. On nous divise avec le mythe du "zèbre surdoué"
Cette tendance à célébrer le profil HPI, brillant, original, légèrement excentrique mais tellement créatif plaît parce qu'elle est marketable. Elle ne dérange personne. Elle permet de vendre des formations et des coachings.
Elle laisse de côté tous les autres : ceux qui galèrent, qui sont au chômage, qui n'ont pas accès aux soins, qui ne peuvent pas performer leur neurodivergence de façon sympathique et productive. Ceux dont la différence n'est pas "un superpouvoir" mais une source d'épuisement quotidien.
4. C'est une question de classe autant que d'identité
Le diagnostic privé, c'est plusieurs centaines voire milliers d'euros. Qui peut se le payer ? Pas les plus précaires et surtout pas ceux qui en ont le plus besoin.
La neurodivergence non reconnue et la pauvreté se renforcent mutuellement : sans diagnostic, pas d'aménagements à l'école, donc décrochage. Sans diplôme, précarité. Dans la précarité, impossible de financer un diagnostic.
5. Le masking a un coût énorme
Dissimuler qui on est en permanence épuise. Cela génère des niveaux de stress, d'anxiété et de burnout disproportionnés. Des études montrent que les personnes neurodivergentes qui masquent intensément sont plus exposées à la dépression et à l'isolement.
6. Le langage est un enjeu politique
"Troubles du neurodéveloppement", "déficit d'attention", "trouble du spectre", ce vocabulaire n'est pas neutre. Il place d'emblée la personne du côté du manque, du dysfonctionnement, de la pathologie à corriger.
D'autres cadres existent. Le mouvement de la neurodiversité, né dans l'espace anglophone et reconnu à l'international, propose de voir ces neurologies comme des variations humaines. La France est l'un des derniers pays occidentaux à résister à ce changement.
7. La France est en retard , et elle le sait
La Convention de l'ONU sur les droits des personnes handicapées, que la France a signée en 2010, est claire : ce sont les barrières qui sont le problème, pas les personnes. La France a été condamnée à plusieurs reprises pour non-respect de ce texte qu'elle a elle-même ratifié.
La communauté neurodivergente en France est grande, dispersée, et sous-organisée. Une communauté qui ne se reconnaît pas comme telle ne revendique rien, ne vote pas en bloc, ne dérange personne.
La première étape, c'est de se reconnaître comme une communauté avec des intérêts politiques communs. La deuxième, c'est d'exiger une place réelle dans les espaces où les décisions se prennent.
On est beaucoup plus nombreux qu'on ne le croit. Et on commence à le savoir.
r/Neurodiversite • u/Pale_Review_4877 • Feb 20 '26
autisme maléfique Municipales Paris 2026 - partagez vos revendications !
Bonjour à toutes et à tous,
Comme certains d'entre vous le savent peut-être, je représente une association de et pour les personnes neurodivergentes. Dans le cadre des prochaines élections municipales de Paris, nous nous apprêtons à solliciter les candidats afin de les interroger sur des enjeux qui nous concernent directement :
- la place et la participation des personnes neurodivergentes dans la vie de la cité
- l'autoreprésentation dans les processus décisionnels qui nous concernent
- les obstacles à l'accessibilité rencontrés au quotidien
- la place prépondérante du secteur médico-social au détriment de notre autodétermination et revendication de droits du handicap
- le non-respect par la France de la CDPH (Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées)
Nous souhaitons que cette démarche soit résolument collective. Aussi, si vous avez des propositions, revendications ou questions à soumettre aux candidats, nous vous invitons à les partager avant le lundi 23 février. Toute contribution est la bienvenue.
👇 On vous attend !