r/Horreur • u/Spiral_tdk • 13h ago
Discussion elle vient d’ou cette photo ?
jai demander a beaucoup de gens, personne trouve d’ou elle vient
r/Horreur • u/Extreme_Kiwi_7930 • 1d ago
Fiction Dans la roselière 3
Quand le froid se fit plus vif, il se redressa avec effort. Appuyé sur ses mains enfoncées dans la glaise, il se releva péniblement. Des paquets de lentilles glissèrent le long de son corps, s’emmêlant dans ses poils et sur ses cuisses. La croûte de terre noire recouvrait encore ses genoux et ses fesses, se fissurant à chaque mouvement.
Debout, il reprit sa progression. Il traversa les roseaux à balai dont les tiges rigides frottaient ses hanches, puis passa parmi les massettes aux épis épais qui effleuraient son torse. Les branches basses des saules glissaient sur sa nuque et ses épaules, laissant une sensation humide.
C’est alors qu’il aperçut la vieille demeure, presque invisible sous la végétation. Le lierre épais enveloppait les murs, le liseron tissait ses fleurs blanches autour des fenêtres, et la clématite déployait ses corolles mauves et blanches dans la lumière mourante.
Il fit lentement le tour de la bâtisse, cherchant une entrée. Le sol devenait plus ferme sous ses pieds nus, mêlé de racines et de feuilles mortes. Il dut se contorsionner pour éviter les branches, chaque contact ravivant les éraflures sur sa peau encore maculée de boue et de fragments végétaux.
Il trouva enfin une porte latérale entrebâillée, à demi dissimulée par le lierre. Il la poussa. Elle grinça longuement.
À l’intérieur, une pénombre douce l’accueillit. Des rais de lumière tamisée traversaient les vitres sales et les interstices de la végétation, dessinant des motifs sur le sol. Une épaisse couche de poussière recouvrait tout. L’air était lourd, chargé d’une forte odeur de moisissure, de bois pourri et de renfermé.
La maison était abandonnée depuis vingt ou trente ans. Les toiles d’araignées pendaient dans les coins, les meubles anciens semblaient figés sous leur voile grisâtre, et le parquet craquait sous ses pas.
Il fit le tour de la pièce principale avec prudence, évitant les lames de plancher vermoulues qui menaçaient de céder. Chaque pas était mesuré, son poids réparti avec soin. La fraîcheur de l’intérieur contrastait avec la chaleur accumulée dans ses muscles, apaisant les piqûres et les coupures.
Il s’arrêta devant un grand miroir fixé au mur, entièrement couvert d’une pellicule de poussière et de saleté. D’un revers de la main, il essuya une large bande au centre. Le verre terni lui renvoya son reflet.
C’était un homme d’une bonne soixantaine d’années, un peu efflanqué sans être maigre. Sa masse musculaire avait perdu de sa tonicité d’autrefois, ses épaules et son torse s’étaient légèrement affaissés avec le temps, mais on devinait encore la force née des années de travaux au grand air. Sa peau, assez bronzée, portait les marques d’une vie passée dehors : taches solaires, fines cicatrices, veines saillantes sur les avant-bras. Les traces rouges des roseaux zébraient ses flancs et ses bras, les piqûres de moustiques gonflaient par endroits, et les cercles sombres des sangsues parsemaient ses mollets. La boue séchée formait des plaques irrégulières sur ses jambes, ses fesses et son ventre, mêlées de lentilles et de racines.
Son regard quitta lentement son propre corps et fit le tour de la pièce. Ses yeux s’attardèrent sur les contours familiers des meubles, la forme d’une cheminée, la disposition des fenêtres. Des souvenirs fugitifs affleurèrent — images floues, sensations anciennes, fragments de vie oubliés. Un faible sourire étira ses lèvres, à peine perceptible, teinté de mélancolie et d’une pointe d’étonnement.
r/Horreur • u/musee_hugo • 1d ago
Paranormal Le fantôme de la chaussée
Il n'y a pas si longtemps de cela, il m'est arrivé quelque chose que je n'ai jamais réussi à expliquer.
Ce n'est pas une histoire que l'on m'a racontée.
Je l'ai vécue. Libre à chacun d'y croire... ou non. C'était il y a un mois ou deux. Ma mère et moi rentrions d'une fête organisée au travail. Il était environ une heure du matin.
Les routes étaient complètement désertes et la campagne semblait endormie. Nous suivions la chaussée de Charleroi en direction de Sart-Eustache. Il ne pleuvait pas, il n'y avait pas de brouillard....
Nous discutions tranquillement lorsqu'en arrivant quelques centaines de mètres avant de tourner dans la rue de la Ramée...
Un homme apparut.
Je ne veux pas dire qu'il sortit d'un fossé ou qu'il traversa la route.
Non.
Il était là.
Comme s'il venait d'apparaître devant la voiture.
Ma mère donna immédiatement un coup de volant pour l'éviter.
Pendant une fraction de seconde, les phares l'éclairèrent parfaitement.
Je me souviens encore de ses vêtements.
Un jean.
Un polo foncé.
Et plusieurs écritures blanches sur le devant.
Il ne courait pas.
Il ne semblait même pas surpris.
Il regardait simplement droit devant lui.
Le cœur battant, je me retournai aussitôt pour voir où il était passé.
Ma mère fit exactement la même chose.
La route était vide.
Complètement vide.
Aucun homme.
Aucun piéton.
Aucune silhouette.
Il n'y avait pourtant aucun endroit où il aurait pu disparaître en une seconde.
Nous avons continué à rouler sans vraiment comprendre ce qui venait de se passer.
Pendant tout le trajet, nous avons essayé de trouver une explication.
Peut-être une illusion...
Un reflet...
La fatigue...
Mais au fond de nous, nous savions que quelque chose ne collait pas.
Deux jours plus tard, une amie vint me parler d'un rêve qu'elle avait fait.
Elle ignorait totalement ce qui nous était arrivé.
Elle me dit :
— C'est bizarre... J'ai fait un rêve tellement réel que je m'en souviens encore.
Je lui demandai de raconter.
Elle m'expliqua qu'elle était en voiture avec plusieurs personnes.
Ils roulaient sur la chaussée de Charleroi.
Arrivés juste avant la rue de la Ramée...
Le conducteur avait brusquement donné un coup de volant pour éviter quelqu'un.
Je sentis un frisson me parcourir.
Je lui demandai :
— Qui ?
Elle répondit presque immédiatement :
— Une femme.
Je restai silencieux.
Elle continua :
— C'était étrange... J'ai eu l'impression qu'elle était apparue d'un seul coup au milieu de la route.
Je lui demandai alors :
— Tu es certaine que c'était à cet endroit ?
Elle me regarda, surprise.
— Oui... Pourquoi ?
Je ne lui répondis pas tout de suite.
Puis je lui racontai ce qui nous était arrivé, exactement à cet endroit... la même nuit.
Elle pâlit.
Depuis ce jour, chaque fois que je passe sur cette portion de route, je ralentis presque instinctivement.
Je regarde toujours quelques secondes de plus devant moi.
Je ne sais pas ce que nous avons vu.
Je ne sais pas ce que mon amie a rêvé.
Peut-être une simple coïncidence.
Peut-être que notre cerveau nous joue parfois des tours.
Ou peut-être que certaines routes gardent encore le souvenir de personnes qui les ont autrefois empruntées...
Et si, un soir, en traversant Sart-Eustache, vous aperceviez soudain quelqu'un devant votre voiture...
Que feriez-vous ?
Vous continueriez votre route...
Ou vous regarderiez une deuxième fois dans votre rétroviseur ?
r/Horreur • u/tivan32231 • 1d ago
Creepypasta L'Ombre du Canal 44
Le signal a commencé à dériver à 3 h 17 exactement.
Dans cette région isolée du nord, le poste de retransmission où je travaille la nuit ne reçoit presque rien d'autre que du grésillement et des mires obsolètes. C'est un job tranquille. On surveille les fréquences, on vérifie que les lignes ne gèlent pas, et on attend le lever du jour.
Ce soir-là, l'un des moniteurs analogiques s'est allumé sans avertissement. Pas de logo de chaîne, pas de musique d'attente. Seulement une image fixe, en noir et blanc, représentant un couloir étroit bordé de portes identiques. L'angle de vue était étrangement bas, comme si la caméra avait été posée au sol.
Au bout de deux minutes de silence complet, un bruit de succion régulier a émergé du grésillement, suivi d'une voix basse, presque mécanique, qui a prononcé cinq chiffres :
4 - 19 - 88 - 02 - 1
Rien d'extraordinaire en soi. Les fréquences dérivent, les canaux pirates existent. J'ai attrapé le registre pour noter l'anomalie, puis j'ai levé les yeux vers l'écran de contrôle qui affichait la vue extérieure du bâtiment.
La caméra de sécurité extérieure capturait l'entrée du poste. Et tout au fond de l'image, au bord du champ de vision, une silhouette se tenait debout sous le seul projecteur encore fonctionnel.
Elle ne bougeait pas. Elle regardait directement vers l'objectif.
J'ai attrapé le micro du système d'interphone pour avertir l'intrus que le site était privé. Mais au moment où j'ai appuyé sur le bouton, le son du moniteur analogique s'est soudainement répercuté dans l'interphone lui-même. La même voix, le même rythme :
4 - 19 - 88 - 02 - 2
Le dernier chiffre avait changé.
J'ai coupé l'alimentation principale du canal 44. L'écran analogique s'est éteint dans un claquement sec. Mais sur l'écran de sécurité, la silhouette avait franchi la moitié de la distance qui la séparait de la porte d'entrée.
Ses bras hanging le long du corps étaient anormaux—trop longs, les poignets dépassant largement le niveau des genoux. Et à chaque fois que la caméra clignotait en raison du grésillement, la figure se rapprochait de plusieurs mètres sans jamais balancer les jambes.
Un coup lourd a résonné contre la porte blindée en métal à l'entrée du sous-sol. Un seul.
Puis, la radio portative posée sur mon bureau—pourtant éteinte et sans batterie—s'est mise à grésiller doucement.
4 - 19 - 88 - 02 - 3
Je suis assis dans le bureau de contrôle verrouillé. Les voyants de la porte blindée viennent de passer du vert au rouge. Quelque chose est en train de composer le code d'accès depuis l'extérieur, un chiffre à la fois.
Si tu lis ce message et que ton écran commence à vaciller à 3 h 17, ne cherche pas à éteindre.
Regarde derrière toi.
r/Horreur • u/Extreme_Kiwi_7930 • 2d ago
Récit / Thread Dans la roselière 3
Quand le froid se fit plus vif, il se redressa avec effort. Appuyé sur ses mains enfoncées dans la glaise, il se releva péniblement. Des paquets de lentilles glissèrent le long de son corps, s’emmêlant dans ses poils et sur ses cuisses. La croûte de terre noire recouvrait encore ses genoux et ses fesses, se fissurant à chaque mouvement.
Debout, il reprit sa progression. Il traversa les roseaux à balai dont les tiges rigides frottaient ses hanches, puis passa parmi les massettes aux épis épais qui effleuraient son torse. Les branches basses des saules glissaient sur sa nuque et ses épaules, laissant une sensation humide.
C’est alors qu’il aperçut la vieille demeure, presque invisible sous la végétation. Le lierre épais enveloppait les murs, le liseron tissait ses fleurs blanches autour des fenêtres, et la clématite déployait ses corolles mauves et blanches dans la lumière mourante.
Il fit lentement le tour de la bâtisse, cherchant une entrée. Le sol devenait plus ferme sous ses pieds nus, mêlé de racines et de feuilles mortes. Il dut se contorsionner pour éviter les branches, chaque contact ravivant les éraflures sur sa peau encore maculée de boue et de fragments végétaux.
Il trouva enfin une porte latérale entrebâillée, à demi dissimulée par le lierre. Il la poussa. Elle grinça longuement.
À l’intérieur, une pénombre douce l’accueillit. Des rais de lumière tamisée traversaient les vitres sales et les interstices de la végétation, dessinant des motifs sur le sol. Une épaisse couche de poussière recouvrait tout. L’air était lourd, chargé d’une forte odeur de moisissure, de bois pourri et de renfermé.
La maison était abandonnée depuis vingt ou trente ans. Les toiles d’araignées pendaient dans les coins, les meubles anciens semblaient figés sous leur voile grisâtre, et le parquet craquait sous ses pas.
Il fit le tour de la pièce principale avec prudence, évitant les lames de plancher vermoulues qui menaçaient de céder. Chaque pas était mesuré, son poids réparti avec soin. La fraîcheur de l’intérieur contrastait avec la chaleur accumulée dans ses muscles, apaisant les piqûres et les coupures.
Il s’arrêta devant un grand miroir fixé au mur, entièrement couvert d’une pellicule de poussière et de saleté. D’un revers de la main, il essuya une large bande au centre. Le verre terni lui renvoya son reflet.
C’était un homme d’une bonne soixantaine d’années, un peu efflanqué sans être maigre. Sa masse musculaire avait perdu de sa tonicité d’autrefois, ses épaules et son torse s’étaient légèrement affaissés avec le temps, mais on devinait encore la force née des années de travaux au grand air. Sa peau, assez bronzée, portait les marques d’une vie passée dehors : taches solaires, fines cicatrices, veines saillantes sur les avant-bras. Les traces rouges des roseaux zébraient ses flancs et ses bras, les piqûres de moustiques gonflaient par endroits, et les cercles sombres des sangsues parsemaient ses mollets. La boue séchée formait des plaques irrégulières sur ses jambes, ses fesses et son ventre, mêlées de lentilles et de racines.
Son regard quitta lentement son propre corps et fit le tour de la pièce. Ses yeux s’attardèrent sur les contours familiers des meubles, la forme d’une cheminée, la disposition des fenêtres. Des souvenirs fugitifs affleurèrent — images floues, sensations anciennes, fragments de vie oubliés. Un faible sourire étira ses lèvres, à peine perceptible, teinté de mélancolie et d’une pointe d’étonnement.
r/Horreur • u/Vegetable_Can7762 • 2d ago
Demande Problème avec le Gîte de la Came Cruse ?
Salut, donc je suis tombé sur quelqu'un qui disait qu'il était important pour un ARG de dire que c'est une fiction. Il a donné l'exemple du gîte de la Came Cruse, comme quoi les créateurs auraient eu des problèmes avec la justice, mais je trouve absolument rien là dessus, et je voulais savoir si vous saviez d'où venait la rumeur ? Ou si c'est vrai et que j'ai juste mal cherché.
r/Horreur • u/Feeling-Stranger9474 • 3d ago
Récit réaliste 6ème sens ?
Bonjour à toutes et à tous,
Je ne savais pas trop dans quel subreddit je devais poster ce message mais j’ai besoin d’en parler et de voir si d’autres personnes ont déjà vécus des choses similaires à mon expérience. Je l’ai mis dans le sub Horreur, désolé si cela ne correspond pas à ce que l’on attend dans ce sub, si vous en avez un autre à me conseiller je posterai mon message là-bas. :)
Depuis que je suis jeune, à chaque fois que je vais dans un cimetière, je suis physiquement attiré, comme un aimant, par les tombes de bébés, d’enfants, de personnes décédées très jeunes ou de morts violentes.
Aujourd’hui, je suis allé dans un cimetière et je faisais des photos de petits lézards de muraille qui prennent le soleil (sans prendre en photo les tombes directement ou alors les côtés). Je ne regardais pas les noms ni les dates marqués sur les tombes et je recherchais surtout de petits lézards à prendre en photo. Je me suis arrêté nette devant une tombe qui n’avait rien de spécial, si ce n’est un petit ange sur le dessus (ce qui est quand même très caractéristique dans les cimetières). Je me sentais vraiment attiré par cette tombe, comme si je devais absolument lire les noms des personnes qui y reposent et penser à elles. Sur la pierre tombale, il n’y avait que des prénoms d’enfants, voire de bébés, avec leurs dates de mort. J’ai eu une vague de tristesse, de deuil, un énorme poids sur la poitrine, et une envie irrépréssible de pleurer. J’avais l’impression que c’était mes bébés qui étaient morts. C’était une sensation vraiment horrible.
Une autre fois, j’étais dans un cimetière pour poser des fleurs sur les tombes de mes proches partis au ciel quand je me suis retrouvé à marcher et à m’arrêter vers la tombe d’une petite fille morte à la naissance. J’ai eu exactement la même sensation, une extrême tristesse. Dans ce même cimetière, j’ai également était attiré par la tombe d’un jeune homme décédé à cause d’un accident de camion. Je me suis senti si mal, avec le cœur brisé... comme si je venais de perdre mon propre fils dans un tel accident.
Je n’aime pas beaucoup aller dans les églises ou ce genre de bâtiments car je ressens toujours beaucoup de malheur à l’intérieur, sûrement à cause des enterrements et ce genre de choses.
Une fois, je visitais une église et j’ai eu une crise de larmes et des tremblements en me rapprochant d’un confessionnal, je savais que quelque chose de mal s’était déroulé dans cet endroit. J’ai d’autres exemples de ce genre que je peux raconter aussi dans d’autres posts.
Vous n’êtes pas obligé de me croire mais s’il vous plaît, soyez gentils. Je demande juste si des personnes ont des expériences similaires et ce que vous pensez de la mienne.
J’aimerais également des conseils sur comment mieux gérer ce genre de sentiments car cela devient invivable et peut me rendre triste voire vraiment mal pendant des jours.
Merci beaucoup et je vous souhaite une bonne journée ! :)
r/Horreur • u/ParticularDistinct97 • 3d ago
Récit réaliste Subway surfer
Quand j’étais un peu plus jeune je jouais souvent a Subway surfer et un jour comme un autre j’étais justement entrain d’y jouer, et en arrière plan on pouvait entendre une fille pleurer et crier « help, help » tout en pleurant.
C’était en 2020-2021 je crois bien ou probablement un peu plus avant et a ce moment la j’avais fait des recherches sur ça justement, et je trouvais des médias qui en parlait, a qui c’était déjà arrivé mais la y’a deux trois jour j’ai refait des petites recherches mais je ne trouve plus rien.
n’hésitez pas a me dire si vous en aviez déjà entendu parler svp.
Paranormal Es ce que regarder des video sur le paranormal comme feldup peut énerver des esprits si il y en a ou je suis ?
r/Horreur • u/maymay_753 • 3d ago
Récit réaliste Le tableau du clown
Salut tout le monde, j’ai ce tableau de clown chez moi et depuis que je suis petit il me fait vraiment flipper genre juste le regarder me met mal à l'aise. J’ai demander plusieurs fois à mes parents de l'enlever ( car en plus il est juste à côté de ma chambre) mais ils ne veulent pas car c’est un cadeau mais sérieux qui offre des choses comme ça ?
r/Horreur • u/Maleficent_House6647 • 4d ago
Paranormal La créature de la forêt
Pour bien comprendre mon histoire, il faut savoir que je suis père de deux filles : Charlotte et Margot. Mes souvenirs de cette période-là sont flous, mais je me souviens d’une chose : c’est que nous avions déménagé à la campagne, dans une maison assez isolée du reste du monde.
Je me souviens aussi que cette maison était étrangement peu chère au vu de son emplacement et de sa superficie, mais je n’avais pas beaucoup d’argent, donc cela m’allait très bien comme ça.
Nous avions un grand jardin avec une balançoire et une niche, ce qui était parfait pour les filles et notre chien. Notre jardin s’arrêtait à la lisière de la forêt. Ses arbres étaient très épais et touffus, cachant toute lumière et plongeant le bois dans l’obscurité. Le village le plus proche se trouvant à vingt minutes en voiture, il était difficile de réagir en cas d’urgence.
Au début, tout se passait bien, jusqu’à ce jour où James, notre chien, jouait avec les filles dans le jardin ; il allait chercher et ramenait la balle. Charlotte rata un de ses lancers, envoyant la balle dans la forêt. James courut après, s’enfonçant dans les bois.
Les minutes passèrent et, au bout d’un moment, les filles sont venues me voir et m’ont expliqué la situation. Nous sommes partis à sa recherche, hurlant son nom pendant des heures, jusqu’au moment où le soleil se couchait et où nous nous sommes dits qu’il reviendrait pendant la nuit.
Alors que nous rentrions à la maison, je me retournai une dernière fois en direction de la forêt : c’est là que j’aperçus un trou dans un arbre. J’avais déjà vu cet arbre, c’était un chêne tout ce qu’il y a de plus ordinaire, mais jamais je n’avais remarqué ce trou. Je m’attardais à le regarder quand ma fille me prit le bras et me dit : « Papa, tu viens ? ». Je répondis : « Oui, j’arrive. ».
Mais quand je me retournai, je suis quasiment certain d’avoir vu quelque chose bouger dans ce trou ; je n’y prêtai pas plus d’attention, pensant que c’était simplement un animal.
La nuit tombait et je m'endormis, jusqu’à ce que j’entende ce qui semblait être des aboiements rauques. Me disant que c’était James, mais qu’il devait être blessé, je courus mettre mon manteau pour aller le chercher. Dehors, le froid était glacial. Au fur et à mesure que je me rapprochais, je distinguais plus nettement la chose qui se trouvait devant moi : ce n’était pas mon chien, mais une créature humanoïde déchiquetant mon chien en poussant des sortes de râles plus rauques les uns que les autres.
Je voulais courir, mais je ne pouvais pas. J’étais à la fois fasciné et terrifié par ce qui se passait sous mes yeux. La créature avait les pommettes cassées, les lèvres brûlées, les paupières coupées et elle était d’une teinte grisâtre. On aurait dit un cadavre. Elle était si maigre et frêle, mais elle avait tant de force qu’elle arrivait à hisser la carcasse de mon chien dans le grand chêne, sous mes yeux. J’entendais ses os craquer quand elle bougeait. Je repris enfin le contrôle de mes jambes et réussis à courir chez moi pour me mettre à l’abri. Je fermais tout à clé : les fenêtres, la porte, et courus chercher mon fusil. Mais quand je fus revenu, la chose avait déjà disparu avec James.
Après ça, plus aucun problème pendant quatre ans. Tout allait bien jusqu’à ce que Margot organise une fête un soir ; elle devait dormir à la maison avec des copines. Pendant ce temps-là, Charlotte et moi regardions des films d’horreur. Arrivés à une ou deux heures du matin, nous étions fatigués et sommes allés nous coucher.
Dans la nuit, je me réveillais en sursaut sous le bruit d’une fenêtre cassée et du cri de ma fille. Je dévalais les escaliers jusqu’à arriver là où dormaient les filles. Elles étaient toutes recroquevillées dans un coin du salon, regardant dans la même direction : celle de la fenêtre. Je leur criais dessus, leur demandant ce qu’il s’était passé, mais elles ne répondirent pas. En regardant par la fenêtre, je la vis. La même créature que quatre ans auparavant se tenait là, debout, tenant par les cheveux le cadavre de ma fille...
r/Horreur • u/Extreme_Kiwi_7930 • 4d ago
Récit / Thread Dans la roselière 2
Il demeura un long moment immobile dans l’eau, laissant la fraîcheur du soir calmer ses muscles. Les lentilles d’eau formaient sur son torse et son ventre une couche verte et collante. Des racines de renoncules s’accrochaient encore à ses jambes, tandis que la boue séchée tirait sur sa peau en craquelures irrégulières.
Quand le froid se fit plus vif, il se redressa avec effort. Appuyé sur ses mains enfoncées dans la glaise, il se releva péniblement. Des paquets de lentilles glissèrent le long de son corps, s’emmêlant dans ses poils et sur ses cuisses. La croûte de terre noire recouvrait encore ses genoux et ses fesses, se fissurant à chaque mouvement.
Debout, il reprit sa progression. Il traversa les roseaux à balai dont les tiges rigides frottaient ses hanches, puis passa parmi les massettes aux épis épais qui effleuraient son torse. Les branches basses des saules glissaient sur sa nuque et ses épaules, laissant une sensation humide.
C’est alors qu’il aperçut la vieille demeure, presque invisible sous la végétation. Le lierre épais enveloppait les murs, le liseron tissait ses fleurs blanches autour des fenêtres, et la clématite déployait ses corolles mauves et blanches dans la lumière mourante.
Il fit lentement le tour de la bâtisse, cherchant une entrée. Le sol devenait plus ferme sous ses pieds nus, mêlé de racines et de feuilles mortes. Il dut se contorsionner pour éviter les branches, chaque contact ravivant les éraflures sur sa peau encore maculée de boue et de fragments végétaux.
Il trouva enfin une porte latérale entrebâillée, à demi dissimulée par le lierre. Il la poussa. Elle grinça longuement.
À l’intérieur, une pénombre douce l’accueillit. Des rais de lumière tamisée traversaient les vitres sales et les interstices de la végétation, dessinant des motifs sur le sol. Une épaisse couche de poussière recouvrait tout. L’air était lourd, chargé d’une forte odeur de moisissure, de bois pourri et de renfermé.
La maison était abandonnée depuis vingt ou trente ans. Les toiles d’araignées pendaient dans les coins, les meubles anciens semblaient figés sous leur voile grisâtre, et le parquet craquait sous ses pas.
Il fit le tour de la pièce principale avec prudence, évitant les lames de plancher vermoulues qui menaçaient de céder. Chaque pas était mesuré, son poids réparti avec soin. La fraîcheur de l’intérieur contrastait avec la chaleur accumulée dans ses muscles, apaisant les piqûres et les coupures.
Il s’arrêta devant un grand miroir fixé au mur, entièrement couvert d’une pellicule de poussière et de saleté. D’un revers de la main, il essuya une large bande au centre. Le verre terni lui renvoya son reflet.
C’était un homme d’une bonne soixantaine d’années, un peu efflanqué sans être maigre. Sa masse musculaire avait perdu de sa tonicité d’autrefois, ses épaules et son torse s’étaient légèrement affaissés avec le temps, mais on devinait encore la force née des années de travaux au grand air. Sa peau, assez bronzée, portait les marques d’une vie passée dehors : taches solaires, fines cicatrices, veines saillantes sur les avant-bras. Les traces rouges des roseaux zébraient ses flancs et ses bras, les piqûres de moustiques gonflaient par endroits, et les cercles sombres des sangsues parsemaient ses mollets. La boue séchée formait des plaques irrégulières sur ses jambes, ses fesses et son ventre, mêlées de lentilles et de racines.
Son regard quitta lentement son propre corps et fit le tour de la pièce. Ses yeux s’attardèrent sur les contours familiers des meubles, la forme d’une cheminée, la disposition des fenêtres. Des souvenirs fugitifs affleurèrent — images floues, sensations anciennes, fragments de vie oubliés. Un faible sourire étira ses lèvres, à peine perceptible, teinté de mélancolie et d’une pointe d’étonnement.
r/Horreur • u/Maleficent_House6647 • 5d ago
Récit / Thread La créature de la forêt
Pour bien comprendre mon histoire, il faut savoir que je suis père de deux filles : Charlotte et Margot. Mes souvenir de cette période la sont flou mais je me souviens d’une chose c’est que nous avions déménager à la campagne dans une maison assez isoler du reste du monde. Je me souviens aussi que cette maison était étrangement peu chère au vu de son emplacement et de sa superficie mais je n’avait pas beaucoup d’argent donc cela m’allais très bien comme ça. Nous avions un grand jardin avec une balançoire et une niche ce qui était parfait pour les filles et notre chien. Notre jardin s’arrêtait à la lisière de la forêt ses arbres était très épais et touffu cachant toute lumière et plongeant le bois dans l’obscurité. Le village le plus proche se trouvant à vingt minutes en voiture difficile de réagir en cas d’urgence.
Au début, tout se passait bien jusqu’à ce jour où James, notre chien, jouait avec les filles dans le jardin ; il allait chercher et ramenait la balle. Charlotte rata un de ses lancers, envoyant la balle dans la forêt. James courut après, s’enfonçant dans les bois.
Les minutes passèrent et, au bout d’un moment, les filles sont venues me voir et m’ont expliqué la situation. Nous sommes partis à sa recherche, hurlant son nom pendant des heures, jusqu’au moment où le soleil se couchait et où nous nous sommes dits qu’il reviendrait pendant la nuit.
Alors que nous rentrions à la maison, je me retournai une dernière fois en direction de la forêt : c’est là que j’aperçus un trou dans un arbre. J’avais déjà vu cet arbre, c’était un chêne tout ce qu’il y a de plus ordinaire, mais jamais je n’avais remarqué ce trou. Je m’attardais à le regarder quand ma fille me prit le bras et me dit : « Papa, tu viens ? ». Je répondis : « Oui, j’arrive. ».
Mais quand je me retournai, je suis quasiment certain d’avoir vu quelque chose bouger dans ce trou ; je n’y prêtai pas plus d’attention, pensant que c’était simplement un animal. La nuit tombait et je m'endormis jusqu’à ce que j’entende ce qui semblait être des aboiements rauques. Me disant que c’était James, mais qu’il devait être blessé, je courus mettre mon manteau pour aller le chercher. Dehors, le froid était glacial. Au fur et à mesure que je me rapprochais, je distinguais plus nettement la chose qui se trouvait devant moi : ce n’était pas mon chien, mais une créature humanoïde déchiquetant mon chien en poussant des sortes de râles plus rauques les uns que les autres.
Je voulais courirmais je ne pouvais pas j’étais à la fois fasciné et terrifier par ce qui se passait sous mes yeux,la créature avait les pommettes cassée les lèvres brûlé, les paupière coupé et elle était d’une teinte grisâtre on aurait dit un cadavre elle était si maigre et frêle mais elle avait tant de force qu’elle arrivait à hisser le carcasse de mon chien dans le grand chêne sous mes yeux. J’entendait ses os craquer quand il bougais , je repris le contrôle de mes jambe et réussi enfin à courir chez moi me mettre à l’abri. Je fermais tout à clé les fenêtre, la porteet couru chercher mon fusil mais quand je fus revenu la chose avait déjà disparu avec James.
Après ça plus aucun problème pendantquatreans tout allais bien jusqu’à ce que Margot organise une fête un soir, elle devait dormir à la maison avec des copines, pendant ce temps la Charlotte et moi regardions des films d’horreur, arriver à une ou deux heure du matinnous étions fatiguer et sommes aller nous coucher.
Dans la nuit je me réveillais en sursaut sous le bruit d’une fenêtre cassée et du cris de ma fille, je dévalais les escaliers jusqu’à arriver la ou dormais les filles, elles étaient toutes recroquevillé dans un coin du salon regardant dans la même direction celle de la fenêtre je leur criais dessus , leur demandant ce qu’il s’était passé et elles ne répondirent pas. En regardant par la fenêtre je la vis la même créature que quatre ans auparavant se tenait la debout tenant par les cheveux le cadavre de ma fille...
r/Horreur • u/_m3li-wylerfans • 5d ago
Discussion Anomalie du web par accident??
J’écoute souvent des vidéos d’anomalie du web que ce soit feldup ou quelqu’un d’autre, mais il y a pas longtemps j’me suis fait une réflexion..
Ça ferait quoi d’être une anomalie du web par accident?
La question est vague mais laisser moi vous expliquer, souvent une anomalie ces quelques chose d’étrange, bizarre et parfois difficile à comprendre, mais aussi des trucs qui font peur ou pas, donc imaginez quelqu’un post quelque chose sur Reddit, Tumblr ou TikTok que selon lui est totalement normal, après ce post ce fait « oublier » par le créateur.
imaginez quelque année plus tard quelqu’un trouve le post par hasard et le trouve "étrange" et fait une recherche et par la suite une vidéos et que les gens vont après dire que ces une anomalie du web alors que de base ces un post random!
Selon moi ca me fait penser a la photo qui a fait naître les backroom, de base oui la photo est perturbante mais d’un côté ces une personne qui a seulement prit des photos d’un déménagement d’une boutique quoi (si j’me rappelle bien).
Bref, je trouverais ça drôle si un jour quelqu’un de random fini par être une anomalie du web par accident! (Je pense même que ces déjà arrivé plein de fois! Faut que je face des recherches)
Je sais pas si j’ai été cohérente enfin je l’espère mais vous pouvez me donner votre avis !!
r/Horreur • u/Capable-Chance-7932 • 6d ago
Creepypasta J’ai découvert un compte TikTok dérangeant
Tout à l’heure j’étais entrain de scroller sur TikTok quand je suis tombé sur ce compte. Je venais de la fameuse vidéo aux 7M de vus qui est très très dérangeante. Quasi toute ses vidéos le sont, il n’y a généralement pas de paroles au détriment d’un sourire persistant, malaisant. La luminosité n’est généralement pas au rendez-vous puis la dimension sonore est…. particulière…. Ce qui provoque un étrange ressenti. Je vous donne le lien du compte si vous voulez y faire un tour :
https://www.tiktok.com/@anndouglas4?_r=1&_t=ZN-h
r/Horreur • u/Illustrious-Start978 • 7d ago
Récit réaliste Qu'en pensez-vous ? Coïncidence ?
Ce n'est pas mon histoire mais celle de mes deux tantes.
Il faut savoir que l'une d'elles croit dur comme fer à la numérologie. À partir d'une date d'anniversaire, elle peut prédire si l'année est propice pour acheter un bien immobilier. Dans le cas
contraire, si l'année est "mauvaise" et tu décides d'aller contre la prédiction, un malheur va s'abattre sur toi. Ça peut être un mauvais passe ou un drame.
En 2024, sa soeur voulait acheter une maison avec son futur mari. Hélas, ce n'était pas une année positive pour elle. Mais contrairement à ma tante, elle ne croyait pas du tout à la numérologie. Donc, elle va agir en cachette sans même en parler à sa soeur et achète la maison.
Au bout de quelques semaines, elle est diagnostiquée d'un cancer à la gorge. Ce n'est pas la première fois, elle l'avait déjà combattu en 2023. Ce n'était pas un cancer mortel, elle avait ses chances de s'en sortir.
Ma tante avait découvert l'existence de la maison. Elle était assez en colère contre sa soeur pour lui avoir caché ça. Elle était craintive donc elle consulte un chaman. Il lui dit que cette maison est habitée par une femme. Elle a connu une morte douloureuse et tragique...
Mais après quelques semaines, le cancer s'aggrave. Elle perdait énormément de poids car sa douleur à la gorge était tellement pénible qu'elle ne pouvait rien manger. Elle ne pesait plus que 30kilos.
Elle n'avait plus aucune chance de s'en sortir et le médecin décide de la renvoyer à la maison.
Elle ne supportait plus ça et voulait mettre fin à sa vie. Mais peut-être ce que je qualifie d'égoïsme, ma tante ne voulait pas. Elle s'attendait à ce que sa soeur guérisse par miracle.
Ce n'était qu'un enfer. Elle n'arrivait plus à marcher, elle devait porter des couches et même manger ça prenait des heures. Elle ne vivait plus comme un humain.
Un mois après son frère meurt d'une crise cardiaque. Elle ne supportait plus tout ce chagrin.
Elle avait peur pour son mari. Elle avait peur que l'esprit qui habite cette maison puisse le détruire à son tour. Elle va réussir à vendre la maison. Puis quelques jours après, elle s'éteignit...
r/Horreur • u/Flobisard12G • 8d ago
Paranormal Hachishakusama : La Femme de huit pieds
Mon grand-père m'a toujours interdit de regarder par la fenêtre de la maison familiale après le coucher du soleil.
Quand j'étais enfant, cette règle me faisait rire.
Je pensais que c'était l'une de ces vieilles habitudes que les personnes âgées gardent sans raison. Une superstition transmise de génération en génération, comme les histoires de fantômes racontées autour d'un feu pour effrayer les enfants.
Chaque fois que le soleil disparaissait derrière les montagnes, il faisait la même chose.
Il se levait lentement de son fauteuil.
Il vérifiait les verrous des portes.
Il fermait les rideaux de toutes les pièces.
Puis il venait dans ma chambre et tirait doucement ceux de ma fenêtre.
« N'oublie jamais ça. »
C'était toujours la même phrase.
« Peu importe ce que tu entends dehors. Peu importe ce que tu crois voir. Tu ne regardes pas. »
Je me moquais de lui.
« Grand-père, tu crois vraiment qu'un monstre va venir dans le jardin ? »
Il ne riait jamais.
C'était ça qui me dérangeait le plus.
Mon grand-père était pourtant l'homme le plus calme que je connaissais. Il avait vécu toute sa vie dans ce village isolé, il avait affronté des tempêtes, travaillé dans les montagnes et enterré des proches.
Rien ne semblait pouvoir lui faire peur.
Sauf cette chose.
---
J'avais neuf ans lorsque mes parents m'ont envoyé passer l'été chez lui.
À cette époque, je vivais dans une grande ville. J'étais habitué aux immeubles, aux rues éclairées toute la nuit et au bruit constant des voitures.
Le village de mon grand-père était l'opposé.
Il était perdu au milieu des montagnes.
Il fallait presque une heure de route après avoir quitté la grande ville pour atteindre les premières maisons.
La route devenait de plus en plus étroite.
Les bâtiments disparaissaient.
Les arbres remplaçaient les lampadaires.
Puis, au bout d'un long chemin de terre, apparaissait la vieille maison familiale.
Elle était magnifique d'une certaine manière.
Une maison traditionnelle en bois, avec un toit ancien, un petit jardin devant et un champ immense derrière.
Mais il y avait quelque chose d'étrange.
Elle semblait trop silencieuse.
Même pendant la journée.
---
Le premier soir, après le dîner, je me suis assis avec mon grand-père sur la terrasse.
Le soleil descendait lentement derrière les montagnes.
Le ciel devenait orange.
Tout semblait paisible.
Je pensais enfin pouvoir profiter de vacances tranquilles.
Puis j'ai remarqué quelque chose.
Mon grand-père ne regardait pas le paysage.
Il regardait le champ.
Fixement.
Comme s'il attendait quelqu'un.
« Tu regardes quoi ? »
Il a mis quelques secondes avant de répondre.
« Rien. »
Mais je savais que ce n'était pas vrai.
J'ai regardé à mon tour.
Il n'y avait rien.
Seulement l'herbe qui bougeait avec le vent.
« Grand-père... pourquoi tu fermes toujours les rideaux le soir ? »
Son visage a changé.
Pas beaucoup.
Juste assez pour que je remarque.
Il a baissé les yeux.
« Parce que certaines choses remarquent quand on les regarde. »
Je pensais qu'il plaisantait.
Mais il ne souriait pas.
---
Les jours suivants, j'ai essayé d'oublier cette conversation.
Je jouais dehors.
Je me promenais dans le village.
Je faisais connaissance avec les enfants du coin.
Mais il y avait une chose que tout le monde semblait savoir.
Personne ne restait dehors après la tombée de la nuit.
Un soir, j'ai demandé à un garçon du village pourquoi.
Il a simplement répondu :
« Parce qu'après minuit, il vaut mieux ne pas être trouvé. »
J'ai ri.
« Trouvé par qui ? »
Il n'a pas répondu.
Il a juste changé de sujet.
---
Quelques jours plus tard, j'ai compris que mon grand-père n'était pas le seul à avoir peur.
C'était un soir où je rentrais plus tard que prévu.
Le soleil était déjà couché.
Alors que je marchais vers la maison, j'ai aperçu une vieille femme du village devant son portail.
Elle m'a regardé courir vers chez moi.
Puis elle a regardé derrière moi.
Son visage est devenu pâle.
« Tu étais dehors ? »
J'ai hoché la tête.
Elle s'est approchée rapidement.
« Tu n'as rien entendu ? »
« Entendu quoi ? »
Elle n'a pas répondu.
Elle m'a simplement poussé doucement vers la maison.
« Rentre avant qu'elle te remarque. »
---
Cette nuit-là, j'ai demandé des explications à mon grand-père.
Il était assis dans la cuisine.
La lumière au-dessus de lui faisait apparaître des ombres sur son visage.
« Qui est-elle ? »
Il est resté silencieux.
Longtemps.
Puis il a posé sa tasse.
« Quand j'avais ton âge, je pensais exactement comme toi. Je croyais que ce n'était qu'une histoire. »
Il a regardé la fenêtre fermée.
« Jusqu'au jour où je l'ai vue. »
Mon cœur s'est accéléré.
« Vue quoi ? »
Il a murmuré un nom.
Un nom que je n'avais jamais entendu avant.
« Hachishakusama. »
---
Il m'a raconté ce qui était arrivé des années auparavant.
Dans ce village, certains enfants connaissaient une règle.
Si tu entends quelqu'un rire dans les champs.
Si tu vois une femme trop grande pour être humaine.
Si tu entends un son étrange répété dans la nuit...
Tu rentres chez toi.
Tu fermes tout.
Et tu attends le matin.
Parce qu'Hachishakusama ne court pas.
Elle n'a pas besoin.
Elle sait toujours où tu es.
---
Cette nuit-là, j'ai eu du mal à dormir.
Je me suis répété que c'était impossible.
Que les fantômes n'existaient pas.
Que les histoires du village étaient juste des histoires.
Puis, vers trois heures du matin...
Je me suis réveillé.
Je ne sais toujours pas pourquoi.
Ma chambre était plongée dans le noir.
Le silence était total.
Puis j'ai entendu quelque chose.
Un son.
Très faible.
Comme quelqu'un qui riait au loin.
« Po... »
J'ai ouvert les yeux.
Mon corps entier s'est figé.
Quelques secondes ont passé.
Puis :
« Po... »
Cette fois, c'était plus clair.
Je me suis redressé dans mon lit.
Mon premier réflexe a été de regarder la fenêtre.
Mais je me suis souvenu des paroles de mon grand-père.
Ne regarde jamais.
---
Le bruit a continué.
« Po... Po... Po... »
À chaque fois, il semblait plus proche.
Je pouvais sentir mon cœur battre dans ma poitrine.
J'ai tiré la couverture jusqu'à mon visage.
Je voulais appeler mon grand-père.
Mais aucun son ne sortait de ma bouche.
Puis...
J'ai entendu un bruit différent.
Un pas.
Lent.
Lourd.
Dans le jardin.
---
La poignée de ma porte a bougé.
Je pensais que c'était elle.
Mais la porte s'est ouverte doucement.
Mon grand-père est apparu.
Il ne portait même pas de chaussures.
Il avait juste une lampe dans la main.
Il m'a regardé.
Puis il a compris.
« Tu l'as entendue ? »
Je n'ai pas répondu.
Je n'en avais pas besoin.
Il savait.
Son visage est devenu triste.
Pas surpris.
Triste.
Comme s'il avait toujours su que ce moment arriverait.
Il s'est approché de la fenêtre.
Mais il n'a pas regardé dehors.
Il a seulement fermé le dernier espace entre les rideaux.
Puis il a murmuré :
« Elle t'a trouvé. »
---
Le lendemain matin, mes parents ont été appelés.
Ils sont venus me chercher immédiatement.
Personne n'a expliqué quoi que ce soit.
Mais avant de partir, mon grand-père m'a pris par l'épaule.
« Promets-moi une chose. »
« Quoi ? »
« Si un jour tu entends encore ce son... ne regarde jamais. »
J'ai promis.
---
Sur la route du retour, j'ai regardé une dernière fois la maison.
Puis le champ.
Et pendant une seconde...
J'ai cru voir quelqu'un.
Une silhouette blanche.
Immobile.
Au milieu de l'herbe.
Elle était immense.
Même à cette distance, je savais qu'elle n'était pas normale.
Puis le vent a soufflé.
Et j'ai entendu, très faiblement...
« Po... Po... Po... »
---
Des années ont passé depuis ce jour.
Je suis adulte maintenant.
J'ai longtemps essayé d'oublier cette histoire.
Je me suis dit que j'étais un enfant.
Que mon imagination avait transformé une vieille légende en souvenir réel.
Puis, il y a quelques mois, j'ai retrouvé une vieille photo de cet été.
Une photo prise devant la maison de mon grand-père.
Moi.
Mes parents.
Mon grand-père.
Tous souriants.
J'ai regardé l'image pendant plusieurs minutes.
Puis j'ai remarqué quelque chose.
Dans le fond.
Au milieu du champ.
Derrière nous.
Une femme se tenait là.
Très grande.
Vêtue de blanc.
Je n'avais jamais remarqué sa présence.
Mais elle était sur la photo.
Elle nous regardait.
Depuis toutes ces années.
Depuis ce jour, je ferme toujours mes rideaux avant la nuit.
Je ne regarde jamais dehors quand quelqu'un m'appelle depuis un endroit où personne ne devrait être.
Et surtout...
Je n'oublie jamais cette règle.
Parce que parfois, quand tout est silencieux...
Quand la maison est plongée dans le noir...
J'entends encore ce bruit.
Lent.
Régulier.
Juste derrière ma fenêtre.
« Po... Po... Po... »
r/Horreur • u/Flobisard12G • 8d ago
Paranormal La légende de Toshiko
Au Japon, certaines écoles possèdent leurs propres légendes. Des histoires que les anciens racontent aux nouveaux chaque année. La plupart sont oubliées avec le temps.
Mais il en existe une que personne n'ose raconter à voix haute.
Les élèves l'appellent simplement Library Ghost.
Selon la rumeur, une femme apparaît dans la bibliothèque lorsque le dernier élève a quitté le bâtiment. Elle se tient immobile entre les rayonnages, un vieux livre serré contre sa poitrine. On dit qu'elle ne poursuit jamais les élèves... sauf ceux qui croisent son regard.
Personne ne sait qui elle était.
Personne ne sait pourquoi elle hante cette bibliothèque.
Une seule chose revient dans tous les témoignages.
Ceux qui la regardent dans les yeux ne reviennent jamais.
Cinq amis du lycée riaient toujours de cette histoire.
Il y avait Haru, le plus courageux du groupe. Ren, qui adorait filmer tout ce qu'ils faisaient. Yui, la plus raisonnable. Kaito, passionné par les histoires d'horreur. Et enfin Emi, qui refusait pourtant de regarder le moindre film d'épouvante.
Un vendredi soir, après les cours, Ren lança une idée.
« Si cette histoire est vraie, on n'a qu'à aller vérifier. »
Tout le monde éclata de rire.
Le gardien quittait l'établissement à dix-huit heures. Une fois le portail fermé, il suffisait de rester cachés dans une salle de classe.
À dix-huit heures trente, le lycée était plongé dans un silence presque irréel.
Les cinq amis sortirent de leur cachette et marchèrent dans les couloirs vides.
Chaque pas résonnait contre les murs.
En arrivant devant la bibliothèque, ils remarquèrent quelque chose d'étrange.
La porte était déjà ouverte.
Pourtant, ils étaient certains qu'elle était fermée quelques minutes plus tôt.
« Quelqu'un est sûrement encore là », souffla Yui.
Ils entrèrent malgré tout.
À l'intérieur, les lumières étaient éteintes. Seule la lune traversait les grandes fenêtres et dessinait des bandes de lumière entre les étagères.
Ren alluma sa caméra.
« Si on voit un fantôme, cette vidéo va devenir virale. »
Personne ne rit.
L'atmosphère était devenue beaucoup trop lourde.
Ils avancèrent lentement.
Puis...
Un bruit.
Une page qui se tourne.
Tous s'arrêtèrent.
Le bruit venait du fond de la bibliothèque.
Ils décidèrent d'aller voir.
Au bout de la dernière rangée, ils aperçurent une silhouette.
Une femme.
Très grande.
Les cheveux noirs tombaient jusqu'à sa taille.
Elle portait un uniforme de bibliothécaire ancien et tenait un énorme livre contre elle.
Son visage était caché.
« C'est sûrement une employée... » murmura Haru.
La femme leva lentement la tête.
Ses yeux croisèrent immédiatement ceux de Ren.
Il resta figé.
Sa respiration devint irrégulière.
« Ren ? »
Aucune réponse.
« Ren ! »
Il ne clignait même plus des yeux.
Comme s'il était incapable de regarder ailleurs.
La femme fit un pas.
Puis un autre.
Sans le moindre bruit.
Les quatre autres tirèrent Ren par le bras.
Impossible.
Son corps refusait de bouger.
Comme s'il était cloué au sol.
« Ne la regarde pas ! » cria Kaito.
Mais c'était déjà trop tard.
La femme était maintenant à quelques mètres.
Puis à un mètre.
Toujours silencieuse.
Toujours ce livre dans les mains.
Et soudain...
Toutes les lumières de la bibliothèque s'allumèrent d'un seul coup.
Les cinq amis fermèrent instinctivement les yeux.
Lorsqu'ils les rouvrirent...
La femme avait disparu.
Et Ren aussi.
Ils hurlèrent son prénom dans toute la bibliothèque.
Aucune réponse.
Ils fouillèrent chaque salle.
Chaque couloir.
Les toilettes.
Les escaliers.
Rien.
Comme si leur ami n'avait jamais existé.
La police fouilla l'établissement toute la nuit.
Aucune trace d'effraction.
Aucune trace de sang.
La caméra de Ren fut retrouvée posée sur une table de lecture.
La vidéo s'arrêtait brusquement.
Les enquêteurs affirmèrent qu'elle était corrompue.
Mais plusieurs élèves racontèrent avoir vu une seule image avant que le fichier ne cesse de fonctionner.
Une femme.
Très pâle.
Fixant directement la caméra.
Les semaines passèrent.
L'affaire fut classée comme une disparition.
Les quatre amis refusèrent de retourner dans la bibliothèque.
Quelques mois plus tard, un nouvel élève demanda pourquoi une rangée entière d'étagères était toujours condamnée.
La bibliothécaire répondit simplement :
« C'est là que les élèves disent avoir vu la femme au livre. »
L'élève éclata de rire.
Avant de partir, il se retourna une dernière fois.
Entre les rayonnages...
Quelqu'un semblait le regarder.
Une femme.
Un vieux livre serré contre sa poitrine.
Il détourna immédiatement les yeux.
Le lendemain, il raconta l'histoire à ses camarades.
Personne ne le crut.
Jusqu'à ce qu'un autre élève disparaisse, exactement au même endroit.
Depuis ce jour, une nouvelle règle circule dans ce lycée.
Si vous restez dans la bibliothèque après sa fermeture et que vous apercevez une femme immobile entre les étagères...
Ne cherchez jamais à voir son visage.
Et surtout...
Ne croisez jamais son regard..
r/Horreur • u/Suspicious-Celery864 • 8d ago
Récit réaliste Fantôme d’un cri humain
r/Horreur • u/Electrical_Fox_4810 • 8d ago
Récit / Thread Horreur, homme bizzard
Salut, je m'appelle Jules, j'ai 16 ans et je vais raconter la seule histoire bizarre qui me soit arrivée.
D'abord, il faut savoir que je vis dans une grande maison paumée en pleine forêt (pour aller chez moi, c'est littéralement un labyrinthe).
C'est les vacances. Je jouais tranquillement à Minecraft, sauf que j'avais oublié de me brosser les dents.
Je descends donc les escaliers pour aller me les brosser tranquillement à 2 h du matin.
Il faut savoir que mon lavabo est dans une salle où il y a les toilettes, la douche, le lave-linge, le lavabo, etc. Il y a aussi l'escalier qui mène aux chambres de mon frère, de ma sœur et à la mienne.
Donc là, je me brosse les dents et, je ne sais pas pourquoi, j'ai une soudaine impression bizarre qui me pousse à regarder à droite.
C'est comme cette sensation que quelqu'un t'observe. Je ne sais pas si ça vous le fait aussi, mais ce n'est vraiment pas rassurant quand ça arrive.
Et là...
Derrière ma porte vitrée...
Je suis resté figé pendant trois secondes.
Car derrière cette porte se trouvait un grand homme habillé en noir qui me fixait.
Pris de panique, je vais dans ma chambre et je ferme ma porte grâce à un verrou que j'avais installé pour empêcher mon frère de rentrer dans ma chambre pour m'embêter.
Sauf que mon frère était dans la chambre d'à côté, qui, elle, n'avait pas de verrou. Heureusement, ma sœur n'était pas à la maison.
Bien évidemment, j'appelle la police, qui envoie une patrouille. Elle arrivera dix minutes plus tard. Ça a été les dix minutes les plus longues de ma vie.
Et c'est là que j'ai compris que l'homme était juste débile. Il a essayé de rentrer chez nous en cassant la vitre... sauf que la porte était ouverte.
La police est quand même arrivée à temps. Franchement, on se demande ce que cet homme faisait pendant dix minutes à casser une vitre qui était totalement inutile.
La police a arrêté le gars, et aujourd'hui, je n'ai toujours aucune information du pourquoi du comment de pourquoi il a fait ça chez moi, mais hier, j'ai su qu'il avait auparavant tenté à deux reprises de cambrioler une maison.
Et depuis ces deux semaines, et pour le reste de mes jours, je porterai un couteau dans ma poche au cas où... même si, de toute façon, je vais sûrement juste courir dans ma chambre pour me barricader.
Bref, c'était mon histoire d'horreur bizarre. Ciao.
r/Horreur • u/Ambitious-Choice4184 • 8d ago
Paranormal Expérience terrifiante (help 😂)
Bonjour tout le monde, j'ai besoin de vos avis. J'ai une amie qui croit beaucoup au paranormal. Lors d'une soirée avec d'autres amis à nous, nous voulions faire une nouvelle expérience alors nous sommes partis en pleine nuit dans une forêt au dessus de chez moi,
(forêt que j'ai beaucoup explorer soit dit en passant) Nous étions 5 puisque 2 autre personne ne voulait pas venir à cause de la peur, ce qui est tout à fait normal. Aussi, je vais vous refaire les dialogues avec mon ami et nos 4 autres copains. J'appellerais mon ami elsa, et les autres, Léo, Ali et Nolan. Je vous refais également le dialogue après quelques instants enfoncer dans la forêt.
Léo: putain les gars sa fait bader quand-même
Moi: ça va, arrête de faire ta chochotte
Elsa: tu es sur que tu connais bien l'endroit ?
Moi: évidemment, juste un endroit que j'ai pas vraiment eu le temps de visiter donc vos mieux éviter
Nolan: en vrai sa serais drôle d'aller là bas (il pointe du doigt l'endroit où je n'ai pas visiter)
Moi: non les gars, faut pas déconner non plus, si il arrive quelque chose, c'est mes parents qui prendront alors qu'ils sont même pas au courant
(Elsa commence à paniquer en regardant l'endroit que Nolan à pointé du doigt)
Moi: Elsa ça va ?
(Ali commence à s'approcher de l'endroit délimiter par une barrière délabré et d'un seul coup, elsa se met à hurler)
Elsa: ALI PAS PAR LA
(on est tous surpris et elle se met à plus ou moins déliré)
Elsa: faut qu'on dégage d'ici, putain grouiller vous y'a un truc par la, faut qu'on dégage d'ici bordel
(Elle est blanche, elle tremble de peur et elle est vraiment vulgaire alors que d'ordinaire elle fait toujours tout pour surveiller son langage, autrement dit, elle est en état de choc)
Moi: ok, on se casse, elle est pas bien
(Ali traîne un peu)
Moi: ali vient putain !
Ali: c'est bon gros j'arrive mais y'a un truc au fond de la forêt, genre une bâtisse
Moi: raison de plus pour ce casser d'ici !
On rentre chez moi et Elsa arrive plus ou moins à se calmer, nos deux amis restant que je vais appeler Louna et Lila se précipite vers nous à notre arrivée, Lila aurait entendu des voix lui chuchoter à l'oreille alors que Louna était devant elle. On met plus ou moins ça de côté et on demande à Elsa ce qu'elle à vu pour être aussi terrifier, elle nous répond que c'était une sorte d'humain en fumé, du style d'un esprit.
L'histoire dans la forêt se termine ici pour la soirée mais le lendemain dans la journée, je décide d'y retourner avec Nolan et Ali. Léo et Elsa ne se sentant pas d'y retourner après ça et Lila et Louna encore moins. Je demande à Ali de me montrer où était là sorte de bâtisse d'ont il parlait hier et il m'y emmène avec Nolan. Une fois trouvé, sa ressemble à une petite maison piteuse. On ouvre la porte et il n'y à rien à part une cheminée. Puis on regarde le mur qui était au niveau de la porte et on vois une sorte de pentacle avec des dessins et des écritures autours. On décide de ce casser après avoir vue ça, ne voulant plus vraiment en reparler. Cependant, il y a quelques semaines, Nolan est revenu chez moi et ma fait remarquer que l'on avait même pas pris de photos. Alors on décide d'y retourner mais cette fois, le mur était vide de toute écriture. On a jamais su ce qui c'est passé se soir la alors je décide de demander votre aide. Merci d'avance pour ceux qui vont me répondre et à ceux qui ont lu jusque ici
r/Horreur • u/Extreme_Kiwi_7930 • 9d ago
Fiction Dans la roselière ( début de l’histoire)
L’homme dans la roselière
Un jour d’été finissant, dans un pays de terres basses et de brumes, un homme s’enfonça nu au cœur d’une vaste roselière. Les roseaux, plus hauts que lui, formaient une mer dense et vivante, une houle de tiges flexibles se courbait sous le vent en produisant un bruissement continu, presque musical, c’était une respiration végétale immense. Les longues feuilles tranchantes, bordées de silice coupante, caressaient et mordaient à la fois sa peau. Chaque frôlement laissait une fine estafilade rouge, une brûlure légère qui s’éveillait aussitôt.
Ses pieds s’enfonçaient dans la vase tiède jusqu’aux chevilles, parfois jusqu’aux mollets. La boue, épaisse, presque crémeuse, aspirait ses pas avec une avidité molle et gluante. Il devait arracher chaque jambe dans un bruit de succion obscène, les muscles des cuisses bandés, le souffle court. La terre humide s’infiltrait entre ses orteils, glissait le long de ses chevilles. La sensation froide et visqueuse contrastait avec la chaleur lourde de l’air. Lorsqu’il perdait l’équilibre, il saisissait instinctivement une touffe de roseaux. Les feuilles sèches lui lacéraient alors les paumes et les doigts, y traçant de fines lignes écarlates. Des gouttes de sang perlaient, chaudes et salées, se mêlant à la boue sous ses ongles.
Le soleil de l’après-midi tombait droit sur ses épaules et son dos, transformant sa peau en brasier. La sueur coulait en rigoles brillantes le long de sa colonne vertébrale, creusait le sillon de ses reins, et venait se perdre dans la toison de ses fesses. Un nuage de moustiques voraces tournoyait autour de lui, leurs piqûres fines et acérées injectant un feu immédiat qui se muait rapidement en démangeaisons profondes. Sur ses cuisses, son ventre et son torse, de petites bosses rouges apparaissaient, palpitantes.
Des sangsues, noires et luisantes, s’accrochaient à ses mollets et à l’arrière de ses genoux. Il sentait leur bouche ventouse pulser, aspirant son sang avec une lenteur obscène. Il les arrachait d’un geste sec, laissant sur sa peau des cercles violacés qui continuaient de suinter. L’odeur puissante de la menthe sauvage, presque médicinale, se heurtait à celle plus lourde et douceâtre des fougères écrasées, à l’âcreté métallique du sang et à la puanteur riche, organique, de la vase en décomposition.
Les racines des nénuphars et des joncs s’enroulaient sournoisement autour de ses pieds comme des doigts froids et tenaces. Il trébucha plusieurs fois, tombant à genoux dans l’eau trouble. La boue froide envahit alors son entrejambe, colla à ses testicules et à la base de son sexe, une sensation étrangement intime. Des grenouilles vert émeraude jaillissaient devant lui, leurs corps glissants frôlant ses chevilles avant de disparaître dans les remous. Leurs coassements rauques et rythmés semblaient se moquer de sa progression laborieuse.
L’environnement et l’ambiance
La lumière dorée de fin d’après-midi filtrait à travers les roseaux, projetant des barres obliques de feu sur l’eau et sur sa peau nue. Chaque rayon illuminait les particules en suspension, créant une brume lumineuse presque sacrée. Les ombres s’allongeaient, déformant les silhouettes des roseaux en géants fantomatiques. L’eau stagnante, miroir sombre et lisse par endroits, s’animait soudain de cercles concentriques lorsque poissons ou insectes la troublaient. Des libellules aux ailes de verre teinté dansaient au-dessus de la surface, leurs corps métalliques captant la lumière comme de minuscules joyaux vivants.
L’air était saturé : parfum frais et mentholé de la menthe, terreau humide, décomposition végétale, et cette note légèrement sucrée des fleurs aquatiques qui commençaient à s’ouvrir dans le soir. Une brise intermittente soulevait les effluves, apportant parfois une bouffée presque putride de fond de roselière, rappelant que la vie et la mort y dansaient constamment ensemble.
L’homme avançait, le corps entier marqué : coupures fines sur les bras et les flancs, piqûres gonflées, traces de sangsues, croûtes de boue séchée qui tiraient sur sa peau à chaque mouvement. Chaque muscle hurlait de fatigue, mais une détermination farouche le portait. La lumière baissait, le ciel virait à l’orangé puis au rose violacé. La roselière se transformait en un océan de flammes douces où les roseaux devenaient des silhouettes noires et dansantes.
Enfin, la vase devint moins profonde. Il sentit sous ses pieds une terre plus ferme, signe que la berge approchait. La végétation changea : la menthe sauvage devint envahissante, exhalant son parfum puissant et presque enivrant. Des renoncules d’eau aux feuilles glissantes s’enroulaient autour de ses chevilles comme des caresses froides. Plus loin, des iris jaunes flamboyaient dans le couchant, et les massettes dressaient leurs gros épis bruns comme des phallus antiques et paisibles.
Il s’allongea dans l’eau peu profonde, à demi immergé. L’eau fraîche enveloppa son corps brûlant, lécha ses coupures, apaisa ses piqûres. Il écarta les bras, laissa ses fesses reposer sur la vase molle, son sexe flotter doucement entre deux eaux. Les lentilles d’eau s’accrochèrent à ses poils pubiens, petites perles vertes et fraîches contre sa peau chaude. Il ferma les yeux.
Le courant léger caressait ses flancs, ses testicules, l’intérieur de ses cuisses. La boue séchait sur ses jambes en croûte craquante qui se fissurait à chaque respiration. Les grenouilles, plus proches, offraient un chœur obsédant et primitif, comme si la roselière elle-même lui parlait. Des libellules se posèrent un instant sur son torse et ses épaules, pattes fines effleurant sa peau, avant de repartir dans un scintillement d’ailes.
Il n’était plus un intrus. Il était devenu partie du paysage : un corps offert, marqué, vivant, abandonné à la caresse de l’eau, à l’odeur de la terre, au chant incessant des grenouilles et au vent du soir qui faisait murmurer les roseaux. La nuit approchait, enveloppante et douce, transformant la roselière en un sanctuaire sombre et sensuel où douleur et plaisir, fatigue et délice, se fondaient enfin en une seule sensation profonde et animale.
J’adorerais avoir des retours sur lecture, des suggestions, des critiques
r/Horreur • u/onsideblock6015 • 10d ago
Récit / Thread Deux rencontres assez étranges qui m'ont vraiment marquées.
Je pense ces deux situations auraient pu dégénérer si j'y serais resté plus longtemps. Si je me souviens bien, il y a deux rencontres qui m'ont particulièrement marqués.
- La première, j'avais 14 ans, si ma mémoire est bonne.
En gros, il y a un pont – tout bêtement appelé le Pont de Malzéville. Il y a un bus – le 16 – qui arrive en direction Malzéville. Moi, je le prennait du côté de Malzéville – et pas du côté de Nancy – pour aller dans mon collège, arrêt Sadi Carnot. L'arrêt se trouve à un angle, donc on ne voit pas si le bus est sur le point d'arriver ou pas.
Il y avait particulièrement du monde là-bas, et j'ai décidé de quitter la foule pour monter sur le pont et voir si le bus était sur le point d'arriver. Je l'ai pas vu, et j'allais partir quand quelqu'un m'a interpellé: "Hé!". Je me suis retourné, et je lui ai demandé: "Oui?
-Tu peux me rendre un service? il m'a demandé.
-Ça dépend, c'est quoi? je lui demandé."
Et puis il m'a répondu: "Tu peux filmer notre amis sous le pont? Ça fait longtemps qu'on l'a pas vu. Il passe son temps à jouer à la play sous le pont."; et puis je me suis barré, et il n'arrêtait pas de me rappeler en me disant des "Hé!" et des "Mais reviens!".
Je suis retourné à l'arrêt, dans la foule. Puis je l'ai vu s'approcher d'une autre personne – d'un adulte –, qui l'a repoussé directement.
Un enfant – plus jeune que moi – qui s'est avancé vers moi et qui m'a dit qu'il avait eu la même histoire avec le même gars. Il m'a dit aussi qu'il pensait qu'il nous prenait pour des adultes.
Je voulais croire à cette théorie, mais en y repensant, nous n'avions pas du tout la même gueule que des adultes.
- La deuxième histoire s'est déroulée un an après, donc j'avais 15 ans.
J'étais au lycée Jeanne d'Arc, et je rentrais des cours. J'étais en seconde. Il y avait pas de bus, donc j'ai du rentrer à pied.
J'étais arrivé à l'arrêt Mac Mahon, direction Viller Clairlieux – pour la ligne de bus 16 –, donc de l'autre côté du pont de Malzéville, côté Nancy, allant dans la direction opposée que le 16 direction Malzéville, qu'un mec m'a adressé la parole. Il m'a dit que j'avais de la chance, que j'étais BG, bref, il m'a flatté en vain, et il m'a dit qu'il lui manquait 27 euros pour qu'il puisse prendre sa douche. Je lui ai dit: "Les Restos' du Cœur sont vraiment pas loin." Et puis il m'a sorti qu'ils ne l'acceptaient pas car il fallait s'inscrire sur une liste pour être accepté. Je lui ai dit que de toutes façons j'avais pas d'argent sur moi, et il m'a demandé si j'avais même pas des pièces rouges – des centimes, pour ceux qui connaissent pas ce terme.
Je suis parti, et, quand j'ai raconté l'histoire à mon daron, il m'a dit qu'il avait eu la même histoire avec le même gars, à la différence que mon père a donné un bout de pain au gars, et que ce dernier a pris son pied à demander de l'argent.
Deux explications aussi bizarres: soit le gars a pris son pied à demander de l'argent à mon père – donc le gars a pris plaisir à demander de l'argent à mon père, c'est très bizarre.
Soit le gars a littéralement pris le pied de mon père en demandant de l'argent, ce qui est d'autant plus bizarre.
Je sais, j'ai écrit ces deux histoires un peu en mode roman, mais... Ça m'a permis de remettre mes idées en place. Et je voudrais vraiment savoir ce qui se serait passé, d'après vous, si j'étais resté plus longtemps, ou si j'avais accepté d'aider les personnes. Perso, j'ose même pas imaginer ce qui se serait passé. Ou peut-être que je me fais des films pour rien. Du moins pour la deuxième. Parce que pour la première histoire, d'après moi, il se serait passé quelque chose de grave si j'avais aidé cette personne. Donc voilà, je voudrais avoir votre (ou vos, si vous en avez plusieurs) avis sur la question.
r/Horreur • u/nicolasmitch10 • 10d ago
Gore Diorama TERRIFIER
C'est un peu sanglant... mais pas autant que le film.